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Bienvenue sur le site de Bertrand Lemennicier  Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'homme, ces droits sont : la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l'oppression (Article 2 de la déclaration des Droits de l'Homme et du citoyen du 26 août 1789)  "Quand même tu aurais à vivre trois mille ans, et trois fois dix mille ans, dis-toi bien que l'on ne peut jamais perdre une autre existence que celle qu'on vit ici-bas, et qu'on ne peut pas davantage en vivre une autre que celle qu'on perd". Marce Aurèle, Pensées, Livre II, maxime 14  "La vertu de la rationalité signifie la reconnaissance et l'acceptation de la raison comme notre seule source de connaissance, notre seul juge des valeurs et notre seul guide d'action" Ayn Rand , La vertu d'égoisme,  J'ai le pouvoir d'exister sans destin, Entre givre et rosée, entre oubli et présence. Médieuse de Paul Eluard 1939 
la mondialisation
 

La Mondialisation ? C'est magnifique !

Tom G. PALMER

Entre raison et passion

La mondialisation suscite les passions, mais je ne parlerai pas des passions. Je parlerai plutôt des raisons, de la logique, et des faits. II importe que les arguments soient sensés, qu’ils puissent être vérifiés ou rejetés, et que nous ne mobilisions les passions qu'après avoir exercé notre raison. J'espère donc toucher votre raison pour qu'ensuite vos passions soient mises au service des intérêts véritables de l’humanité.

Il est d'usage que les opposants de la mondialisation, les alter-mondialistes, utilisent ce mot comme fourre-tout et y mettent tout ce qui ne leur plaît pas dans la société. J'utiliserai ce mot de  mondialisation Ÿ d'une manière plus précise, afin de désigner la diminution ou l'élimination des contrôles étatiques qui freinent ou qui interdisent les échanges par-delà les frontières, c'est-à-dire, les barrières qui balisent le commerce international, et aussi pour identifier le système de production et d'échange, de plus en plus complexe et intégré, issu de cette situation. Les questions brûlantes que je vais m'efforcer de traiter sont : Quels sont les véritables effets de la mondialisation ? Ces effets sont-ils bénéfiques ou nuisibles pour la société ?

Les frontières ; peut-on oui ou non s'en passer ?
L'enjeu politique principal de ces questions autour de la mondialisation est le suivant : est-ce qu'une frontière devrait ou non être utilisée pour entraver un échange volontaire qui serait permis si les deux acteurs de cet échange, au lieu d'être séparés par une frontière, se retrouvaient du même côté de celle-ci ? Est-ce qu'il devrait être permis à un agriculteur de blé américain d'acheter un téléphone portable à un fabriquant finlandais ? Un tisserand ghanéen a-t-il le droit ou non de vendre à un ouvrier de l'industrie automobile en Allemagne les chemises et les pantalons qu'il fabrique chez lui ? Je pense que la réponse est : certainement. Les alter mondialistes, qu'ils soient de gauche ou de droite, de Ralph Nader à Pat Buchanan et Jean-Marie Le Pen, eux, affirment que non.

Avant d'expliquer mon point de vue, je tiens à souligner que ce débat ne concerne pas une série de statistiques, mais plus véritablement des liens entre des êtres vivants, en chair et en os, qui pensent et qui respirent, et dont les vies ont un sens et une importance.

