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Bienvenue sur le site de Bertrand Lemennicier  Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'homme, ces droits sont : la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l'oppression (Article 2 de la déclaration des Droits de l'Homme et du citoyen du 26 août 1789)  "Quand même tu aurais à vivre trois mille ans, et trois fois dix mille ans, dis-toi bien que l'on ne peut jamais perdre une autre existence que celle qu'on vit ici-bas, et qu'on ne peut pas davantage en vivre une autre que celle qu'on perd". Marce Aurèle, Pensées, Livre II, maxime 14  "La vertu de la rationalité signifie la reconnaissance et l'acceptation de la raison comme notre seule source de connaissance, notre seul juge des valeurs et notre seul guide d'action" Ayn Rand , La vertu d'égoisme,  J'ai le pouvoir d'exister sans destin, Entre givre et rosée, entre oubli et présence. Médieuse de Paul Eluard 1939 
les sophismes dits libertariens
 
Les sophismes libertariens vu par les anti-libertariens

Les arguments suivants ont été tirés du site "A Non Libertarian FAQ" de Mike Huben. Pour une réponse à Mike Huben, on peut consulter le site de david friedman


Les arguments suivants, proposés par Mike Huben, pour critiquer les penseurs libertariens se présentent tous comme des sophismes. Etes -vous capables de contrer les arguments suivants de difficultés variées en appliquant le cours? Certrains de ces arguments soulèvent des questions de fond, en particulier les points ii),iii),iv, et v. Un sophisme n'exclut pas que de manière implicite il puisse soulever un débat passionnant. Pour pouvoir en faire le tour, il est souvent indispensable de se plonger dans la lecture des grands auteurs.


i) Les libéraux défendent les droits individuels, mais les scientologues aussi.

ii) Tant que vous n'exercez pas votre droit d'émigrer, vous consentez explicitement au contrat social qui nous lie et aux obligations politiques qui y sont associées.

iii) Un contrat social n'est pas différent d'un contrat ordinaire passé par une personne morale.

iv) L'impôt n'est pas différent du racket de la mafia.

v) Les ultra- libéraux s'opposent à l'initiation de la force mais entérinent la violence qui a donné naissance aux droits de propriété.

vi) Les ultra- libéraux ne sont pas crédibles, car pour eux la source de tous les maux est toujours l'intervention de l'Etat.

vii) Le gouvernement est le grand Satan. Tout le mal vient du gouvernement, et tout le bien du marché selon l'Ayatollah Ayn Rand.

viii) Seul le gouvernement détient la force quel que soit le nombre d'indiens tués par les pionniers du far West, quelque soit le nombre de noir mis en esclavage par des propriétaires privés.

ix) Les enfants, les criminels, les adeptes du culte de la mort, les dictateurs et vous, les libertariens, avez le même droit inaliénable de détenir des armes conventionnelles, chimiques, biologiques ou nucléaires.

x) Toute la nourriture, les médicaments devraient être entièrement déréglementés, chaque industrie devrait être capable de tuer 60 000 personnes chaque année comme le fait l'industrie du tabac.


Il est intéressant de voir que, dans ce débat rhétorique, Mike Huben ne fait pas autre chose que d'utiliser des sophismes classiques que nous avons répertoriés dans le cours. On peut les démonter aisément.

Reprenons en quelques uns.
a) les libéraux défendent les droits individuels, mais les scientologues aussi.
Syllogisme de classification, amalgame et attaque ad odium.Deux groupes d'individus défendent les droits individuels, les libéraux et les scientologues. Ce n'est pas tout-à-fait vrai. Ils défendent tous deux la liberté religieuse. Mais celle-ci ne s'assimile pas aux droits individuels.Elle peut s'exercer tant que cette liberté religieuse ne violent pas les droits individuels. Il existe une intersection entre les deux groupes sur un thème précis. C'est tout. C'est là où l'on a un amalgame. Vous défendez les droits individuels comme les scientologues, des individus si dangereux qui manipulent les enfants et les êtres faibles du cerveau. Comment pouvez-vous les prendre au sérieux.. Efficace si votre cerveau ne foncitonne pas. Mais prenez l'habitude de repérer les syllogismes de classification, les amalgames et le ad odium.

