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Bienvenue sur le site de Bertrand Lemennicier  Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'homme, ces droits sont : la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l'oppression (Article 2 de la déclaration des Droits de l'Homme et du citoyen du 26 août 1789)  "Quand même tu aurais à vivre trois mille ans, et trois fois dix mille ans, dis-toi bien que l'on ne peut jamais perdre une autre existence que celle qu'on vit ici-bas, et qu'on ne peut pas davantage en vivre une autre que celle qu'on perd". Marce Aurèle, Pensées, Livre II, maxime 14  "La vertu de la rationalité signifie la reconnaissance et l'acceptation de la raison comme notre seule source de connaissance, notre seul juge des valeurs et notre seul guide d'action" Ayn Rand , La vertu d'égoisme,  J'ai le pouvoir d'exister sans destin, Entre givre et rosée, entre oubli et présence. Médieuse de Paul Eluard 1939 
La mort de Habib
 
La mort de Habib

En colère après la mort de Habib des jeunes de Toulouse racontent leur vie dans les cités au journaliste Jean Paul Besset :

A- Un flic tue et ne va pas en prison. Nous on vole une voiture et on meurt.

B- Dès ma naissance je savais que j'aurai une mauvaise histoire. Ici, dès que ta mère te porte, t'es foutu.

Analysons les sophismes sous jacent à ces deux phrases.

A Un flic tue et ne va pas en prison. Nous on vole une voiture et on meurt.

Cette phrase cumule deux sophismes :
1-celui du concept volé,
2-celui de la fausse analogie ou fausse cause,

La force de la phrase tient à son caractère émotif qui prend la forme d'un slogan. Elle soulève un problème moral de fond : celui de la guerre " juste ".

Le concept volé consiste à mettre sur le même plan : le policier et le voleur. Celui qui commet un crime est celui qui vole ou tue pour s'approprier le bien d'autrui ou sa vie (qu'il soit policier ou non). En agissant ainsi, il prend un risque en violant le droit de propriété d'autrui sur lui ou sur ce qui lui appartient. C'est la raison pour laquelle habituellement les voleurs opèrent en absence des propriétaires.

Le policier a, par délégation, normalement en charge la protection des droits de propriétés individuels et il le fait au nom de la légitime défense des propriétaires contre les agresseurs. S'il ne le fait pas ce seront les propriétaires qui assureront leur propre légitime défense.

Le sophisme du concept volé est fait pour que le policier passe pour le criminel et le voleur pour un innocent.

C'est très exactement le sens de cette phrase. Une fois renversé le sens des mots vous pouvez justifier la guerre des jeunes des banlieues contre les policiers mais aussi contre les propriétaires qui refusent de se laisser dépouiller.

La fausse analogie ou fausse cause. Remplaçons " flic " par Pierre et " on " par Jules.. La phrase est telle que voler entraîne la mort alors que tuer n'entraîne pas la prison. Aucun des deux actes n'a de raison d'être suivi par la prison ou la mort.

Le Secundum Quid. Le slogan suggère qu'il s'agit là d'une règle générale. Or le contexte est tel que, bien au contraire, il s'agit d'un cas particulier. On ne peut transformer un cas particulier, une exception à une règle ou un accident, en cas général sans davantage de preuves ou d'argumentation car on établit des règles générales pour la vie de tous les jours non pour des circonstances exceptionnelles qui par définition n'arrivent presque jamais.

L'ambiguïté du slogan vient de ce que le jeune ne répond pas à plusieurs questions préalables touchant les faits et la morale : qui initialement commet le crime, le policier ou le voleur? En quoi est-ce mal de tuer ? Que dire de la légitime défense ? Quels sont les moyens " justes " de faire la guerre aux voleurs et aux brigands (y compris aux hommes de l'Etat ou aux policiers qui leur obéissent lorsque ces hommes d'Etat violent les droits individuels?

La réponse à ces questions a été traitée dans le cours à propos de la notion de guerre juste où nous avons aussi discuté des techniques d'arrestation et des armes (non létales) dont chacun devrait pouvoir disposer pour se défendre ( et non seulement les policiers).

En fait la phrase du jeune de Toulouse soulève deux problèmes de philosophie politique particulièrement intéressantes :
1) celle de la proportionnalité dans la riposte contre quelqu'un qui commet un crime ;
2) celle des institutions de justice: Justice privée contre justice publique.

En effet, la justice publique ne repose pas sur un principe de restitution ( ou de réparation du dommage causé d'où le principe de proportionnalité) comme pour la justice privée mais sur un principe de rétribution. Or, par définition, dans une justice de rétribution où la prévention et la dissuasion jouent un rôle plus fondamental, on peut justifier des actes extrêmes de la part des policiers.

