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Bienvenue sur le site de Bertrand Lemennicier  Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'homme, ces droits sont : la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l'oppression (Article 2 de la déclaration des Droits de l'Homme et du citoyen du 26 août 1789)  "Quand même tu aurais à vivre trois mille ans, et trois fois dix mille ans, dis-toi bien que l'on ne peut jamais perdre une autre existence que celle qu'on vit ici-bas, et qu'on ne peut pas davantage en vivre une autre que celle qu'on perd". Marce Aurèle, Pensées, Livre II, maxime 14  "La vertu de la rationalité signifie la reconnaissance et l'acceptation de la raison comme notre seule source de connaissance, notre seul juge des valeurs et notre seul guide d'action" Ayn Rand , La vertu d'égoisme,  J'ai le pouvoir d'exister sans destin, Entre givre et rosée, entre oubli et présence. Médieuse de Paul Eluard 1939 
Le contrat social est-il différent d'un contrat ordinaire?
 

Ne pas émigrer veut-il dire que l'on consent aux obligations politiques du pays dans lequel on vit?


par Bertrand Lemennicier

Tant que vous n'exercez pas votre droit d'émigrer, vous consentez implicitement, nous dit-on, au contrat social qui nous lie et aux obligations politiques qui y sont associées. Un contrat social n'est pas différent d'un contrat ordinaire passé par une personne morale. Tel est l'argument de ceux qui veulent nous faire croire que naître ou venir dans un pays et y rester implique un consentement aux droits et aux obligations politiques de ce pays.

Derrière cette argumentation nous avons un syllogisme cohérent mais dont la premisse majeure est fausse.

Reprenons l'argument:

Prémisse majeure
Si les individus n'émigrent pas, alors ils consentent au contrat social;
Prémisse mineure ou classificatoire
L'individu n'émigre pas;

Conclusion
_______________________
Donc, il consent au contrat social.

La prémisse majeure n'est pas correcte, car l'inférence entre "ne pas émigrer" et consentir à quelque chose qui n'existe pas -un contrat social- n'est pas valide.

Il existe sans doute plusieurs arguments pour justifier que le contrat social soit un contrat comme un autre. Mais nous reprendrons ici l'argumentation de Mike Huben qui nous semble la plus intéressante.

La constitution et les lois sont nos contrats écrits avec le gouvernement. Il y a des plusieurs moyens explicites par lesquels les gens font un "contrat social" avec un gouvernement. Le plus common est quand vos parents choisissent une résidence officielle et/ou citoyenneté après votre naissance. Dans ce cas, vos parents ou tuteurs contractent pour vous, et ont exercé leur pouvoir sur vous. Aucune action explicite supplémentaire n'est exigée de votre part pour continuer l'accord, et vous pouvez le terminer n'importe quand en partant ou en renonçant à votre citoyenneté. Les immigrés résidents, et les visiteurs contractent à travers le serment de citoyenneté (jurer de repsecter et soutenir les lois et la constitution).. Les citoyens nés sur le territoire le réaffirment quand ils prennent part aux votes, joignent volontairement les forces armées, paient leurs impôts etc. Ce contrat a une forme assez commune: une fois entré sur le territoire, il est continué implicitement jusqu'à ce qu'il soit révoqué explicitement. Quelques libertariens veulent signer réellement un contrat. Or emmenez-les à un restaurant et voyez s'ils pensent sortir sans payer parce qu'ils n'ont rien signé. Le restaurant met un prix et derrière cet échange être nourri contre paiement un contrat implicite existe. Le fait même de votre consommation crée une dette. Le contrat social est comme un autre contrat même s'il peut être modifié "unilatéralement."

Considérez l'achat d'un appartement. Vous avez un contrat avec un condominium, en consentant à payer le prix, vous acceptez que l'association prélèvent des charges pour les services fournis et vous obéissez aux règles qui ont été choisies par l'association. A l'intérieur vous avez un vote égal aux autres résidents quand il s'agit de discuter du budget et des règles. Si vous n'aimez pas le budget ou les règles qui sont décrétées, vous pouvez voter avec vos pieds ou persuader tout le monde de les changer.

Pourquoi est-ce que je devrais être contraint pour partir si je n'aime pas le contrat social?
Pourtant je délaisse un appartement si je change d'avis au sujet du bail. En fait vous ne possédez pas le condominium, de même que vous ne possédez pas la nation. Au plus, vous pouvez posséder quelques propriétés dans le condominium, de même que vous pouvez posséder quelques propriétés dans la nation.

Notre contrat social aux USA est un contrat agréable, volontaire que les libertarians devraient aimer. Même mieux, parce que vous pouvez le terminer en partant n'importe quand. Il n'y a aucun obstacle fait par le gouvernement Américain pour émigrer hors des USA.
Oui, vous pouvez émigrer. Même si personne ne trouve EXACTEMENT ce qu'il veut, vous pouvez choisir un autre pays où vivre.
Il y a en gros 200 nations auxquelles vous pourriez émigrer. Ils sont le produit d'un anarcho capitaliste: il n'y a aucun sur-gouvernement à ces nations souveraines. En effet, la seule différence entre l'anarchie de nations et libertopia est que les anarcho capitalistes souhaitent des Etats plus petits. Ces nations ont trouvé qu'il est coûteux de défendre territorialement des Etats petits.


L'argumentation de Mike Huben paraît très convaincante . La plupart d'entre-nous y sont sensibles.

La réponse est cependant simple : le contrat social n'est pas comparable à un contrat ordinaire parce qu'il n'y a pas de droit de sécession individuel, ni territorial. Il n'y a pas de possibilité de créer un nouvel Etat dans l'Etat, par exemple un Etat basque ou Corse ou Breton...Rappelons que n'importe quel promotteur immobilier peut le faire avec un condominimum ou une copropriété parce qu'il achète les droits de propriété des terrains à des individus particuliers sur lesquels il va construire la nouvelle copropriété ou une ville privée.

L'auteur l'avoue : on n'est pas propriétaire de la nation comme on n'est pas propriétaire du condominium (cependant on est copropriétaire du condominium et seuls ceux qui ont acheté un appartement votent) Or que l'on sache la nation n'est pas traitée comme un condominium ou une copropriété (ce qu'elle devrait être).

La notion de consentement veut dire que l'on peut vendre ses droits de vote, que l'on peut créer un Etat, que l'on peut objecter, que l'on peut choisir un statut de métèque ou le droit d'ignorer l'Etat.

En absence de ces règles assurant le consentement, il n'existe ni consentement ni contrat social. Le territoire a été "approprié" autrefois par des bandes organisées de brigands qui nous l'ont imposé par la force. Leurs successeurs se comportent comme eux car ils ne nous ont jamais proposé un "contrat social" similaire à un véritable contrat entre adultes consentants.
  Du consentement à l'Etat

par Bertrand Lemennicier


La constitution n' a nulle autorité"

par Lysander Spooner
tiré de : Outrage à Chefs d'Etat Les Belles Lettres, Collection iconcoclaste 1991
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