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Bienvenue sur le site de Bertrand Lemennicier  Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'homme, ces droits sont : la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l'oppression (Article 2 de la déclaration des Droits de l'Homme et du citoyen du 26 août 1789)  "Quand même tu aurais à vivre trois mille ans, et trois fois dix mille ans, dis-toi bien que l'on ne peut jamais perdre une autre existence que celle qu'on vit ici-bas, et qu'on ne peut pas davantage en vivre une autre que celle qu'on perd". Marce Aurèle, Pensées, Livre II, maxime 14  "La vertu de la rationalité signifie la reconnaissance et l'acceptation de la raison comme notre seule source de connaissance, notre seul juge des valeurs et notre seul guide d'action" Ayn Rand , La vertu d'égoisme,  J'ai le pouvoir d'exister sans destin, Entre givre et rosée, entre oubli et présence. Médieuse de Paul Eluard 1939 
l'aide étrangère au tiers monde
 


L'aide étrangère au Tiers Monde récompense à l'appauvrissement ?

par P.T. BAUER, B.S. YAMEY

1. Le soulagement de la misère et des privations dont souffrent les populations des pays pauvres a été le
le but proclamé de l'aide étrangère - donc des transferts financiers officiels des pays riches vers les pays pauvres en tant que processus distinct de l'assistance militaire, des investissements commerciaux et de l'activité des organisations humanitaires - depuis qu'en janvier 1949, plus d'une génération (et plus de mille milliards de dollars dépensés en pure perte) avant nous, le Président Harry Truman a lancé son programme en 4 points. Cet objectif est resté le but de la quasi-totalité des défenseurs sincères et généreux de celle-ci. Cependant l'aide étrangère va aux gouvernements, pas aux pauvres eux-mêmes. Soutenir des dirigeants sur la base de la pauvreté de leurs sujets constitue une façon d'apporter une récompense effective aux politiques qui produisent l'appauvrissement. Et c'est un point sur lequel nous n'avons sans aucun doute pas insisté suffisamment dans nos écrits précédents sur ce thème.

Dans la mesure où nous avons d'ores et déjà examiné de façon détaillée les nombreux arguments qui ont été avancés au fil du temps à l'appui de l'aide étrangère - soulignement de la nécessité de restituer un peu de ce qui a été prélevé par le pillage occidental, insistance sur le fait qu'une telle aide serait une manière de promouvoir les exportations et l'emploi dans les pays occidentaux, sur le fait qu'elle servirait la stratégie politique occidentale ou sur la nécessité d'éviter une crise financière, nous les laisserons de côté ici. Nous nous limiterons donc aux armatures essentielles qui sous-tendent une politique dont la nature incohérente et vide s'est trouvée brutalement mise au jour au cours de divers événements récents en Afrique noire.

2. Les partisans de l'aide étrangère ont globalement envisagé deux méthodes susceptibles de permettre d'atteindre les finalités recherchées. L'une, que l'on peut appeler la méthode directe, consiste à chercher à soulager la pauvreté en pratiquant des transferts financiers à l'attention des gouvernements des pays les plus pauvres : dans l'espoir que l'argent donné servira à améliorer le sort des plus démunis au sein de ces pays. L'autre, que l'on peut appeler méthode indirecte, consiste à pratiquer le même type de transferts financiers, mais dans l'espoir, cette fois, que l'argent servira à enclencher un processus de développement qui permettra de réduire ou d'éliminer la pauvreté d'une manière durable. Pendant les premières années où "l'aide" a fonctionné, l'accent se trouvait mis surtout sur la "méthode indirecte" ; au cours de la dernière décennie, c'est la "méthode directe" qui a tendu à prévaloir.