Afin d'illustrer ces arguments, je vais vous raconter une anecdote. L'année dernière un de mes amis, d'origine Maya, et professeur d'anthropologie au Guatemala, m'a fait visiter les hauteurs de ce pays où vivent toujours les Mayas. Il m'expliqua que les anthropologues européens et américains qui veulent  étudier Ÿ ces Mayas se plaignent que les femmes portent de moins en moins leurs splendides costumes indigènes, faits à la main, et fabriqués avec beaucoup de patience. Ces costumes sont de plus en plus réservés aux occasions spéciales tels les baptêmes et les mariages. La réaction de ces touristes curieux est presque toujours un sentiment d'horreur. La culture des Mayas est en train d'être volée, disent-ils. Les Mayas sont les victimes de l'avancée de la mondialisation et de l'impérialisme culturel, affirment-ils. Mais ces anthropologues ne prennent pas la peine de demander à ces femmes pourquoi elles abandonnent le port journalier de leurs habits traditionnels. Mon ami, lui, a posé la question. Et ces femmes ont répondu que ces vêtements faits à la main, devenus rares, sont maintenant trop chers.
Comment comprendre que leurs vêtements, fabriqués de leurs propres mains soient maintenant devenus trop chers ? Cela s'explique dans la mesure où la valeur marchande du travail d'une tisserande maya a augmenté. Au lieu de passer des heures et des heures au rouet à fabriquer une étoffe pour son usage personnel, il lui est désormais possible, grâce à la mondialisation, de fabriquer cette même étoffe et de la vendre à une dame française, et d'utiliser les profits de cette vente pour s’acheter trois vêtements, et, en plus, soit une paire de lunettes, une radio ou bien des médicaments contre le paludisme.
Ces femmes peuvent aussi se consacrer à d'autres occupations et toujours être en mesure de s'acheter davantage d'articles dont elles ont besoin, Elles ne sont pas victimes de vol. Bien au contraire, elles s'enrichissent De leur point de vue, cet enrichissement n'est pas nuisible. En revanche, 1’opinion des alter-mondialistes est que cet état de choses est bien fâcheux. Mon ami maya dit que les personnes qui sont fâchées de cette évolution sont les  touristes de la misère Ÿ, pour qui est gâché le plaisir de prendre de belles photos en technicolor du folklore indigène.
Donc, quand on parle de mondialisation, gardons bien en tête le sort de ces femmes Mayas qui fabriquent à la main ces étoffes qui deviennent trop coûteuses pour être portées tous les jours. Elles sont bien vivantes en chair et en os, et leurs destins seront influencés en bien ou en mai par le débat sur la mondialisation. Deviendront-elles plus riches ou plus pauvres ? Leurs vies seront-elles allongées ou raccourcies ? Cela dépend de la sagesse, ou de la folie, des politiques pratiquées.

Contre-vérités et idées reçues
1 - La mondialisation supprime les emplois
La politique commerciale internationale n'affecte pas le nombre d'emplois ; en revanche, elle affecte les types d'emplois auxquels ont accès les individus. Si, d'une part, le protectionnisme augmente le nombre d'emplois dans les industries où l'importation entraîne une augmentation de la concurrence, d'autre part, le protectionnisme diminue le nombre d'emplois dans les industries qui fabriquent des articles qui auraient été échangés contre d'autres qui auraient été importés, mais qui maintenant coûtent plus cher à cause des tarifs ou à cause des quotas d'exclusion. Les exportations, après tout, ne sont que le prix que nous payons pour nos importations. Tout comme nos importations correspondent au prix qu'ont payé les étrangers pour nos exportations. Il s'ensuit que si nous réduisions la valeur des articles importés au moyen d'un tarif douanier, nous diminuerions, par cette même action, la valeur des articles à l'exportation, qui, eux, ne sont que le paiement des importations. Cela se traduirait en pertes d'emplois au sein des industries exportatrices.

2 - La mondialisation canalise les capitaux vers les secteurs où les salaires sont les plus bas et exploite les travailleurs les plus démunis
S'il était vrai que le capital se dirigeait vers les secteurs où les salaires sont au plus bas, nous pourrions nous attendre à ce que le Burkina-Faso et d'autres pays pauvres soient saturés d’investissements étrangers. Cette affirmation peut être vérifiée. Le fait est qu'au cours des années 1990, 81 % des investissements directs étrangers américains se répartissent dans trois parties du monde : au Canada qui est d'une pauvreté extrême, en Europe de l'Ouest où la misère règne, et au Japon où l’on meurt de faim. Les pays en voie de développement
(c'est-à-dire là où véritablement les salaires sont en hausse) tels l'Indonésie, le Brésil, la Thaïlande, et le Mexique ont reçu 18 % de ces IDE (1). Quant au reste du monde, y compris toute l'Afrique, il se partage les restes, soit 1 % du total des IDE. Les investisseurs investissent là où leurs capitaux leur rapporteront les meilleurs bénéfices, et en général, on voit que les meilleurs bénéfices sont précisément là où les salaires sont les plus élevés et non l’inverse. En plus, les entreprises établies par des étrangers ont tendance à payer des salaires plus élevés par rapport aux entreprises domestiques parce que les étrangers veulent attirer et retenir les meilleurs employés de la région.


