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Bienvenue sur le site de Bertrand Lemennicier  Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'homme, ces droits sont : la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l'oppression (Article 2 de la déclaration des Droits de l'Homme et du citoyen du 26 août 1789)  "Quand même tu aurais à vivre trois mille ans, et trois fois dix mille ans, dis-toi bien que l'on ne peut jamais perdre une autre existence que celle qu'on vit ici-bas, et qu'on ne peut pas davantage en vivre une autre que celle qu'on perd". Marce Aurèle, Pensées, Livre II, maxime 14  "La vertu de la rationalité signifie la reconnaissance et l'acceptation de la raison comme notre seule source de connaissance, notre seul juge des valeurs et notre seul guide d'action" Ayn Rand , La vertu d'égoisme,  J'ai le pouvoir d'exister sans destin, Entre givre et rosée, entre oubli et présence. Médieuse de Paul Eluard 1939 
définition du principe de consentement
 

Pour une définition cohérente du principe du consentement

Par François Guillaumat

Définition cohérente de l'unanimité
En effet, la notion d'unanimité n'aurait pas traversé les siècles si elle était aussi contradictoire que dans l'acception implicite qu'en donnent les démocrates-sociaux à la Sen. Bien au contraire, contre cet idéalisme, contre les pseudo-normes dépourvues de prise sur l'action humaine réelle (dont l'"équilibre général" est un autre exemple), un concept valide d'unanimité demeure, que l'on peut restaurer quand on n'a pas perdu de vue la dépendance, la hiérarchie des classifications qui constituent la science des définitions. La notion d'"unanimité" dépend de celle de "consentement", on reconnaîtra au moins cela ; cependant, ce consentement lui-même implique, pour avoir un effet, un pouvoir d'empêcher qui équivaut à un Droit de propriété légitime : c'est parce qu'elle implique simultanément la propriété individuelle sur soi-même et la propriété esclavagiste de tous sur tous que l'"unanimité" des démocrates-sociaux est contradictoire. Le "consentement" n'a aucun sens s'il ne porte pas sur une propriété légitime, de sorte que, pour reprendre les expressions de Ayn Rand, si les démocrates-sociaux à la Sen ont fait de leur "unanimité" un anti-concept, une notion qui égare définitivement la pensée au lieu de contribuer à la mettre en ordre pour tout ce qui en dépend, c'est parce qu'ils ont volé le concept de propriété légitime dont elle dépend (et qu'ils veulent attaquer) : parce qu'ils ont omis la nécessité logique d'établir au préalable à quel titre les participants ont le droit de donner ou de refuser leur consentement. Une fois exposé le mode de falsification, rien n'est plus facile que d'y remédier : il suffit que la propriété légitime soit définie (là encore, de manière non contradictoire), et que cette propriété-là ne soit jamais violée pour que règne l'unanimité, au seul sens que ce mot puisse avoir.

Les contradictions du "consentement" à l'impôt fondent le soupçon de vouloir détruire le concept
Que la falsification d'Amartya Sen n'est pas fortuite mais systématique, parce que les démocrates-sociaux ne songent qu'à détruire le concept de consentement (parce qu'il fonde un Droit objectivement définissable qui s'oppose à leur arbitraire), c'est ce que nous pouvons montrer en établissant que l'une de leurs croyances centrales, comme quoi le "droit de vote" établirait le "consentement à l'impôt", implique lui aussi de l'exterminer. Concrètement, Tartempion, candidat à l'élection ou organisateur de référendum, prétend me demander en tant qu'électeur, la "permission" de prendre mon argent, ainsi que celui de Machin, de Truc, de Chose, etc. à des fins qu'il dit louables. Or, cette idée de "permission" est une farce, puisqu'elle présuppose qu'on aurait consenti quand on n'a pas consenti, et en outre qu'on pourrait consentir quand on ne peut pas consentir.

