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Bienvenue sur le site de Bertrand Lemennicier  Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'homme, ces droits sont : la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l'oppression (Article 2 de la déclaration des Droits de l'Homme et du citoyen du 26 août 1789)  "Quand même tu aurais à vivre trois mille ans, et trois fois dix mille ans, dis-toi bien que l'on ne peut jamais perdre une autre existence que celle qu'on vit ici-bas, et qu'on ne peut pas davantage en vivre une autre que celle qu'on perd". Marce Aurèle, Pensées, Livre II, maxime 14  "La vertu de la rationalité signifie la reconnaissance et l'acceptation de la raison comme notre seule source de connaissance, notre seul juge des valeurs et notre seul guide d'action" Ayn Rand , La vertu d'égoisme,  J'ai le pouvoir d'exister sans destin, Entre givre et rosée, entre oubli et présence. Médieuse de Paul Eluard 1939 
le travail des enfants
 
Pour un marché libre du travail des enfants.
Par Walter Block
professeur au Département d'économie du Holy Cross College Worcester

Tout en haut de la liste des ennemis de la société, on trouve toujours l'employeur de main-d’œuvre enfantine - cruel, coeur sec, exploiteur, fourbe et malfaisant. Dans l'esprit du public, utiliser de la main-d'oeuvre enfantine est à peu près sur le même plan que l'esclavage, et l'employeur d’enfants ne vaut pas mieux qu’un négrier. Il est important de rectifier ce point de vue. La simple justice l’exige, car l'opinion publique se fourvoie sur cette question. L'employeur d'enfants type est aussi gentil, bienveillant et empli du lait de la bonté humaine que n’importe qui d'autre. De plus, l’institution du travail enfantin est honorable, avec une longue et glorieuse histoire de bienfaits. Et les traîtres de la pièce ne sont pas les employeurs mais plutôt ceux qui interdisent le marché libre de la main-d’oeuvre enfantine. Ces âmes charitables sont responsables de l'immense paupérisation de ceux qui sont ainsi forcés à rester sans travail. Bien que le mal fait ait été plus grave par le passé, quand la grande pauvreté rendait nécessaire le travail des enfants, il y a encore aujourd'hui des gens qui se trouvent dans la plus grande misère. L’interdiction actuelle du travail pour les enfants est ainsi une interférence scandaleuse dans leur vie.

Il faut d'abord souligner que l’employeur de main-d’oeuvre enfantine n'a forcé personne a entrer à son service. Tous les accords de travail sont totalement volontaires et, à moins qu'ils ne soient jugés mutuellement avantageux, ils ne seraient pas acceptés. Mais en quel sens un contrat avec un enfant peut-il être complètement volontaire? L'exercice de sa volonté n'implique-t-il pas une prise de conscience dont un enfant est incapable? Pour répondre à cette question, il faudrait mettre au point une définition correcte de ce qu’est un enfant.

C'est une question qui ne date pas d'aujourd'hui et qui n'a jamais reçu de réponse entièrement satisfaisante. Néanmoins, nous allons examiner plusieurs âges qui ont été suggérés comme séparant l'enfant de l'adulte, les analyser, puis offrir des éléments de réponse.
Parmi les âges les plus précoces séparant l'enfance de l'âge adulte, il y a ceux que proposent les différentes religions. L'âge de la confirmation dans la religion, d'ordinaire au tout début de l'adolescence, ou même avant, est l'âge auquel de nombreuses religions déclarent que l'on est adulte. Mais la personne (l'enfant) qui a - par exemple - treize ans est aussi, à de rares exceptions près, encore immature, relativement sans défense et ignorante des techniques nécessaires pour prendre soin de soi-même. Cet âge doit donc être éliminé.
Le candidat suivant pour l'âge adulte est dix-huit ans. Habituellement choisi parce que c'est l'âge auquel un jeune homme devient apte à la conscription, cet âge pose pourtant plusieurs problèmes par rapport à la définition de l'âge adulte. Nous pouvons commencer par nous demander si se battre dans des guerres est une action  adulte Ÿ. Bien trop souvent, aller à la guerre est tout à l'opposé de la conduite. révélant habituellement la maturité. Et suivre tout bêtement les ordres (le but suprême de l'homme de troupe) ne peut pas être considéré comme un modèle de maturité. En outre, il y a le problème que la conscription, une institution involontaire s'il en est, est le fondement même de la soumission aux ordres qui s'ensuit. Si du moins la décision première d'obéir aux ordres était prise volontairement, comme la décision d'entrer dans un orchestre, puis d’obéir à tous les ordres (musicaux) du chef d'orchestre, il y aurait peut-être quelque chose d'une conduite adulte dans la conscription. Mais comme elle est fondée sur une action involontaire, elle ne nous informe en rien sur le caractère  adulte Ÿ de l'âge de dix-huit ans. Un autre problème avec l'âge limite de dix-huit ans est que la raison originelle de notre enquête était la crainte qu'un simple enfant soit incapable de passer tout seul des contrats volontaires. Comment pouvons-nous alors relier cet âge à une Institution notoirement involontaire comme la conscription?