La technique est la suivante:
Tous les scientologues sont des individus dangereux
Tous les scientologues défendent les droits individuels
Tous les libéraux défendent les droits individuels
_______________________
Donc tous les libéraux sont des individus dangereux

Un diagramme de Venn résout le problème facilement. En effet l'auteur présuppose que tous les libéraux sont des scientologues et les scientologues sont tous pour les droits individuels. En fait, l'ensemble des gens qui sont pour les droits individuels contiennent des libéraux , des scientologues , des chrétiens, des islamistes etc. Les sous ensembles sont souvent disjoints. Il se peut aussi que une fraction des scientologues soient contre les droits individuels. La proposition est vraie si tous les libéraux sont des scientologues.
En réalité les libéraux défendent les scientologues lorsque ceux-ci défendent les droits individuels.Ce qui n'est pas la même chose.

b) Tant que vous n'exercez pas votre droit d'émigrer, vous consentez explicitement au contrat social qui nous lie et aux obligations politiques qui y sont associées Un contrat social n'est pas différent d'un contrat ordinaire passé par une personne morale.
Un syllogisme cohérent peut être faux.

Reprenons la prémisse majeure

Prémisse majeure
Si les individus n'émigrent pas , alors ils consentent au contrat social
Prémisse mineure ou classificatoire
L'individu n'émigre pas

Conclusion
_______________________
Donc, il consent au contrat social

La prémisse majeure n'est pas correcte, car l'inférence entre "ne pas émigrer" et consentir à quelque chose qui n'existe pas -un contrat social- n'est pas valide.

Mike Huben utilise plusieurs arguments pour justifier que le contrat social soit un contrat comme un autre.

Reprenons son argumentation.
La constitution et les lois sont nos contrats écrits avec le gouvernement. Il y a des plusieurs moyens explicites par lesquels les gens font un "contrat social" avec un gouvernement. Le plus common est quand vos parents choisissent une résidence officielle et/ou citoyenneté après votre naissance. Dans ce cas, vos parents ou tuteurs contractent pour vous, et ont exercé leur pouvoir sur vous. Aucune action explicite supplémentaire n'est exigée de votre part pour continuer l'accord, et vous pouvez le terminer n'importe quand en partant ou en renonçant à votre citoyenneté. Les immigrés résidents, et les visiteurs contractent à travers le serment de citoyenneté (jurer de repsecter et soutenir les lois et la constitution).. Les citoyens nés sur le territoire le réaffirment quand ils prennent part aux votes, joignent volontairement les forces armées, paient leurs impôts etc. Ce contrat a une forme assez commune: une fois entré sur le territoire, il est continué implicitement jusqu'à ce qu'il soit révoqué explicitement. Quelques libertariens veulent signer réellement un contrat. Or emmenez-les à un restaurant et voyez s'ils pensent sortir sans payer parce qu'ils n'ont rien signé. Le restaurant met un prix et derrière cet échange être nourri contre paiement un contrat implicite existe. Le fait même de votre consommation crée une dette. Le contrat social est comme un autre contrat même s'il peut être modifié "unilatéralement."

Considérez l'achat d'un appartement. Vous avez un contrat avec un condominium, en consentant à payer le prix, vous acceptez que l'association prélèvent des charges pour les services fournis et vous obéissez aux règles qui ont été choisies par l'association. A l'intérieur vous avez un vote égal aux autres résidents quand il s'agit de discuter du budget et des règles. Si vous n'aimez pas le budget ou les règles qui sont décrétées, vous pouvez voter avec vos pieds ou persuader tout le monde de les changer.

Pourquoi est-ce que je devrais être contraint pour partir si je n'aime pas le contrat social?
Pourtant je déaisse un appartement si je change d'avis au sujet du bail. En fait vous ne possédez pas le condominium, de même que vous ne possédez pas la nation. Au plus, vous pouvez posséder quelques propriétés dans le condominium, de même que vous pouvez posséder quelques propriétés dans la nation.

