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Gary Becker biographie
 
Prix Nobel d’Economie1992

BECKER Gary, né en 1930


Article tiré du Dictionnaire des Sciences Economiques
Editions PUF, 2001

La thèse de doctorat de Becker montre que la discrimination (notamment raciale) coûte cher à celui qui la pratique, car il doit rémunérer davantage celui en faveur de qui il discrimine (1957). Loin d'avoir une vision mercantile, il introduit dans l'analyse économique une approche des comportements humains (1975), avec l'ambition de faire de la science économique une discipline de l'ensemble des comportements humains et des décisions qui lui sont associées.  Ce qui définit l'économie n'est pas le caractère marchand du problème à traiter, mais sa nature : toute question qui pose un problème d'allocation des ressources et de choix dans le cadre d'une situation de rareté caractérisée par l'affrontement de finalités concurrentes relève de l'économie et peut être traitée par l'analyse économique Ÿ (1957).

Sur la base de ce programme de recherche, Becker reformule la théorie du consommateur. II assimile ce dernier à un producteur. Pour acquérir l'ensemble de ses capacités productrices, un individu rationnel investit en  capital humain Ÿ grâce à l'éducation qu'il accumule lorsqu'il se forme (1957). Ainsi, l'activité de consommation engendre une production de plaisirs proportionnelle au niveau de capital humain acquis, activité qui prend du temps et demande des efforts qui dépassent de beaucoup le montant de l'achat (1965). La théorie du capital humain est au cœur de la pensée de Becker. Elle permet d'aborder sous un même angle les consommations usuelles (nourriture, vêtements, loisirs, etc.) mais aussi les valeurs personnelles qui déterminent les comportements humains (amour, hostilité, altruisme). L'individu est comparable à une entreprise qui utilise des ressources rares (travail salarié et domestique, connaissances) et investit dans ce but pour produire des biens et des services sur la base d'un calcul économique prenant en compte les prix relatifs, le coût du temps et le gain du résultat de la production. Dans ce cadre, Becker analyse les décisions économiques : offre de travail (1965), mariage (1974), natalité (R. Barro & G. Becker, 1988), formation (1975), activité criminelle (1968) et drogues (G. Becker & K. Murphy, 1988). Dans son Traité sur la famille (1981), il montre qu'il y a convergence des gains entre l'homme et la femme au sein du couple. La spécialisation des tâches dans le ménage se réduit. L'enfant peut être considéré comme un bien d'investissement dans les familles traditionnelles cependant qu'il est comparable à un bien de consommation dans les familles modernes. Le coût des enfants en milieu urbain augmente, ce qui explique que leur nombre diminue.

La théorie du consommateur de Becker s'inscrit aussi dans la lignée des travaux de Lancaster (1966). En effet, non seulement le consommateur décide des quantités qu'il souhaite consommer, mais il accorde aussi une utilité aux caractéristiques des biens qu'il convoite (1966). Cette approche explique d'une part l'indifférence du consommateur face à des substitutions possibles de biens différents qui lui permettent de conserver son niveau de consommation, d'autre part l'innovation technique qui offre des caractéristiques nouvelles ou supplémentaires à un ensemble de biens substituables. Avec Stigler (Nobel 1982), Becker est l'auteur d'un article essentiel sur la nature stable des préférences. Ils affirment que la formation des préférences tient aux changements de prix relatifs et aux coûts d'opportunité et, par conséquent, à préférences stables, il est possible d'observer un changement de comportement, qu'il ne faut pas confondre avec un changement de préférences (1977). En 1992, il reçoit le prix de sciences économiques en mémoire d'Alfred Nobel  pour ses travaux de pionnier dans le développement de la théorie du capital humain Ÿ.

- The Economic Approach to Human Behavior, Chicago, Univ. of Chicago, 1957.
- The Economic of Discrimination, ibid., 1957. -  A theory of the allocation of timeŸ , Economic journal, 1965, vol. 75, p. 493-508.
--  A new approach of consumer theory Ÿ, Journal of Political Economy, avril 1966.
-  Crime and punishment : an economic approach Ÿ, Journal of Political Economy, 1968, vol. 76, p. 196-217. -Human Capital, New York, Columbia Univ. Press, 2e éd., 1975.
- A Treatise on the Family, Massachusetts, Harvard Univ. Press, 1981.
- In SCHULTZ T. W., A Theory of Marriage (in Economic of the Family), Chicago, Univ. of Chicago Press, mars 1974, p. 293-344.
- BARRO R. & BECKER G., “Fertility choice in a model of economic growth”, Econometrica, 1988, vol. 57, p. 481-501.
-- BECKER G. & GHEZ G., The Allocation of Time and Goods over the Life-Cycle, New York, Columbia Univ. Press, 1975.
- BECKER G. & MURPHY K., “A theory of rational addiction”, Journal of Politi-cal Economy, 1988, vol. 96, p. 675-700.
- BECKER G. & STIGLER G., “De gustibus non est disputandum”, American Economic Review, mars 1977, vol. 67, n° 2, p. 76-90.
 
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