Peut-être le dernier candidat pour l'âge adulte est-il celui du vote - vingt et un ans. Mais même cet âge prête le flanc a une critique sévère. Il y a d'abord le fait que certains enfants de dix ans ont une meilleure compréhension des facteurs politiques, sociaux, historiques, psychologiques et économiques, censés être les facteurs permettant de voter  sagement Ÿ, que bien des gens ayant dépassé vingt et un ans. On dira que si cela était vrai il existerait un mouvement destiné à accorder le droit de vote à tous les enfants intelligents de dix ans, ou plutôt à tous les enfants intelligents de n'importe quel âge. Mais ceci ruinerait le principe originel qui est d'accorder le vote aux seuls adultes. Dans ce type de raisonnement circulaire, nous voyons bien que l'âge de vingt et un ans n'est qu'une phase arbitraire.
De même, nous pouvons voir que toute autre définition arbitraire de l'âge adulte est dépourvue de valeur. Ce que nous recherchons n’est pas un seuil d'âge arbitraire qui s'appliquera à tous indépendamment de leurs capacités, de leur tempérament et de leur conduite, mais des critères qui prennent toutes ces qualités en compte. De plus, ces critères devraient être compatibles avec le principe libertarien de la propriété personnelle : autrement dit le homesteading l'exploitation de son propre patrimoine. Ce dont on a besoin, c’est une application du homesteading qui établit le droit de propriété de soi-même et la possession de propriété, mais appliquée maintenant au problème embarrassant de la détermination du moment où un enfant devient adulte.

Cette théorie a été proposée par le professeur Murray N. Rothbard. D'après Rothbard. un enfant devient adulte non quand il atteint un seuil d'âge quelconque et arbitraire, mais plutôt quand il fait quelque chose pour établir la propriété et le contrôle de sa propre personne: c’est-à-dire quand il quitte le domicile familial et devient capable de subvenir lui-même à ses besoins. Ces critères, et ceux-là seulement sont libres de toutes les objections aux limites d'âge arbitraires. De plus, ils ne sont pas seulement compatibles avec la théorie libertarienne du homesteading (propriété de soi) mais ils en sont une application directe. En effet, en quittant la maison familiale et en devenant l'agent de sa subsistance, l’ex-enfant devient un initiateur, comme le homesteader propriétaire d’un petit domaine, et il doit l’amélioration de son état à ses propres actions.

Cette théorie a plusieurs implications. Si la seule façon qu'a un enfant de devenir adulte est de se prendre par la main et d'établir sa maturité de sa propre et par sa propre volonté, alors ses parents n'ont pas le droit d’interférer dans ce choix. Les parents ne peuvent donc pas interdire à l'enfant de quitter le foyer parental. Les parents ont d'autres droits et obligations envers l’enfant aussi longtemps que l'enfant demeure dans la maison des parents. (Ceci explique la validité de l'ordre parental souvent entendu:  Aussi longtemps que tu demeureras dans cette maison, tu feras les choses comme je le veux.Ÿ) Mais la seule chose que les parents ne peuvent pas faire, c'est interdire le départ de l'enfant. Ce serait violer l'implication de la libre volonté dans le passage de l'enfance à l'âge adulte.