Notre contrat social aux USA est un contrat agréable, volontaire que les libertarians devraient aimer. Même mieux, parce que vous pouvez le terminer en partant n'importe quand. Il n'y a aucun obstacle fait par le gouvernement Américain pour émigrer hors des USA.
Oui, vous pouvez émigrer. Même si personne ne trouve EXACTEMENT ce qu'il veut, vous pouvez choisir un autre pays où vivre.
Il y a en gros 200 nations auxquelles vous pourriez émigrer. Ils sont le produit d'un anarcho capitaliste: il n'y a aucun sur-gouvernement à ces nations souveraines. En effet, la seule différence entre l'anarchie de nations et libertopia est que les anarcho capitalistes souhaitent des Etats plus petits. Ces nations ont trouvé qu'il est coûteux de défendre territorialement des Etats petits.


L'argumentation de Mike Huben est plus convaincante car plus élaborée que la précédente. La plupart d'entre-vous y êtes sensible.

La réponse est cependant simple : le contrat social n'existe pas parce qu'il n'y a pas de droit de sécession individuel, ni territorial.

L'auteur le dit : on n'est pas propriétaire de la nation comme on n'est pas propriétaire du condominium (cependant on est copropriétaire du condominium et seuls ceux qui ont acheté un appartement votent) Or que l'on sache la nation n'est pas traitée comme un condominium ou une copropriété (ce qu'elle devrait être). La notion de consentement veut dire que l'on peut vendre ses droits de vote, que l'on peut créer un Etat, que l'on peut objecter que l'on peut choisir un statut de métèque ou le droit d'ignorer l'Etat. En absence de ces règles assurant le consentement, il n'existe ni consentement ni contrat social.

c) L'impôt n'est pas différent du racket de la mafia
Concept volé ou Concept vrai Cela renvoit à la "propriété c'est le vol". Les libertariens affirment souvent :l'impôt c'est le vol.

C'est de la rhétorique pour nos adversaires, pour eux la taxation n'est pas extorsion, elle est une charge pour couvrir les frais de la production des services offerts par l'Etat. C'est la où l'on mesure l'importance de la vision angélique de l'Etat ou de la fausse analogie entre copropriété et Etat.

d) Les libéraux s'opposent à l'initiation de la force, mais entérinent la violence qui a donné naissance aux droits de propriété

C'est la Vision hobbesienne de la naissance des droits de propriété, "Mights make Rights" par opposition à lémergence des droits de propriété selon une règle spontané de "homesteading" qui correspond à la vision Lockéenne de l'émergence de l'Etat. C'est un débat de fond. Mais justement les libéraux n'entérinent pas cette initiation de la force qui donne naissance aux droits de propriété! Mike Huben prête aux libéraux des attitudes qu'ils n'ont pas parce qu'ils ne sont pas hobbésiens comme lui. Ce n'est une contradiction que parce que l'on est hobbésien. C'est là encore une fausse analogie

e) les libéraux ne sont pas crédibles, car pour eux la source de tous les maux est toujours l'intervention de l'Etat.

Cet argument qui nous est souvent opposé se présente comme un syllogisme cohérent. Il prétend que l'on commet un sophisme lié à l'induction que l'on appelle le refus des exceptions (l'inverse de la généralisation hâtive).

L'idée est que tout ce qui est exagéré est mauvais en soi ( Ethique d'Aristote) nous avons alors le syllogisme cohérent suivant :

prémisse majeure:
Tout ce qui est exagéré n'est pas crédible en soi -(ethique d'Aristote)
premisse mineure:
Les libéraux exagèrent lorsqu'ils attribuent toujours tous les maux à l'Etat- (refus des exceptions)
conclusion
_________________________________
Donc les libéraux ne sont pas crédibles

La réponse est simple : la prémisse majeure fait référence à une proposition générale sur l'excès comme mal en soi. C'est en ce sens que le syllogisme est faux. Mike Huben présupose une éthique particulière celle d'Aristote qu'il applique à l'Etat qui n'est pas une personne alors que l'éthique d'Aristote est une morale particulière qu'il propose pour évaleur le comportmeent d'un individu. C'est un sophisme de fausse cause

Par exemple, est-ce-à-dire que la tolérance zéro vis-à-vis du crime est mal en soi? Il y a un montant optimal de crime parce qu'il en coûte de lutter contre le crime, non pas parce que l'on désirerait un montant positif de crimes.Ce qui n'est pas la même chose. La critique repose sur une éthique particulière liée au comportement humain : ce qui est excessif est mauvais en soi. Le crime est mauvais en soi non pas parce que c'est excessif mais parce que cela viole des droits individuels!

