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Bienvenue sur le site de Bertrand Lemennicier  Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'homme, ces droits sont : la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l'oppression (Article 2 de la déclaration des Droits de l'Homme et du citoyen du 26 août 1789)  "Quand même tu aurais à vivre trois mille ans, et trois fois dix mille ans, dis-toi bien que l'on ne peut jamais perdre une autre existence que celle qu'on vit ici-bas, et qu'on ne peut pas davantage en vivre une autre que celle qu'on perd". Marce Aurèle, Pensées, Livre II, maxime 14  "La vertu de la rationalité signifie la reconnaissance et l'acceptation de la raison comme notre seule source de connaissance, notre seul juge des valeurs et notre seul guide d'action" Ayn Rand , La vertu d'égoisme,  J'ai le pouvoir d'exister sans destin, Entre givre et rosée, entre oubli et présence. Médieuse de Paul Eluard 1939 

 
Nos élus sont-ils légitimes?


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Devant les taux d’abstention très élevés observés lors des législatives de 2017, les commentateurs, journalistes et les hommes politiques,  lors des débats télévisés, soulèvent la question de la légitimité de l’élection 2017 et celle de la représentativité des élus. Ceux qui ont été élus peuvent se prévaloir de la légalité de leur élection, mais ils ne peuvent pas s'attribuer la notion de légitimité, qui une qualité de ce qui est fondé en équité et en raison (cf. Littré) avec celle de légalité qui veut dire être conforme à la loi.


 
Le déclin des Etats Nations

Le déclin des États Nations par fragmentation, sécession et privatisation des  gouvernements

Par Bertrand Lemennicier

25 /02/2015

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Faut-il créer un État Mondial en donnant à l'ONU le droit de taxer chaque État national afin de développer une force militaire permanente d'intervention internationale, de transformer le Fonds monétaire International en banque centrale indépendante et prêteuse en dernier ressort avec une seule monnaie, le Terra ou le Phoenix, ayant cours forcé et légal sur la terre entière? Faut-il créer un État Fédéral Européen centralisé ou faut-il, au contraire, instaurer une concurrence entre les différents États membres qui retrouvent leur souveraineté (tel le Brexit) dans le cadre d'une zone de libre échange ? Faut-il supprimer les États nationaux européens et l’État français en laissant aux Basques, aux Bretons, aux Alsaciens, aux Niçois, aux Savoyards, aux Corses ou aux habitants de l’ex-république des Escartons le droit de vivre à leur guise et de gérer leurs relations inter individuelles dans le cadre d'un État de Droit, sans États nationaux, ou supra nationaux.

Les États Européens vers 1220 avant l’État Nation.
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Réformer le droit du travail


La réforme du droit du travail doit commencer par une bonne compréhension de ce qu'il est avant de se lancer dans une telle aventure. Le droit du travail n'est pas du droit mais de la législation dont le but est de préserver le pouvoir des syndicats en demandant à l’État de faire la police de l'entente du cartel des salariés à leurs places. La libre négociation de l'entrée et de la sortie du contrat de travail  comme celle du prix du travail a disparu depuis longtemps. Toute entente de travailleurs ou de chefs d'entreprises se heurte à deux obstacles pour perdurer dans le temps : 1) la compétition des travailleurs étrangers prêts offrir temps et compétence à un prix plus faible que les autochtones , 2) le non-respect des quotas de travail par les membres du cartel pour restreindre l'offre et bénéficier d'un prix du travail supérieur à celui qui aurait été observé en absence de cartel. Les moyens utilisés par les travailleurs pour imposer l'entente ont toujours été liés à l'usage de la violence ou de sa menace. Mais cet usage privé de la violence se heurte au monopole de l’État sur l'usage de la force. Ce dernier ne peut tolérer un pouvoir violent s'opposant à son monopole. Les hommes d’État sont amenés à composer avec les syndicats pour minimiser l'usage de cette violence inhérente aux ententes de travailleurs, le plus simple pour réaliser cet objectif est de mettre la police de l'entente sous la coupe du monopole de la force qui est dans les mains de l’État. Le droit du travail est l'expression de cette police de l'entente pour minimiser les conflits violents liés à propos de la négociation des contrats de travail. Détricoter  ou réforme le droit du travail veut dire deux choses:  accroître la compétition des travailleurs étrangers sans faire monter les votes des partis nationalistes et protectionnistes et inciter les travailleurs nationaux à ne pas respecter les quotas de travail imposés par le cartel sans créer des réactions violentes suite à la perte des rentes offertes par les syndicats des travailleurs à leurs membres. C'est ce tour de force que doit réaliser un pouvoir politique qui veut libérer le marché du travail de l'emprise des syndicats sur la négociation du prix du travail et sur le contrôle du temps de travail par des quotas. Il est alors prudent pour les hommes d’État de suivre les leçons de la micropolitique pour libéraliser ce marché et ne pas rééditer à grande échelle l'expérience du CPE.
Pouvoir de nuisance des syndicats  et droit du travail