En ce qui concerne la réalité du prétendu "consentement", j'ai plus de chances de gagner au Loto de la Française des Jeux que de déterminer réellement l'action de Tartempion. Dans un "intervalle de confiance" bien plus large que les 99 % dont un économètre se satisferait et au-delà, il agira quoi que j'aie voté ou pas voté, et entretient d'ailleurs à mes frais plusieurs armées à sa solde pour, si je m'en tiens simplement à mon premier "non" à la permission qu'il avait fait mine de me demander, me prendre par la force l'argent que je lui refuse, et me punir éventuellement pour l'avoir pris au mot — le fait, rappelle Spooner, de participer au vote n'impliquant en aucune manière que l'on accepte son résultat :

"[…] il n'y a pas de raison d'interpréter le fait que les gens votent bel et bien comme une preuve de leur approbation. Il faut au contraire considérer que, sans qu'on lui ait demandé son avis, un homme se trouve encerclé par les hommes d'un Etat auquel il n'a pas le pouvoir de résister ; des hommes d'un Etat qui le forcent à verser de l'argent, à exécuter des tâches et à renoncer à l'exercice d'un grand nombre de ses Droits naturels, sous peine de lourdes punitions. Il constate aussi que les autres exercent cette tyrannie à son égard par l'utilisation qu'ils font du bulletin de vote. Il se rend compte ensuite que s'il se sert à son tour du bulletin en question, il a quelque chance d'atténuer leur tyrannie à son endroit, en les soumettant à la sienne. Bref, il se trouve malgré lui dans une situation telle que s'il use du bulletin de vote, il a des chances de faire partie des maîtres, alors que s'il ne s'en sert pas il deviendra à coup sûr un esclave. Il n'a pas d'autre alternative que celle-là. Pour se défendre, il en choisit le premier terme. Sa situation est analogue à celle d'un homme qu'on a mené de force sur un champ de bataille, où il doit tuer les autres, s'il ne veut pas être lui-même tué. Ce n'est pas parce qu'au cours d'une bataille un homme cherche à prendre la vie d'autrui pour sauver la sienne qu'il faudrait en inférer que la bataille elle-même serait le fait de son propre choix. Il en est de même des batailles électorales, qui ne sont que des substituts à la guerre ouverte. Est-ce parce que sa seule chance de s'en tirer passe par l'emploi du bulletin de vote qu'on devrait en conclure que c'est un conflit où il a choisi d'être partie prenante ? Qu'il aurait de lui-même mis en jeu ses propres Droits naturels contre ceux des autres, à perdre ou à gagner selon la loi du nombre ?
"On ne peut douter que le plus misérable des hommes, soumis à l'Etat le plus oppressif de la terre, se servirait du bulletin de vote si on lui en laissait l'occasion, s'il pouvait y voir la moindre chance d'améliorer son sort. Mais ce n'en serait pas pour autant la preuve qu'il aurait volontairement mis en place les hommes de l'état qui l'opprime, ni qu'il l'accepte en quoi que ce soit [148] ."


Les Grands-Prêtres de la démocratie sociale serinent aux citoyens que "la démocratie" leur permettrait mieux de maîtriser leur existence que le vil "marché" ; que le "citoyen" perdrait à se voir "réduit" au statut de vulgaire "consommateur" : cela présuppose que le "droit de vote" vaudrait davantage que les impôts qu'il est censé autoriser. Or, les théoriciens des choix publics débattent de l'irrationalité du vote depuis assez de lustres pour que l'économiste sache que le vote individuel ne vaut qu'une fraction infinitésimale des impôts en question. De sorte que le citoyen maîtrise plusieurs centaines de milliers de fois mieux les affaires qui le concernent en tant que "consommateur" que comme "électeur". Et que, lorsque les hommes de l'état, au nom de la "démocratie", s'emparent de décisions qui appartenaient au "marché", ils confisquent aux citoyens la quasi-totalité de leur pouvoir de décider en la matière, et à leur seul profit : ce qui, si on la définit d'après sa justification officielle et d'ailleurs valide comme un régime où les gens décideraient de leurs propres affaires, constitue une régression décisive de la démocratie. C'est pourquoi on n'a jamais vu les démocrates-sociaux accepter que les citoyens puissent, en échange d'une renonciation à leur "droit de vote" (et aux "services publics"), se voir dispensés de tout impôt : un trait caractéristique des socialistes contemporains est qu'ils n'envisagent jamais de vivre le socialisme entre socialistes, mais entendent bien que tout le monde y soit soumis qu'il y consente ou pas : leur "droit à la différence" ne s'étend pas à ce que l'on puisse, en la matière, vivre selon des convictions dont ils font encore semblant de tolérer qu'on les exprime. N'est-ce pas le Grand-Prêtre Ronald Dworkin qui le dit :
"c'est une idée idiote que de croire que les vrais démocrates devaient respecter la liberté économique autant que la liberté intellectuelle [149]." Nous verrons que ce lien n'est "une idée idiote" que pour ceux qui, comme Emerson, tiennent que la cohérence logique est "le démon familier des petits esprits".