Les hommes de l'Etat violent les droits individuels et commettent donc des crimes. On les supportent parce qu'ils détiennent le monopole de la coercicion et qu'il en coûte de s'en débarrasser.

Cependant le sophisme soulève une question intéressante débattue dans la littérature économique: peut-il y avoir des exceptions aux effets maléfiques de l'Etat ?

Certains le pensent comme D.North, M.Olson ou de Jouvenel. C'est la discussion sur le monopole du crime dans les activités criminelles, qui serait meilleur que la concurrence car cela réduit le montant de crime dans la société. Il se peut aussi que de la poursuite du mal naisse un bien inattendu, comme de la poursuite du bien nait de manière inattendue le mal.

Les libéraux commettraient alors le sophisme du "refus de l'exception à la règle". C'est un argument sérieux qui est opposé aux libertariens et qui les fait souvent passer pour des dogmatiques.

Le monopole est mauvais pour fournir un "Bien", mais est bon pour la production d'un "Mal". Cette discussion est en rapport avec la métaphore criminelle de l'État. La compétition comme un processus de rivalité augmente le produit, le monopole la réduit. Si le produit est un "bon" (bouteilles de Coca-Cola) la compétition augmente la production; donc la compétition est "bonne" tandis que le monopole est "mauvais."

C'est la vision habituelle de la compétition. Par analogie, si le crime est "mauvais", la compétition en augmentant la production, augmenterait le nombre de crimes . Dans ce cas un monopole sur le crime réduit la production soi-disant du "mal" et donc est "bon."

Nous pouvons reformuler la même discussion avec une autre métaphore - la métaphore de la pâture commune. La compétition entre les pêcheurs pour capturer du poisson dans la mer épuise, très rapidement, le stock de poisson. Il en serait de même avec les bandits.

La compétition entre des bandits pour exploiter la capacité productive des paysans ou négociants épuise le stock de gens productifs. La solution consisterait à établir des droits de la propriété sur les paysans et négociants - c'est-à-dire l'esclavage.

Les deux analogies conduisent à trois confusions:
1) un crime est une relation entre au moins deux personnes, pas une relation entre un prédateur et un animal. Les victimes de prédateurs humains sont des êtres humains. Un crime, par définition, est une violation de droits de la propriété y compris de la propriété de soi. Le crime est un concept qui logiquement dépend du concept antérieur du droit de propriété sur soi. Si aucune propriété n'est possédée, alors la notion de crime n'existe pas.

2) identifier la "notion de crime" avec le mot "mauvais" présuppose une définition du "bon" ou "du mauvais." Si nous identifions "bon" avec le respect de règles - ne violez pas la propriété d'autrui - la réduction des actions "mauvaises" est une bonne chose. Mais si nous identifions "bon" et "mauvais" avec les conséquences d'une action, alors favoriser les actions avec les "bonnes" conséquences et réduire celles avec les "mauvaises" conséquences est une "bonne chose". Mais supposons maintenant que commettre un crime (ie violer un droit individuel) conduit à de "bonnes" conséquences, alors la compétition dans le crime est "bonne" parce que l'on en produit plus et le monopole est "mauvais!" parc eque l'on en produit moins. C'est aussi un débat sur le concept de démocratie.

3) l'usage du mot "monopole" présuppose ex ante un droit de propriété sur un produit, une personne, ou une part de marché qui peut être donné seulement s'il y a déjà un monopole de la contrainte sur un territoire. La compétition sur un marché exclut tout droit de propriété sur une personne ou des parts de marché.

Supposer que la compétition augmente la production pendant que le monopole la diminue, c'est adopter la définition du monopole et de la compétition à la mode de Cournot. Si l'on adopte la vision classique de la compétition comme un principe de liberté d'entrée sur un marché, on ne peut pas affirmer que la compétition augmente et le monopole diminue la production. Par ailleurs sur un marché respectant le principe de l'échange volontaire, on peut toujours refuser de consommer un produit qui bénéficie d'un monopole légal. Rien de cela n'existe avec les bandits.