Cette théorie du passage de l'enfance à la maturité est la seule compatible avec le problème de la débilité mentale. D'après les définitions arbitraires de la maturité, un débile mental âgé de cinquante ans doit être considéré comme un adulte, même s'il n'en est manifestement pas un. Ces définitions s'enrichissent alors d' exceptions Ÿ ad hoc de plus en plus arbitraires pour clore leur démonstration. Mais le débile mental n'est pas une gêne pour la théorie du  droit de propriété de soi Ÿ, du homesteading. Comme il n'a pas eu la capacité de saisir la propriété et la maturité de lui-même et pour lui-même, le débile mental de n'importe quel âge n'est pas un adulte.
L'implication la plus importante de la théorie du homesteading - de la possession - de l'âge adulte est, bien sûr, celle qui concerne l'interdiction de la prétendue  main-d’oeuvre Ÿ enfantine, ou un enfant est défini comme quelqu'un ayant moins d'un certain nombre arbitraire d'années. En effet, l'interdiction de cette prétendue main-d’oeuvre enfantine, comme dans le cas de l'interférence parentale avec la décision prise par l'enfant de quitter le domicile familial supprime effectivement la possibilité de devenir  volontairement Ÿ un adulte. Si une personne d'âge tendre se voit effectivement interdite de travailler, la possibilité de quitter le domicile familial et de se subvenir à soi-même lui est retirée. Elle est alors exclue de  la gérance de sa maturité Ÿ (homesteading his own adulthood} et doit donc par force attendre que le nombre d'année  définissant Ÿ l'âge adulte ait été atteint. Toutefois, la théorie  du droit de propriété sur sa majorité Ÿ, n'oblige pas les employeurs à engager des enfants qui essaient d'établir qu’ils ont atteint l'âge adulte. Il est exact, certes, que, tant qu'un employeur ne l'aura pas embauché, il sera tout aussi impossible pour l'enfant de devenir adulte que dans le cas où ses parents lui interdisaient de partir, ou quand le gouvernement l'interdisait. Mais la différence capitale, c’est que la nature volontariste du passage de l'enfance à l'âge adulte ne sera pas transgressée par des employeurs refusant d'engager des enfants. Il on est ainsi parce que le véritable exercice d'une volonté libre requiert une action volontaire des deux parties signant un accord. L’employeur, aussi bien que l'employé, doit donner son consentement. En tout cas, puisqu'il ne peut y avoir d'obligations positives, à moins que l'individu lui-même ne les ait contractées, ou que l'employeur ne se soit dégagé d'avance à embaucher le jeune, l'employeur n'a envers ce dernier aucune obligation morale. (Les employeurs, évidemment, embaucheront des jeunes quand ils sentiront que c'est à leur avantage de le faire, comme ils l'ont toujours fait quand ce n’était pas interdit par la loi.)

Il est non seulement essentiel d'abolir l'interdiction d'employer des enfants pour le bien de leur passage paisible et volontaire à l'âge adulte, mais c'est aussi d'une importance primordiale pour le mouvement modeste mais croissant de  libération de l'enfant Ÿ. L'interdiction d'emploi devrait prendre fin si l'on veut que les enfants puissent vraiment se libérer de leurs parents pendant qu’ils résident sous le toit familial. Quelle est la valeur du droit de quitter la résidence parentale si l'on interdit à un enfant de subvenir à ses propres besoins? Le droit de tout enfant à  mettre ses parents à la porte Ÿ s'ils deviennent une trop lourde charge est complètement compromis par les lois contre le travail de l'enfant.
Un contrat de travail avec un simple  enfant Ÿ peut-il strictement être volontaire, étant donné son âge tendre, son manque d'expérience, etc.? La réponse est oui. Une personne, n'importe quelle personne qui s'est montrée capable de quitter son foyer et de tenter de gagner sa propre vie est assez mûre pour signer volontairement un contrat, puisqu'une telle personne n'est plus un enfant. La réponse contraire, comme nous l’avons vu, empêcherait de façon effective les jeunes de se lancer seuls dans l'existence et de devenir adultes par le système du homesteading - droit de propriété de soi. Leur unique autre choix serait d'attendre le nombre arbitraire d'années que la  société Ÿ, dans sa sagesse infinie, a déterminé comme étant nécessaire pour entrer dans la catégorie  adulte Ÿ.