Le deuxième simulacre du "consentement à l'"impôt" tient à ce qu'il est absurde d'envisager que moi je puisse "consentir" à ce que Tartempion prenne l'argent de Machin, de Truc, de Chose, etc. En réalité, il n'est rien que je puisse faire en la matière, étant donné je n'ai aucun Droit sur cet argent-là. Cela devient évident dès lors que l'on envisage la chose en-dehors des litanies officielles. Si un quidam, que vous ne connaissez ni d'Eve ni d'Adam, vous aborde dans la rue pour vous demander la permission d'aller à Knokke-le Zoute, ou d'acheter un pantalon, vous croirez à un fou, ou à une mystification. Vous savez que pour qu'on vous demande de "consentir" à ce qu'on fasse quelque chose, il faut que vous en ayez le Droit (c'est pourquoi l'adepte de la "solidarité", qui vote pour que les hommes de l'état prennent son argent et celui des autres à des fins supposées charitables, se croit "généreux" à bon compte : ce qu'il voudrait, c'est en avoir pour cent mille fois plus que son argent, et il se fait pour cela le complice moral d'un système d'extorsion violente).

Le consentement, défini sans contradiction
Il reste qu'on n'a pas encore fourni la définition non contradictoire de la propriété légitime dont le consentement dépend. Le critère nécessaire de la non contradiction se révèle suffisant, puisqu'il dicte une réponse unique : la propriété légitime est celle qui n'a pas été volée. A son tour, quelle définition du vol respecte l'obligation de n'être pas contradictoire ? Celle d'un acte qui, implicitement, nie la propriété légitime d'un d'autre : est un voleur quiconque s'empare de la propriété d'autrui sans son consentement. On voit que le consentement définit le vol, qui définit la propriété légitime, laquelle à son tour définit le champ du consentement : la cohérence logique est bien servie, mais le pseudo-expérimentaliste pressent peut-être son triomphe ultime, et s'apprête à dénoncer la définition circulaire qui lui fournit ses échappatoires. Anthony de Jasay le rappelle :

"Les Droits ne peuvent servir de point fixe d'Archimède que s'ils ne souffrent pas à leur tour de cette infirmité qui fait du raisonnement sur la liberté un raisonnement circulaire [150]".

Or, il n'en est rien : cette définition-là n'est pas circulaire, parce qu'elle dépend d'un fait objectif et universel, le fait que tout objet possédé a eu un premier utilisateur, qui en est de ce fait devenu propriétaire légitime sans le devoir au consentement d'autrui. Cette propriété est légitime parce qu'elle ne peut avoir été volée à personne et, en même temps, ne peut rien devoir au consentement d'un tiers puisque cela supposerait que ce tiers-là en était déjà propriétaire légitime.

Celui qui s'approprie un objet sans maître ne peut pas être un voleur, puisqu'on ne peut voler que ce qui appartient déjà à quelqu'un : lui, par conséquent, ne peut voler personne. De même, envisager qu'un autre "donne son consentement" à une appropriation initiale entraîne une contradiction pratique et vole le concept de consentement : si cette prétention était valide, elle impliquerait en fait que cet autre-là aurait soi-même déjà réalisé l'appropriation initiale de la chose en question : interdire à quelqu'un de disposer d'une chose, c'est s'en déclarer soi-même propriétaire légitime.

"C'est, par exemple, la position prise par Jean-Jacques Rousseau, quand il nous exhorte à résister aux tentatives faites pour s'approprier des ressources tirées de la nature, par exemple en y mettant une clôture. 'Gardez-vous', nous dit-il dans son fameux passage, 'd'écouter cet imposteur ; vous êtes perdus si vous oubliez que les fruits de la terre appartiennent à tous, et que la terre n'est à personne" (Discours sur l'origine de l'inégalité...) Hélas, raisonner ainsi n'est possible que si l'on suppose que les prétentions à la propriété pourraient être [fondées par de simples déclarations]. Car autrement, comment serait-il possible que 'tout le monde' possède une chose (c'est-à-dire y compris ceux qui n'ont jamais rien fait des ressources en question) ou que personne' (donc même pas ceux qui les ont mises en valeur) n'y ait droit — à moins que ce ne soit par [déclaration arbitraire] que les titres de propriété sont établis [151] ?"