Ces deux méthodes sont souvent confondues dans les discours tenus sur le sujet. Elles diffèrent cependant profondément, tant sur le plan des critères d'allocation retenus que sur celui des résultats escomptés. Et l'on peut dire que les démarcations entre elles sont aussi fortes que celles existant dans les pays développés entre les bourses ou les prêts bonifiés accordés à des jeunes gens pour leur éducation ou pour la fondation d'une entreprise et l'assistance offerte aux nécessiteux ou aux handicapés.

Nous traiterons ici d'abord de la "méthode directe".

3. L'argent envoyé par le biais de la méthode directe n'est pas donné à ces êtres qui font effectivement pitié, dont nous voyons les photographies sur les affiches lors des campagnes publicitaires menées par les défenseurs de l'aide. Il va à leurs gouvernants. Or le plus souvent, ce sont ces mêmes gouvernants qui sont responsables des situations de naufrage vers lesquelles ceux qui ont conçu les affiches essaient d'attirer notre attention. L'aide étrangère est ce qui leur permet de poursuivre des politiques destructrices pour leur pays et leur population en général. La liste non exhaustive, mais déjà déprimante telle quelle, des politiques en question comprend : la persécution et l'expulsion des minorités les plus productives ; la destruction des réseaux commerciaux permettant la distribution des produits fermiers et des biens de consommation ; la constitution de monopoles d'Etat pour l'importation et l'exportation ; la baisse organisée du revenu des agriculteurs ; la collectivisation forcée et les déportations de population à grande échelle ; la confiscation globale de la propriété ; les restrictions à l'implantation d'entreprises et de travailleurs étrangers hautement qualifiés et les barrières à l'encontre des investissements étrangers.

En de nombreux points d'Asie et d'Afrique, la plupart des gouvernants récipiendaires de l'aide étrangère administrent leur pays en recourant à quelques-unes ou à la totalité de ces politiques. Si prises isolément, certaines de celles-ci suffisent à faire des dégâts et à détériorer plus ou moins profondément le fonctionnement de l'économie, leur combinaison, surtout si elle s'ajoute à l'effet de calamités naturelles, peut déboucher sur des cataclysmes à grande échelle, tels ceux survenus ces dernières années en Ethiopie, au Soudan, au Sahel ou en Ouganda, pour ne citer que ces seuls exemples. Corollairement et comme par un effet de conséquence, ces mêmes gouvernants n'assument pas leurs responsabilités les plus élémentaires et laissent à l'abandon des secteurs entiers tels que la sécurité et la santé publique, ou le maintien en état des réseaux de communication et de transport.

L'aide directe remédie aux pénuries de façon immédiate. Elle contribue ainsi à cacher aux populations, ne serait-ce que temporairement, ce que sont les pires effets des politiques menées à leur encontre. Elle contribue aussi à suggérer que ces politiques ont reçu un soutien international, ce qui confère un surcroît de respectabilité aux gouvernants concernés. Elle est donc l'un des instruments permettant à ces gouvernants de durer et de poursuivre, sans rien y changer, les politiques mêmes qui ont conduit aux désastres. Les famines survenues en Ethiopie sous Mengistu constituent un exemple aussi récent que frappant de la façon dont l'engrenage fonctionne, mais cet exemple a, hélas, de nombreux antécédents.

L'attitude consistant à apporter une aide aux gouvernants sur la base de la pauvreté de ceux qu'ils gouvernent ne permet pas seulement à ces gouvernants de continuer dans la même voie, elle les incite à le faire, et les récompense lorsqu'ils le font. Ainsi, l'on sait que le revenu par tête baisse lorsqu'un gouvernant restreint, expulse, ou persécute ceux qui dans son pays sont les plus productifs - souvent d'ailleurs des membres de minorités ethniques Asiatiques et européens en Afrique noire, Chinois en Asie du Sud-Est - lorsqu'au nom de l'Islam, il limite l'accès à l'emploi des femmes, ou lorsqu'il détruit les réseaux de l'économie de marché. Mais rien, bien au contraire, ne retiendra un gouvernant de le faire dès lors qu'il sait que si les revenus de son pays baissent, il y gagne le droit de réclamer un surcroît d'aide.