Il existe toutefois d'autres objections à la légalisation du travail de  l'enfantŸ. On dira qu'un jeune dans la misère, quand bien même serait-il adulte du fait du homesteading - du droit de propriété de soi, sera exploité par les employeurs ; que l’employeur profitera de la situation fâcheuse où se trouve le jeune.
Mais il serait bien plus nuisible que son unique source d’entretien, quoique peu encourageante, soit tarie par la loi. En dépit du fait que l'employeur peut être cruel, l'emploi minable et le salaire bas, il serait bien plus préjudiciable de lui en interdire la possibilité. S'il y avait d'autres choix plus favorables, le jeune pourrait profiter de ceux-ci même si la loi autorisait la possibilité d’accepter ou de rejeter l'emploi désavantageux. S'il n'y avait pas d'autres choix, la loi interdisant le travail des enfants lui ôterait cette unique chance, quelque désavantageuse qu'elle soit.

Dans une société de marché libre, l'employeur n'aura pas la possibilité d'abuser du malheur du jeune travailleur, si par là on entend qu'il ne pourra pas le payer moins que son produit marginal. Comme nous l'avons vu dans le chapitre sur Ce gros lard d'employeur capitaliste, il existe dans le marché libre des forces puissantes qui tendent à hausser l'ensemble des salaires vers le niveau de productivité du travailleur en question.

Si l'enfant qui cherche du travail est dénué de tout et désarmé, ce n'est pas la faute de l'employeur potentiel. Même si l'indigence et le  manque de battant pour négocier Ÿ du travailleur sont extrêmes, et même si l'employeur était en mesure d'en  tirer avantage Ÿ (ce qui n'est pas le cas, nous l'avons vu), ce ne serait toujours pas la faute de l'employeur. Au contraire même, le blâme pour cette situation regrettable devrait être attribué à l’éducation reçue par l’(ex)-enfant.
La question qui se pose est: jusqu'à quel point les parents sont-ils obligés d'entretenir l’enfant? En règle générale, les parents n'ont d’obligations positives d'aucune sorte en ce qui concerne l’enfant. L’argument contraire, selon lequel les parents ont des obligations manifestes envers l’enfant, fondé sur la nature censée contractuelle, ou la décision volontaire des parents d'avoir l'enfant, peut facilement être réfuté. Examinez les points ci-dessous:

Quelles que soient les circonstances de leur conception, tous les enfants sont égaux en droits qui leur sont dus par leurs parents.

En particulier, lorsque l'enfant est né d’un viol, sa mère a autant d’obligations envers lui qu'envers n’importe quel autre enfant (Nous supposons que le père - le violeur - a disparu.) Peu importe notre opinion sur le viol, l'enfant né d’un viol est entièrement innocent de ce crime ou de tout autre crime.

La nature volontaire de la conception et de l’éducation de l'enfant ne s'applique pas dans le cas d'un viol.
Par conséquent, l'argument selon lequel le parent est redevable d'obligations envers l'enfant qui naît par nature volontaire de la conception, ou par  contrat impliciteŸ, ne peur pas s'appliquer dans le cas du viol, c’est-à-dire que dans le cas de viol tout au moins la parente féminine n'a pas d'obligations véritables envers l’enfant. parce qu'elle n'a pas consenti à l'acte provoquant sa naissance.
Tous les enfants étant également innocents de tout crime, en dépit des théories contraires, tel le  péché originelŸ, ils ont des droits égaux qu’ils doivent être respectés par leurs parents. Puisque ces droits découlent censément de la nature volontaire de la conception, par contre les enfants nés d'un viol sont manifestement dépourvus de cet aspect volontaire et se voient, eux, exclus des droits qui leur sont dus par leur mère. Néanmoins leurs droits sont égaux à ceux de tous les autres enfants. Donc, nul enfant - quel qu’il soit - n'a droit à la moindre obligation positive de la part de ses parents.

Mais n'est-il pas évident qu'il y ait d'autres raisons pour établir que les parents n’ont pas de devoirs envers les enfants? Etant donné, donc, que seul un accord volontaire de la part des parents pourrait instituer des obligations envers les enfants, et que cet argument est dépourvu de valeur, il est clair que les parents n’ont pas d'obligations positives à l'égard de leurs enfants.