3 - Les capitaux sont exportés des pays riches au pays du Tiers Monde, ce qui crée des sweatshops Ÿ qui à leur tour, exportent des articles bon marché vers les pays plus riches, ce qui entraîne des surplus dans la balance des paiements, qui, in fine, détruit les manufactures des pays riches. Le résultat : tous sont appauvris.
J'entends souvent ce genre de discours confus dans les milieux universitaires. La confusion de ces propos est si grande qu'il est difficile de savoir comment entamer la discussion. Premièrement, il n'est pas possible d'avoir en même temps un surplus de la balance des capitaux et un surplus de la balance des paiements. Si vous exportez plus que vous n'importez, cela veut dire que vous avez obtenu quelque chose pour ces exportations, et ce que vous avez obtenu, constitue des actions, des titres ou des investissements nets dans les pays vers lesquels vous avez exporté. Si au contraire, vous importez plus que vous n'exportez, comme le font les Etats-Unis d'Amérique depuis plusieurs décennies, soit vous avez reçu des  cadeaux Ÿ privés en espèces, ce qui est le cas de plusieurs pays pauvres ayant une diaspora travaillant dans des pays plus riches, soit vous êtes obligé de vendre quelque chose à ces étrangers qui vous ont envoyé leurs produits, et ce que vous leur vendez ce sont des titres, par exemple, des actions en bourse de différentes sociétés, Le baba de la comptabilité dans ce domaine est : ÉPARGNES - INVESTISSEMENTS = EXPORTATIONS - IMPORTATIONS. Ainsi la majeure partie des scénarios dressés par les alter mondialistes qui prévoient la catastrophe globale, repose sur leur ignorance des notions élémentaires de comptabilité commerciale internationale.

4 - La mondialisation entraîne un nivellement par le bas des normes environnementales et du travail
Une autre idée reçue qui plane sur la mondialisation est l'idée que le capital se dirige là où les normes et les réglementations sont faibles. Analysons bien cette idée. Les investisseurs investissent pour obtenir les meilleurs bénéfices, ce qui a tendance à être précisément là où le travail est le plus productif, ce qui revient à dire là où les travailleurs sont relativement riches. Or, les travailleurs les plus riches ont, au contraire, tendance à exiger un environnement meilleur ainsi que de meilleures conditions de travail. Les deux cas le plus souvent évoqués comme exemples de nivellement par le bas dû à des accords libre-échangistes sont les cas thon/dauphin et gambas/tortue de mer. Mais ces deux cas démontrent, bien au contraire, un nivellement vers le haut, si l’on peut dire puisque d'autres pays ont adopté les normes de réglementation en vigueur aux États-Unis pour protéger les dauphins et les tortues de mer. Le même argument s'applique pour les normes de conditions de travail Les offres d'emplois dans les entreprises originaires des pays industrialisés s'établissant dans des pays en voie de développement sont en général très recherchées parce que ces entreprises paient des salaires plus élevés et offrent de meilleures conditions de travail en comparaison aux entreprises domestiques.

5 - La mondialisation a pour effet la création d'une culture homogène américaine à travers le monde
II est certainement vrai que la culture des États-Unis d'Amérique est très prisée à travers le monde et que certaines personnes, le plus souvent celles qui se réclament de l’élite, s'opposent à ce phénomène. Mais prenons à contre-exemple une folie qui a saisi le monde entier-le petit sorcier anglais Harry Potter. Prenons aussi à contre-exemple le Pokémon japonais qui a fait la joie de tous les jeunes de sept ans de la planète, sans oublier le Manga Animé, japonais lui aussi, et le Hollywood qui nous est venu du cinéma indien. Nous n'en finirions pas de citer de tels exemples de mondialisation culturelle non-américaine qui nous enrichissent tous, sans compter la gastronomie thaï ou la possibilité d'écouter de la musique dans toutes les langues vivantes du globe. Si les cultures sont gardées hermétiquement closes et figées, elles cessent d'être vivantes. Elles deviennent alors des reposoirs dignes des musées de ]'homme. La mondialisation ? C'est aussi notre enrichissement culturel