L'idée selon laquelle l'aide étrangère directe peut contribuer à remédier à la situation des plus pauvres ne peut, qui plus est, trouver de véritable application dans la plus grande partie de l'Asie et de l'Afrique où il n'existe pas de dispositifs gouvernementaux susceptibles de permettre de distribuer cette aide. L'aide aux pauvres en effet et d'une manière générale ne s'accorde pas avec les moeurs locales ou avec les conceptions politiques des gouvernements en place. Il en est tout spécialement ainsi là où existent des différences ethniques, tribales, ou culturelles. Un gouvernement soudanais tenu par les Arabes est-il susceptible de secourir les Noirs misérables vivant dans le sud du pays, à des centaines de kilomètres de la capitale, et avec lesquels il est en conflit armé ? Peut-on attendre des dirigeants éthiopiens qu'ils aident les gens du Tigré alors que se déroule une guerre civile et que la détresse même de ces gens se trouve causée fondamentalement par l'action menée par l'armée dans une région déja profondément déshéritée ? Un gouvernement à dominante Hausu au Nigeria est-il à même d'assister les plus pauvres Nigerians qui sont souvent fies Ibo et des Tiv? Les dirigeants cinghalais du Sri Lanka sont-ils désireux d'aider les pauvres Tamouls ? L'on pourrait multiplier les questions de ce genre à l'infini.

Ce que sont les réelles priorités pour les dirigeants du Tiers Monde se trouve révélé par les dépenses somptuaires qu'ils engagent pour des projets de prestige. L'exemple qui vient immédiatement à l'esprit sur ce plan est celui de ces capitales bâties à partir de rien, à coups de milliards de dollars, et souvent inachevées de nombreuses années après que leur construction ait commencé (cf. Abuja au Nigeria ou Dodoma en Tanzanie). Mais l'on pourrait citer aussi les très coûteuses réunions internationales de cette Organisation pour l'Unité Africaine dont le nom, vu les dissensions régnant, ne peut paraître que grotesque. Ou encore les achats d'armement effectués par tant de gouvernements du Tiers Monde (ces achats représentent un cinquième des dépenses effectuées annuellement dans le monde pour le secteur militaire), et qui leur permettent d'acquérir un matériel qui sera utilisé contre d'autres pays du Tiers Monde ou contre leurs propres sujets.

Si l'aide officielle ne représente qu'une petite proportion du budget annuel des pays occidentaux, elle n'en constitue pas moins une somme substantielle si l'on la rapporte aux revenus des pays récipiendaires du Tiers Monde, et est même dans de nombreux cas supérieure à ces revenus. L'aide, dès lors, augmente fortement les ressources et la puissance des gouvernements en place dans ces pays. Elle y renforce la politisation de la vie. Elle y accroît les enjeux des luttes pour le pouvoir, et y provoque et exacerbe les tensions, tout particulièrement dans les sociétés multiraciales et multiculturelles.

Ces luttes et ces tensions débouchent souvent sur des conflits armés, même dans les pays où les communautés qui en viennent à s'opposer coexistaient pacifiquement et fraternellement depuis des générations. Ainsi dans des pays comme les Philippines, la Malaisie, la Birmanie, le Sri Lanka, le Tchad, l'Ouganda et le Nigeria, c'est clairement la politisation de la vie telle que renforcée par l'aide qui a déchaîné les forces à l'oeuvre derrière les guerres civiles endémiques qui règnent désormais. Entre autres effets pervers, ces guerres détournent des moyens qui pourraient servir la croissance économique et les dirigent vers le politique ; ce sont qui plus est les plus pauvres, tout spécialement les gens des campagnes, qui subissent les pires répercussions.