 
Le pacte républicain : un piège à ....?

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A la recherche d'un grand parti du centre : le piège du pacte républicain

par Bertrand Lemennicier 24/12/2015

La tentation de créer une grande coalition entre François Hollande-Manuel Valls d’un côté et François Bayrou, Alain Juppé et Bruno Lemaire de l’autre apparaît pour certains hommes politiques ( Emmanuel Macron par exemple) comme la solution face à un front National aux portes du pouvoir. 70% des français approuverait un tel, projet selon un sondage récent. Est-ce un spam pour reprendre le langage d’internet ou une proposition honnête ou bien une ignorance manifeste des lois d’airain des démocraties représentatives contemporaines ? Les trois en même temps pourrait-on répondre.

Dans les démocraties représentatives contemporaines où plusieurs factions politiques convoitent le pouvoir suprême, la façon dont la vie politique d’une nation se développe est décrite par la distribution des votes le long d’un axe gauche-droite des préférences politiques. Or, de cette distribution, on déduit deux leçons élémentaires de science politique : le vainqueur d’une élection ne peut pas être éloigné des préférences politique de l’électeur médian et le type de scrutin adopté, majorité simple (à un ou deux tours) ou proportionnelle intégrale[1] change les stratégies à mener pour emporter les élections. Muni de cet outil d’analyse nous pouvons porter un jugement sur l’idée de former une grande coalition entre l’aile droite du parti Socialiste et l’aile gauche du parti Les Républicains

Février 2017

Nous sommes en pleine phase de déploiement du pacte républicain désiré par François Hollande avec Emmanuel Macron son Hérault. Relisez l'article  de décembre 2015. Plus d'un an après, on peut observer le déroulement de cette opération politique et peut-être assister à son succès.

Au 24 février, la péripétie concerne le ralliement de François Bayrou à Emmanuel Macron. Que vaut cette alliance ?
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Depuis les régionales de 2015, nous sommes dans une situation similaire à celle de 2002. Paradoxalement, c’est la droite qui risque cette fois d’être éliminée au premier tour puisque les intentions de votes pour la candidate de l’extrême droite la place en premier avec 27% des votes.
 Parmi les candidats non FN, celui qui sera sélectionné gagnera les élections présidentielles au second tour. C’est du moins ce qui est anticipé. Un sondage IFOP du 21 février 2017 donne les intentions de votes instantanées suivantes :

 

La lutte se passe donc entre les candidats non FN pour accéder au second tour. Les candidats doivent se rapprocher le plus possible de l’électeur médian global, sans craindre un report des voix du FN sur un candidat non adjacent (comme en 1988 et 2012 ou une fraction des électeurs FN ont voté Mitterrand ou Hollande et ont contribué à la marge à la victoire du PS). Cet électeur médian est situé à droite à la hauteur de François Bayrou de telle sorte que les deux candidats les plus proches sont Macron et Fillon. Si une alliance entre Mélenchon et Hamon était réalisable le candidat de gauche aurait une chance de doubler ses adversaires puisqu'il cumule 28,5 % des votes sur la gauche. Mais tel n’est pas le cas pour l’instant. Cependant, l’hypothèse n’est pas exclue, nous aurions pour la première fois, au second tour, les deux extrêmes face à face. 