Et bien entendu, des déclarations arbitraires sont le plus mauvais des critères pour départager les prétentions qui en résulteraient, puisqu'il conduirait à d'autant plus de contradictions insolubles qu'il existerait de déclarations rivales d'appropriation : le contraire parfait d'une définition non contradictoire de la propriété légitime. En outre, une bonne partie de ces déclarations sont des tentatives de vol, dans la mesure où elles réclament certains objets déjà appropriés par d'autres qu'elles traitent implicitement de voleurs, alors que ceux-ci n'avaient pu les "voler" à personne puisque personne, alors, ne les réclamait : quiconque prétend saisir une chose déjà appropriée par un autre sans vol est lui-même un voleur, puisqu'il cherche à s'emparer de la propriété légitime d'autrui sans son consentement.

"[en raisonnant ainsi] personne ne pourrait prétendre qu'il le fait au nom d'un principe universellement valide, et [il impliquerait] toujours [de] confisquer quelque chose à quelqu'un dont les appropriations n'avaient eu lieu aux dépens de personne.

"En effet, l'appropriation initiale porte par définition sur des ressources qui n'appartenaient à personne auparavant c'est-à-dire sur des choses que personne n'avait jusqu'à présent reconnues comme rares, et que n'importe qui d'autre aurait pu s'approprier s'il avait reconnu leur valeur plus tôt. Y compris [ceux qui se préoccupent] tellement du sort des derniers arrivés qu'il[s] souhaiterai[en]t réserver des ressources pour leur bénéfice ultérieur [152]."

Ce que ne semblent pas comprendre les jaloux de la première appropriation (non seulement les successeurs de Rousseau, mais Locke lui-même, avec sa "clause de réserve), c'est que les premiers arrivés n'ont aucun avantage particulier par rapport à ceux qui viennent après, a fortiori aucun privilège. Il n'est pas vrai qu'ils auraient eu la chance de tomber sur une "richesse naturelle" préexistante. C'est leur intervention en tant que premiers utilisateurs qui leur a donné leur valeur.

Comme l'a bien vu Frédéric Bastiat, les choses qui font l'objet de l'appropriation initiale n'avaient aucune valeur avant cette appropriation. La richesse, ce sont eux qui l'ont créée au départ, comme pourront le faire les derniers arrivés, avec les choses auxquelles les autres ne donnent pas de valeur non plus, et auxquelles ils seront les premiers à en donner. Les derniers arrivés ne sont donc pas, à cet égard, dans une situation différente des premiers arrivants. Si on pouvait "mesurer" les situations — mais c'est impossible, on pourrait même dire que, profitant indirectement voire directement du capital accumulé par leurs prédécesseurs, les derniers arrivés sont mieux lotis que les premiers.

C'est la notion de "richesse naturelle", l'idée matérialiste d'une "valeur inhérente" aux objets qui est fallacieuse, et de ce fait fausse le jugement. En réalité, la valeur n'apparaît qu'à partir du moment où une conscience humaine a reconnu qu'un objet pouvait servir son projet particulier. La valeur est une création de l'esprit humain ; elle procède d'un acte de la pensée, et tout être humain, quelle que soit la date de son arrivée, peut et doit créer ainsi la valeur. Outre qu'elles représentent des déclarations arbitraires qui n'entraînent aucune obligation pour le raisonnement, les notions de "ressources nationales" et autres "patrimoine commun de l'humanité" volent tout autant le concept de propriété, en ne reconnaissant pas que celle-ci consiste en une relation singulière entre personne agissante et objet possédé. Aucune chose n'est véritablement appropriée si personne ne connaît son existence, ou si personne ne l'a effectivement incluse comme moyen de son projet spécifique, ou si personne n'en a la maîtrise effective. Une nécessité objective de l'état de droit fait même que l'on doit, comme le rappelle Randy Barnett, laisser des preuves matérielles de cette appropriation :

"Supposons maintenant que la règle est tout simplement le droit du premier utilisateur [153]. […] cette règle même ne suffit pas parce qu'elle ne décrit pas le moyen de faire savoir qui est 'le premier utilisateur'. Elle serait améliorée si elle impliquait l'exigence que la surface défrichée soit enclose, ou que ses limites fassent l'objet d'un marquage ou d'un bornage artificiel par [le premier utilisateur] afin d'établir la date de son appropriation. Si bien que le meilleur précepte serait : 'le premier à afficher une marque d'appropriation identifiable est le premier en droit' [154]."
Barnett cite à ce propos Richard Epstein :

'La manière habituelle dont on traitait le problème de la démarcation était que, au lieu d'avoir une règle de première possession pure, on avait une règle qui faisait afficher des déclarations de propriété dans les angles, représentant une barrière visible et reconnaissable. A ce moment-là, tout le monde était au courant et pouvait modifier sa conduite en conséquence [155].'


 
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