Le drame constitué par les famines en Éthiopie voici quelques mois a retenu l'attention de millions d'Occidentaux et a suscité leur compassion. Mais la plupart de ces Occidentaux n'ont jamais su et ne savent toujours pas que le gouvernement marxiste-léniniste éthiopien a reçu de diverses sources - mais surtout de Grande-Bretagne et des Etats-Unis, et ce pendant plusieurs années, une aide financière importante. Cette aide a représenté un total de 1 milliard de dollars pour la période 1978-1982. Tout au long de cette période, le gouvernement éthiopien a mené la plupart des politiques dont nous avons dressé la liste plus haut, entre autres la persécution des minorités les plus productives, la collectivisation forcée et la confiscation de la propriété. L'aide occidentale n'en a pas moins continué.

Quel a été l'usage de tout cet argent ? A l'évidence, seule une infime partie est allée aux plus pauvres. La quasi-totalité a permis à l'armée de mener plusieurs guerres civiles et a servi au financement de la susdite O.U.A., dont le siège est à Addis-Abeba.

Tel est le bilan, accablant, de la méthode directe.

4. L'aide étrangère peut-elle rencontrer plus de succès si elle recourt à la méthode indirecte : l'aide au développement par l'offre de fonds destinés à l'investissement ? La réponse est non. L'aide étrangère ne peut contribuer de façon substantielle au développement du Tiers Monde, et est plutôt à même de le retarder.

Pour commencer, la quantité d'argent à investir n'est pas décisive pour le développement économique. Si elle l'était, des millions de gens misérables tels que les immigrants arrivés au siècle dernier en Amérique du Nord ou ceux passés en ce siècle d'un pays à l'autre en Asie du Sud-Est, n'auraient pu voir leur condition s'améliorer en quelques années ou quelques décennies. Par ailleurs, les gouvernements et les entrepreneurs à même d'utiliser des capitaux de façon productive et profitable peuvent emprunter auprès des banques, dans leur propre pays ou à l'étranger, même s'ils sont pauvres.

Dans tous les pays, y compris les plus misérables, les établissements financiers occidentaux n'ont cessé par le passé d'accorder des financements à quiconque semblait digne de confiance. Et nombre de gouvernements de pays pauvres ont au fil du temps contracté des emprunts auprès de ces établissements pour se doter d'infrastructures ou d'équipements réellement utiles. La meilleure contribution que l'aide étrangère dès lors, pourrait apporter au développement serait, éventuellement, la réduction du coût des emprunts de fonds à investir. Le raisonnement ici tenu peut aussi s'appliquer à l'assistance technique : celle-ci peut en effet elle aussi être payée par les gouvernements, comme cela a été le cas par le passé et comme le montre entre autres l'exemple du Japon de l'ère Meiji.

Le bénéfice éventuel que pourrait constituer la réduction du coût des emprunts, cela dit, va de pair avec des conséquences négatives affectant les données personnelles, culturelles et politiques, les plus essentielles du développement. Outre certaines des conséquences que nous avons déjà mentionnées plus haut lorsque nous traitions de l'aide directe (tout particulièrement la politisation de la vie et ses conséquences désastreuses pour l'activité économique), l'aide officielle semble encourager le recours à des politiques financières imprudentes et jouer un rôle désincitatif par rapport a la constitution de réserves financières. Souvent, un déficit de la balance des paiements se révèle être accueilli positivement par un gouvernement récipiendaire, car ce déficit peut lui servir d'argument effectif pour réclamer un surcroît d'aide étrangère et pour imposer des contrôles à l'intérieur du pays - l'un et les autres servant de facto les intérêts des gouvernants qui le composent.

Ces données bien sûr réfutent ce vieux refrain des partisans de l'aide, et qui consiste à dire que celle-ci offre aux populations l'opportunité de s'aider elles-mêmes.