L’alliance récente du Modem avec le mouvement en marche rebat-elle les cartes?

 Les sondages créditent Bayrou de 5,5 % à 6 % des votes. Le report des votes des électeurs du Modem est donc la clé de cette élection (à l’heure actuelle). La dernière élection de 2012 a démontré qu’une fraction des électeurs de Bayrou s’était reporté sur Hollande et le reste sur Sarkozy. Nous avons vu plus haut que 29% des électeurs de Bayrou avait voté Hollande. Macron peut escompter une augmentation de 1,74% de ses votes grâce à cet apport, l’autre fraction 71% ayant voté Sarkozy se reporte sur Fillon. Si les reports observés en 2012 se répètent en 2017, 4,26% des votes iront vers Fillon. L’opération serait perdante pour Macron. Mais en 2012, il ne s’agissait pas d’une alliance, François Bayrou avait apporté son concours à Hollande sans contrepartie. Aujourd’hui, c’est différent, il s’agit d’une alliance, qui dit alliance dit négociation et donc récompenses en termes de postes ministériels et désistements réciproques pour les législatives entre les candidats de ces deux partis. Il faut attendre les reports des intentions de vote du Modem sur Macron dans le cadre de cette alliance entre partis. Macron récupère une fraction des votes de l’écologiste François de Rugy. Admettons que son score à la primaire de la gauche, 3,88%, nous donne une indication du maximum de votes que Macron peut récupérer sur sa gauche. Il escompte aussi les votes du centriste Bayrou sur sa droite. Soit au total 5,62% (1,74%+3,88% ) de votes supplémentaires. Ce qui le porterait à 24,62% de votes. Ces mini apports de votes peuvent à la marge lui permettre de franchir le premier tour en absence d’alliance entre Hamon et Mélenchon. 
Fillon est dans une position délicate. Il ne peut pas prendre des votes sur sa droite (exception faite celle de Dupont-Aignan (2%)) et sur sa gauche il ne peut compter que sur celle des défections des électeurs du Modem 4,26% soit un maximum de 6,2% qui pourrait s’ajouter au 20% actuel soit un score attendu de 26,2%. L'alliance ne modifiera pas fondamentalement les enjeux.  Fillon a toujours des chances d’être opposée à Marine Le Pen.

Le centre de Bayrou et la gauche dite « libérale » de Macron n’ont de libéral que les mots. Le libéralisme n'est guère compatible avec la social démocratie européenne qui l'axe de ces centristes. Ils partagent avec tous les autres candidats un étatisme congénital et un appétit de pouvoir qui, dans le régime politique et le système électoral hérité de la Vème république, font d’eux des hommes politiques profondément nuisibles. 

Ce fractionnement en 5 camps antinomiques, d’égale force électorale, concrétise une absence de consensus dans la population française et une instabilité politique majeure à venir. En effet, chaque camp est une minorité avoisinant 20% d’électeurs. Aucune de ces factions politiques ne peut appliquer un programme politique sans mécontenter voire révolter 80 % des autres électeurs.   
Tout le monde a conscience de ce fait, or comble de l'ironie, le seul candidat à proposer une constituante avec tirage au sort des participants pour changer de régime politique en élaborant une nouvelle constitution pour une nouvelle République éliminant tous les défauts des IIIème, IVème et Vème Républiques est le parti de la France insoumise dont le leader est un adepte d’Hugo Chavez et Fidel Castro. 

C’est cette déstructuration continue du cerveau de nos contemporains qui fait vraiment le sel de la vie et qui vous donne envie de vivre plus longtemps pour assister au spectacle de la débâcle de ce pays qui viendra avec une hausse des taux d’intérêt de quelques points quel que soit le parti politique au pouvoir. Les français ne pourront pas dire qu'ils n'ont pas été prévenus.


[1] Et non pas un scrutin majoritaire à deux tours, déguisé en proportionnelle, avec une prime en termes de sièges au vainqueur comme aux élections municipales ou régionales..



       
       
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