Pas d’obligations positives est une expression qui implique que le parent n'a pas plus d'engagement impératif de nourrir, habiller et héberger son propre enfant qu’il n’en a de remplir les mêmes obligations envers les enfants d'autres gens, ou envers de quelconques adultes qui n'ont absolument aucun lien avec lui par la naissance, par un accord, etc. Ceci ne veut toutefois pas suggérer que les parents ont le droit de tuer leur enfant. De même que les parents n'ont pas le droit de tuer les enfants d'autres parents, ils n’ont pas le droit de tuer leurs  propres enfants, ou - plutôt - les enfants auxquels ils ont donné naissance.

Les parents, quand ils assument leur rôle parental, sont une sorte de caretakers, de nourriciers pour l'enfant. Si jamais les parents désirent renoncer à ce rôle qu'ils ont volontairement choisi, ou s'ils ne veulent pas assumer cette obligation dès le début, ils sont complètement libres de le faire. Ils peuvent offrir l'enfant pour être adopté ou, selon la vieille tradition de la loi naturelle, laisser le bébé sur les marches d'une église ou le perron d'une institution charitable.

Mais les parents ne peuvent pas dissimuler le bébé dans un coin caché de la maison, sans nourriture, ou refuser de l'offrir pour être adopté en attendant qu’il meure. Ceci équivaudrait à un assassinat - un crime qui doit toujours être sévèrement condamné.

Peut-être le rôle nourricier parental s’expliquerait-il mieux s'il était introduit dans le cadre d'une hiérarchie de homesteading - de bien patrimonial : l'enfant se place dans une catégorie située entre celle d'un autre adulte et d’un animal. Si un adulte vient en aide à un autre adulte, il ne peut, par cette aide seule, devenir le propriétaire de l’autre personne. Si un adulte domestique un animal et, par son travail, amène l'animal à un usage productif (productif pour l'humanité), il peut de ce fait venir à en être propriétaire. L’enfant, cas intermédiaire, peut être  possédé Ÿ par l'entremise du homesteading - en tant que bien patrimonial mais uniquement sur la base de parent nourricier à enfant nourri jusqu’à ce que ce dernier soit prêt à faire respecter ses droits sur sa propre personne; à savoir: assumer son état d'adulte en devenant indépendant de ses parents. Le parent peut exercer un contrôle sur l'enfant seulement aussi longtemps qu'il tient son rôle de nourricier. (Avec un animal ou avec de la terre, une fois que l'un ou l'autre - sont traités en biens patrimoniaux, le propriétaire n'a plus besoin de continuer à s'en occuper lui-même pour les posséder.) S'il interrompt ses activités de nourricier envers l'enfant, le parent doit alors soit l'offrir à un organisme d'adoption si l'enfant est trop jeune et trop désarmé pour se débrouiller seul, soit il doit l'autoriser à s’en aller courir sa chance de construire seul sa vie, s'il en est capable et en a le désir.
Quand les parents élèvent l’enfant avec juste assez d'aide et de subsides pour être qualifiés de frais d’entretien, mais sans plus, et quand l'enfant se trouve dans un milieu relativement déshérité, ceci ne peut pas être reproche a l'employeur éventuel. Interdire à un employeur d'engager ce jeune n’améliorera en rien le sort de celui-ci - cela ne pourra que l’aggraver.

Certes, il y a des parents qui prennent des. décisions malavisées concernant leurs enfants, malavisées du point de vue d'observateurs étrangers. Il ne s’ensuit cependant pas que le bien-être des enfants sera amélioré s'il est confié aux soins de l'appareil de l’Etat. l’Etat, lui aussi, prend pour les enfants des décisions malaisées et même dangereuses - et un enfant peut beaucoup plus facilement quitter ses parents qu'un gouvernement, qui impose sa loi à chacun de nous.

Nous devons donc conclure que les contrats du travail concernant des jeunes sont valides pour autant qu'ils sont volontaires - et ils peuvent être volontaires. Ou bien le jeune est un adulte (quel que soit son âge),qui a atteint sa maturité et par conséquent est apte à accepter un contrat, ou bien il est encore un enfant, et il est capable de travailler sur une base volontaire par la médiation du consentaient parental

 
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