6 - La mondialisation accroît les inégalités
Les causes de l'accroissement ou de la diminution des inégalités sont complexes, mais il y a du vrai dans l'idée que la mondialisation accentue l'inégalité. L'écart de richesse qui existe entre les pays très protectionnistes et ceux qui sont plus libre-échangistes continue d'augmenter. Mais ce n'est pas de cet écart d'inégalité que parlent les alter mondialistes. Parmi les pays qui ont ouvert leurs économies au commerce international et aux investissements étrangers, les classes moyennes se sont étendues, ce qui veut dire, au contraire, qu'il y a une diminution de l'inégalité de revenu,


Les bienfaits de la mondialisation

1 - La mondialisation est porteuse de paix car elle réduit les motivations à la source des conflits
Le protectionnisme est lié à un état d'esprit qui correspond à des pratiques politiques dangereuses. Cette façon de penser amène à privilégier l'idée que les intérêts de deux pays sont par nature mutuellement opposés. Le libre-échange, en revanche, établit des liens de paix entre les pays. Une vieille formule résume cette vérité : quand les marchandises ne peuvent traverser les frontières, les armées les traverseront.

2 - L'échange crée la richesse
Imaginez-vous qu'un inventeur crée une machine qui vous prendrait tout ce que vous pouvez aisément produire et, d'autre part, vous fournirait des articles que vous aimeriez avoir mais que vous ne pouvez pas produire étant donné que cela vous coûterait trop cher. Les Australiens y conduiraient leurs moutons, et la machine leur rendrait, en échange, des voitures et des photocopieuses. Les Japonais eux y mettraient des lecteurs DVD et des chaînes hi-fi et la machine leur rendrait du pétrole, du blé, et des avions. L'inventeur d'une telle machine eut été acclamé comme bienfaiteur de l'humanité, jusqu’à ce que Ralph Nader ou Pat Buchanan ne découvrissent le nom de cette machine : un port ! Alors, au lieu d'être acclamé comme bienfaiteur, l'inventeur serait vilipendé comme étant un destructeur d'emplois et un ennemi de sa patrie de surcroît. Mais quelle est la différence entre cette merveilleuse machine et le libre-échange ?

3 - Le libre-échange avantage tout le monde
L'erreur la plus tenace des protectionnistes est la confusion qu'ils font entre l’avantage absolu et l'avantage comparatif. Même si la personne assise au premier rang est mon supérieur dans tous les domaines, chacun de nous peut tirer un avantage de l'échange, si lui se spécialise dans ce qu'il fait de plus rentable et moi de même. L'exemple classique de la secrétaire et de l’avocat s'applique au-delà des frontières aussi bien qu'à l’intérieur de celles-ci. Il se peut que l’avocat puisse non seulement exercer son propre métier mais qu'il puisse mieux faire le travail de sa secrétaire. Mais les deux tirent un avantage comparatif quand l’avocat fait son travail d'avocat, qui lui rapporte plus que s'il s’amusait à faire le secrétaire- De son côté la secrétaire gagnera plus dans son rôle de secrétaire que si elle se mettait à pratiquer le droit qu'elle ne connaît pas. Les deux ensemble, chacun dans son métier, forment une équipe dont le rendement est supérieur au travail solitaire et chacun gagne de cette coopération. Cette coopération est l'une des raisons qui fait que J'échange est intimement lié à la paix. Quand les peuples comprendront l'avantage qu'ils ont à travailler ensemble au lieu de se voir comme rivaux luttant jusqu'à la mort, les sociétés véritablement dignes de ce nom seront possibles. L'échange ? C'est le cœur de la civilisation.

