Accueil
Vidéo conférences
 
Autres universes
Curriculum Vitae
 
Voir Panier
Connection client :
   
 
Nouveau compte ?
 
Evènements à la une
Droit, législation et morale
l'irresponsabilité institutionnelle des juges
Faut-il encourager la corruption des hommes politiques?
Le pouvoir de nuisance des syndicats
le mariage "gay"
 
Recherche
 
Nous contacter
Liens
Plan du site
 
 
  
 
Powered by
BWM Mediasoft
Bienvenue sur le site de Bertrand Lemennicier  Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'homme, ces droits sont : la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l'oppression (Article 2 de la déclaration des Droits de l'Homme et du citoyen du 26 août 1789)  "Quand même tu aurais à vivre trois mille ans, et trois fois dix mille ans, dis-toi bien que l'on ne peut jamais perdre une autre existence que celle qu'on vit ici-bas, et qu'on ne peut pas davantage en vivre une autre que celle qu'on perd". Marce Aurèle, Pensées, Livre II, maxime 14  "La vertu de la rationalité signifie la reconnaissance et l'acceptation de la raison comme notre seule source de connaissance, notre seul juge des valeurs et notre seul guide d'action" Ayn Rand , La vertu d'égoisme,  J'ai le pouvoir d'exister sans destin, Entre givre et rosée, entre oubli et présence. Médieuse de Paul Eluard 1939 
 
Du consentement à l'Etat
par Bertrand lemennicier


Les citoyens au nom desquels les gouvernants s'expriment n'ont aucune légitimité pour nous imposer leurs préférences ou leurs intérêts particuliers. En effet le vote lors d'une élection ne peut valoir pour un consentement à l'Etat ou à son régime politique: la démocratie car les citoyens ne se font pas connaître individuellement et n'assument pas personnellement la responsabilité de leurs actes. Au contraire, ils désignent en secret certains d'entre eux pour user de la contrainte publique en leur nom, tandis qu'eux-mêmes restent cachés comme le rappelle Lysander Spooner dans son ouvrage :
"No Treason-The Constitution of No Authority" publié en 1870 à Boston.


Budapest 1956, photo Paris Match

On ne peut consentir à un contrat avec de parfaits inconnus, pas plus qu'on ne peut donner le nom de contrat social à l'obéissance des citoyens à un groupe d'hommes armés appelé gouvernement. Cette notion de contrat social est une pure abstraction. Or, il est impossible de passer un contrat avec une abstraction, un incorporel ou un non-existant.

Il est également difficile de parler de consentement "tacite", sous le fallacieux prétexte que vous n'exercez pas votre droit d'émigrer. Si une femme reproche à son mari ses relations adultères, celui-ci peut toujours lui dire de quitter le foyer ou d'épouser un autre homme. En restant malgré tout au foyer, elle ne consent nullement au comportement déloyal de son époux mais constate simplement qu'il est plus coûteux de divorcer que de partager son époux avec une autre femme.

L'idée que le contrat social qui lie les individus est une forme de contrat non écrit, confond la notion de règle de conduite avec celle de consentement. Lorsque vous roulez à droite au lieu de rouler à gauche, vous ne "consentez" pas à la règle, vous l'adoptez parce que le risque d'avoir un accident grave en roulant à gauche est trop élevé. Tout le monde roule à droite et cette règle se fait respecter d'elle-même.

Il existe en fait trois formes de consentement:

1) les promesses
2)les contrats écrits
3)les contrats non écrits ou tacites


Un immigré, qu'il soit politique ou non, et qui demande la nationalité française promet de respecter les règles en vigueur dans le pays d'accueil : il y consent explicitement. On peut alors parler de consentement par contrat écrit ou par promesse. Mais si vous êtes né sur le territoire français, de parents français, vous obtenez automatiquement la nationalité française. En aucun cas on ne peut parler de consentement.

Prenons l'exemple suivant : lors du conseil d'administration d'une entreprise, le Président fixe la date de la prochaine réunion et demande s'il y a des objections. Aucun des membres du conseil d'administration ne proteste. Le fait de garder le silence a ici valeur de consentement tacite. Qui dit consentement tacite dit possibilité d'objecter !

Plusieurs conditions sont nécessaires à cela:
-les individus doivent avoir connaissance du droit qui leur est donné;
-la limite temporelle avant laquelle ils doivent objecter doit être parfaitement claire;
- les moyens qui leur permettent de le faire doivent pouvoir être facilement employés;
- les conséquences d'un refus éventuel ne doivent pas être dommageables.

Dans la mesure où il s'agit d'un contrat, qu'il soit, ou non, tacite, seuls ceux qui y consentent sont concernés.

Le droit de divorcer d'avec l'Etat, le droit d'ignorer l'État et de faire sécession font alors partie des règles fondamentales qui le régissent, faute de quoi il ne s'agit pas d'un contrat mais d'assujettissement ou d'esclavage.

Maintenant que nous avons une idée plus précise de ce que peut être un contrat social fondé sur le consentement, il est possible de rejeter aisément cette théorie.

Les individus nés en France ne peuvent, en effet, ni ignorer, ni divorcer, ni objecter au contrat social: ils ne sont donc pas tenus de respecter une quelconque obligation politique. Tel est l'argument du politologue J. Simmons.

Le paradoxe qui en résulte est que seuls les immigrés qui ont obtenu la nationalité française peuvent être considérés comme véritablement français et contraints à des obligations politiques!

Nous avons aussi un guide pour savoir ce qu'il faut faire. Si l'on désire fonder un contrat social sur le consentement, il faut créer un statut de métèque.

C'est-à-dire un statut pour tout être humain qui désire vivre sur un territoire donné en ignorant l'Etat et l'ensemble des services qu'il prétend offrir. Cela signifie aussi que sur un même territoire les "métèques" puissent assurer leur propre protection sans avoir recours à l'Etat et donc sans payer d'impôts.Si l'Etat ne fait pas payer les rues ou les routes aux métèques c'est son problème. Charge à lui de le faire.Sinon les métèques pourront alors créer des routes pour eux si l'Etat refuse qu'ils circulent sur ses propres routes. Exactement comme l' Etat devra accepter que les métèques aient leur propre défense.

Tout citoyen et a fortiori tout homme politique qui refuse que l'on puisse objecter à l'Etat révèle qu'il est, au fond de lui même, un esclavagiste et simultanément il révèle que l'usage qu'il veut faire du monopole de la violence politique n'est pas honnête. Il ne se différencie pas fondamentalement d'un brigand et les hommes politiques dans leur ensemble une bande de brigands organisés.

  Le mystère de l'obéissance civile
par Bertrand de Jouvenel , chapitre premier de "Du pouvoir" 1942

Du devoir de désobéissance civile 1849
par David Thoreau

Esquisse d'une théorie de la désobeissance civile
Par J.Rawls


Du Droit de résistance et de désobéissance civile
par Alain Laurent

Pour une définition cohérente du principe de consentement
par François Guillaumat

La résistance aux recensements
par Bertrand lemennicier

La théorie contractuelle des gouvernements locaux
par Bertrand lemennicier
 top
Vidéo conférences - Autres universes - Curriculum Vitae
Nous contacter - Liens - Plan du site - Conditions Générales de Vente

Copyright © 1996-2008 Bertrand Lemennicier. Tous droits r�serv�s.