Le zéro tolérance est compatible avec une sanction extrêmement dissuasive (la mort) pour des dommages faibles (la perte d'une voiture). Si les voleurs anticipent qu'ils risquent gros en commettant de petits larcins, et s'ils ont une aversion pour le risque, alors la petite délinquance diminuera drastiquement.

Comme souvent tout le monde est d'accord pour réduire la délinquance ou le mal, le débat porte sur les moyens pour réaliser cet objectif.

B-Dès ma naissance je savais que j'aurai une mauvaise histoire. Ici, dès que ta mère te porte, t'es foutu.

C'est un secundum quid..C'est le principe d'une généralisation hâtive. Simultanément le jeune de Toulouse nie toute morale puisqu'il croît que son destin est prédéterminé par sa naissance et aussi toute subjectivité dans l'appréciation de sa vie.

En effet, le déterminisme est incompatible avec tout jugement de valeur : bien ou mal. C'est aussi une façon pour lui d'éviter de se remettre en cause, d'échapper à toute responsabilité. Mais c'est aussi se ravaler au rang d'animal.

A partir d'un cas particulier on infère un principe général. Vous êtes né pauvre, votre destin est celui d'un pauvre. Même si l'on observe que Pierre, qui est né dans une banlieue pauvre a fini dans la criminalité, Jean a fait de même, Paul aussi ainsi de suite, on ne peut inférer de cette observation que Jules qui est né lui aussi dans cette banlieue va devenir criminel.

L'inférence inductive ne permet pas de prédire le destin d'un individu. On peut seulement établir une prédiction sur une classe d'événements ou d'individus mais pas sur un individu lui même.

On peut rappeler incidemment que ce pauvre de banlieue est plus riche en espérance de vie et de revenu qu'un jeune de la banlieue de Brazzaville. Par ailleurs, une vie de pauvre n'est pas en soi un destin si désagréable. Elle peut être riche en loisirs intellectuels ou spirituels si l'on observe les religieux qui ont fait voeux de pauvreté.
Elle permet de mener une vie éloignée du stress du boulot ou de la recherche du profit. Elle permet de s'éclater en brûlant les voitures ou les clochards
Et si ce destin est si désagréable personne n'empêche le jeune de banlieue de mettre fin à sa vie.

Sa mère devait penser autrement puisqu'elle l'a mis au monde. Elle ne l'a pas mis au monde par hasard. Il ne peut même pas lui en vouloir ou la rendre responsable de son destin parce qu'il a le choix fondamental de quitter la banlieue pour aller travailler en Irlande, s'engager dans l'armée si son âge le permet ou encore dans les ordres monastiques etc.

Il est en partie vrai que son destin est fermé, compte tenu de son âge, par les hommes de l'Etat qui le privent d'alternatives auxquelles il aurait pu accéder :

a) l'interdiction d'un marché libre de l'adoption,
b) l'interdiction de travail pour les enfants avant l'âge de 16 ans,
c) le salaire minimum ou le revenu minimum jeune,
d) la création artificielle d'un marché noir de la drogue,
e) des parents incités à divorcer et donc à rentrer dans un cycle de pauvreté etc.


sont autant de barrières à sa vie qui sont le résultats des interventions des groupes de pression les plus divers pour se protéger de la concurrence et qui finalement pèsent sur les jeunes des banlieues.

Mais renoncer à se sentir responsable de ses actes et de sa vie, c'est revendiquer la vie non pas d'un être humain mais de celle d'un animal (d'où le mot de sauvageons du ministre socialiste de l'Intérieur Mr J.P. Chevènement).

Seuls les animaux ne sont pas responsables de leurs actes parce qu'il est dans leur nature d'agir d'une manière prédéterminée. Dans un tel cas les jeunes des banlieues demandent à bénéficier de la SPA ou de la SPJB ( la société protectrice des jeunes de banlieues).

Connaissent-ils vraiment ce qu'est la vie d'un animal? Savent-ils que l'on va les empêcher de se reproduire ? S'ils sont dangereux ou non récupérables ou si personne ne veut les adopter et en prendre soins, et si la SPA (ou la SPJB) est surchargée, on les tue.

Il ne faut pas prendre aux mots les hommes de l'Etat, ils sont capables de le faire , ils traitent déjà tous les citoyens comme s'ils étaient des animaux en les taxant et les opprimant pour une variété de raisons..

Les jeunes des banlieues ne sont pas des animaux, ils sont responsables de leurs actes et personne n'est tenu de les protéger ou de les aider.

(écouter attentivement les hommes politiques et les mesures qu'ils préconisent face à aux détenteurs d'animaux dangereux ou juger comme tel: mesure d'éloignement, rééducation, enfermement, sanction sur les propriétaires qui ont le droit de garde -les parents- ensuite, ils passent à une loi interdisant les animaux eux mêmes - c'est la loi qui frappe les détenteurs de Pittbull, c'est celle que les autorités publiques appliqueront aux jeunes des banlieues)
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