4 - Le libre échange comme solution au problème du travail des enfants
Dans le monde, à peu près 250 millions d'enfants travaillent. Le pourcentage d'enfants qui travaillent a diminué et non pas augmenté avec l'accélération de l’échange et de la mondialisation. Les raisons en sont assez évidentes : la cause de la pauvreté de certains pays n'est pas l'existence du travail des enfants. Les enfants travaillent parce qu'ils sont pauvres. Quand les personnes s'enrichissent grâce à la production et le libre-échange, elles envoient leurs enfants à l'école au lieu de les garder aux champs. L'échange mondial est la route la plus rapide vers l’élimination du travail des enfants et son remplacement par leur éducation.

5 - L'échange, l'ouverture, et la mondialisation augmentent la gouvernance démocratique et responsable, ainsi que l'état de droit
Avec les chutes des obstacles aux échanges, le nombre de gouvernements classés comme démocraties par Freedom House a augmenté de manière importante. Parmi les 40 % en haut de liste des pays classés par leur ouverture économique, d'après la publication Liberté économique du monde (publiée avec le concours de Cato Institute, de Washington) 90 % sont classés  libres Ÿ par Freedorn House. A l'autre bout de ce classement, parmi les 20 % en bas de liste, c'est-à-dire, les économies les plus protectionnistes, moins de 20 % sont classés  libresŸ et plus de la moitié d'entre eux sont classés  non-libres Ÿ. Le Mexique est un exemple significatif : l'ouverture de F économie mexicaine grâce aux accords ALEZAN (Accords Libre-échange zone d'Amérique du Nord) a rendu possible la victoire du président Vincente Fox et la défaite du monopole d'état du Parti Institutionnel Révolutionnaire. Ceux qui sont en faveur des gouvernements responsables démocratiques respectant l'état de droit auraient du se mobiliser pour appuyer la mondialisation.

6 - Le libre échange est un droit de l'homme
Les alter mondialistes et les protectionnistes partent de l'idée qu’ eux ont le droit d'utiliser la force pour nous empêcher, vous et moi, d'entreprendre des rapports volontaires d'échanges. Mais les droits de l'homme devraient être égaux pour tout le monde, et le droit d'entreprendre un échange est bien un droit fondamental qui appartient à part entière à chaque personne, quel que soit le côté de la frontière où elle se trouve. Le libre-échange n'est pas un privilège, c'est un droit.
L'échange est le propre de l'homme. Il nous distingue des animaux. II se fonde sur notre faculté de raisonnement et notre capacité de persuasion, Adam Smith remarquait dans une conférence prononcée le 30 mars 1763, que  l'offre d'un schilling, qui nous paraît être d'une simplicité évidente, au fond est un plaidoyer pour persuader l'autre d'agir de telle ou telle manière car il y va de son propre intérêt Ÿ. Comme il le souligne, les animaux, eux, peuvent coopérer, mais ils n'échangent pas parce qu'ils ne peuvent faire appel à la raison pour persuader. L'échange est non seulement unique à l'homme, il est caractéristique par excellence de la civilisation. Homère l'avait déjà remarqué au neuvième livre de l’Odyssée. Ulysse, racontant son aventure sur l'île des Cyclopes, se demande pourquoi le Cyclope est une  brute sans foi ni loi Ÿ. Il observe que :
 Les Cyclopes n'ont point de bateaux aux proues pourprées, ni d'armateurs qui puissent leur construire des navires sveltes et solides pour les faire voyager aux ports étrangers comme la plupart des hommes qui risquent les périls de la mer pour échanger Avec d'autres hommes, Ÿ
Le Cyclope est sauvage parce qu'il n'a pas de commerce avec autrui. Il vit dans le monde idéal des alter mondialistes. Un monde sans commerce, un monde où toute production est locale.

Le protectionnisme devrait être rejeté non seulement parce qu'il est inefficace, il devrait être écarté aussi parce qu'il sème le conflit et la guerre, L'alter-mondialisme est immoral et barbare. C'est la mondialisation qui est morale et porteuse de civilisation, c'est la mondialisation qui est magnifique.

(Traduction de Philippe CHAMY) extrait du Bulletin de l'ALEPS.

 
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