L'on ne saurait, ajoutons-le, mettre en doute la réalité de ces conséquences en disant que l'économie de quelques-uns des pays récipiendaires a connu une effective croissance ou que certains projets spécifiques financés grâce à l'aide étrangère ont réussi. La contribution maximale de l'aide étrangère à ces succès ne peut dans tous les cas de figure et en termes de stricte rationalité économique avoir excédé le coût qu'aurait eu un emprunt effectué auprès de banques privées. En pratique qui plus est, plus une politique gouvernementale est prometteuse - ou plus un projet est attrayant, plus il est facile pour le gouvernement ou pour l'entreprise concernée d'obtenir un financement extérieur. Il n'est tout simplement pas vrai que sans aide étrangère les gouvernements des pays pauvres ne pourraient pas emprunter ou que des projets profitables ne pourraient être financés. Les preuves innombrables venant à l'appui se trouvent fournies par l'existence des plantations, des mines, des manufactures, des firmes de négoce et des entreprises de transport de toutes sortes fondées en les endroits les plus divers d'Asie, d'Afrique et d'Amérique du Sud, longtemps avant que quiconque ait inventé l'aide étrangère.

5. En somme, l'aide étrangère dans les meilleurs des cas est d'une efficacité nulle ou quasi-nulle pour soulager la misère dans le Tiers Monde, ou pour faciliter le développement des pays pauvres. Mais cette inefficacité n'implique pas que l'aide étrangère est sans importance.

L'aide étrangère joue en fait un rôle crucial sur plusieurs plans. Comme ces plans sont très différents de ceux auxquels les défenseurs de l'aide font en général allusion dans leurs publications nous en donnons la liste ici.

D'abord c'est l'aide officielle qui a créé le Tiers Monde en tant que collectivité se considérant dans une situation de conflit avec l'Occident. L'aide étrangère est l'élément moteur du conflit Nord-Sud. Plus encore : dans la mesure ou l'aide occidentale est accordée souvent, à la différence de l'aide soviétique qui ne va qu'à des "pays amis", à des pays dont les gouvernements tiennent un discours antioccidental prononcé, elle permet d'affirmer que l'Occident, tout spécialement les Etats-Unis soutient ses ennemis.

Ensuite, en renforçant la politisation de la vie dans les pays où elle est distribuée, l'aide porte atteinte au bien-être des populations du Tiers Monde de toutes les façons décrites plus haut. Ce faisant, elle dessert aussi les intérêts politiques occidentaux.

Troisièmement, les avocats de l'aide ont usé de leur position pour diffuser de par le monde une pléthore d'écrits hostiles à l'Occident et à son système économique.

Quatrièmement, des courants puissants parmi ces avocats envisagent très clairement l'aide comme un premier pas vers une redistribution mondiale des revenus entre pays, au détriment, bien sûr, de l'Occident.

6. Il ne découle pas de ce que nous venons d'énoncer que l'Occident ne peut rien faire pour améliorer la situation de ceux qui vivent dans les pays pauvres. Par eux-mêmes, les pays occidentaux constituent de vastes marchés et de larges sources d'offre d'ores et déja disponibles pour qui sait en profiter. L'abolition des barrières commerciales subsistant pourrait contribuer à renforcer les effets bénéfiques du commerce international. La condition économique et sociale des plus miséreux dans le Tiers Monde peut par ailleurs se trouver améliorée par les actions des organisations caritatives apolitiques existant qui pourraient avoir une efficacité plus grande encore si elles bénéficiaient d'encouragements et de soutiens plus nets de la part des autorités occidentales.

Il nous faut, pour conclure, reconnaître qu'une démonstration de ce que l'aide étrangère est dans l'impossibilité d'atteindre les buts qui lui sont fixés, aussi valide soit-elle, ne peut rien changer au fonctionnement de la distribution même de l'aide, ou réduire le volume de celle-ci. Des intérêts commerciaux, politiques, institutionnels et émotionnels trop puissants sont en jeu derrière elle, et ces intérêts sont imperméables aux analyses et aux arguments, quel que soit leur sérieux. L'on peut donc penser que les dégâts continueront
 
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