L'application des deux concepts de compétition et monopole à une sphère où la violence est la règle ne paraît pas par conséquent être correct. Un monopole fermé sur un marché est assez différent d'un "monopole ouvert" qui caractérise l'interaction entre bandits stationnaires. Violence ou menaces de violence sont au coeur de l'échange entre bandits et leurs victimes.

L'idée qu'un bandit stationnaire commettra moins de crimes que plusieurs bandits en compétition pour taxer les mêmes "paysans" est négliger, en premier, que plus ou moins les crimes sont toujours des crimes et, en second, qu'un monopole est une concentration de pouvoir dans les mains de quelques prédateurs non limité par le pouvoir d'autres prédateurs. Même si le bandit a le pouvoir de taxer la productivité de ses victimes, il n'a pas de moyens de savoir quand il est optimal d'arrêter cette prédation.

L'erreur réside dans le fait que les victimes ne sont pas des animaux mais des êtres humains. Les gens demandent la protection contre les crimes. Donc la compétition dans moyens de réduire le crime est "bonne" tandis qu'un monopole dans les moyens pour réduire le crime est "mauvais"! La conclusion est juste l'inverse.

Cette interprétation de la métaphore criminelle par Mancur Olson ou autres contrastent avec l'approche d'un penseur libertarien comme Murray Rothbard.

Rothbard partage la théorie d'Olson (les hommes d'Etat sont des criminels organisés), mais pas sa conclusion: nous devrions accepter le monopole du vol d'un bandit stationnaire parce que c'est meilleur que la compétition dans vol entre des bandits non stationnaires. Cette théorie fait du bandit stationnaire "un chef suprême féodal qui, au moins théoriquement, 'possède' tous les individus dans son domaine.

Tous les libertarians ont une idée claire de la notion d' un droit de propriété acquis justement par la théorie de l'homesteading. En fait, tout le monde comprend clairement que nous avons à lutter et à civiliser les prédateurs de toutes sortes pour être enfin libre.

Le gouvernement est le grand Satan. Tout le mal vient du gouvernement, et tout le bien du marché selon l'Ayatollah Ayn Rand.

Cet argument reproduit le précedent avec une erreur non négligeable, la philosophe Ayn Rand est partisante d'un Etat fort et minimal. On remarquera l'usage des mots Satan et Ayatolla en opposition ,qui sont des qualificatifs faisant appel à l'émotion. c'est le ad odium.

Seul le gouvernement détient la force quel que soit le nombre d'indiens tués par les pionniers du far West, quelque soit le nombre de noir mis en esclavage par des propriétaires privés.

Mike Huben ironise sur l'usage de la coercition en suggérant que des personnes privées aux Etats Unis l'ont utilisées abondamment. Là encore c'est oublier qu'un tel usage de la force par des personnes privées n'étaient possible que grâce au monopole de l'Etat sur l'armée et la justice. Il était légal de mettre en esclavage des noirs et de conquérir par la force les territoires indiens. L'Etat américain et non des propriétaires privés n'a pas respecter les traités passés avec les indiens parce qu'il avait vaincu les indiens et qu'en dernier ressort il détenait le monopole de la force.

Les enfants, les criminels, les adeptes du culte de la mort, les dictateurs et vous, les libertariens, avez le même droit inaliénable de détenir des armes conventionnelles, chimiques, biologiques ou nucléaires.

Même sophisme qu'avec les scientologues. Syllogisme de classification, amalgame et attaque ad odium.

Toute la nourriture, les médicaments devraient être entièrement déréglementés, chaque industrie devrait être capable de tuer 60 000 personnes chaque année comme le fait l'industrie du tabac.

Cette phrase présuppose que toute déréglementation conduit à des crimes et que toute entreprise a pour seul objet de tuer ses clients. Elle présuppose aussi que l'Etat qui réglemente ne tue pas, en dépit de l'expérience historique qui démontre le contraire et dans ce cas il ne s'agit pas de 60 000 personnes mais de millions de gens.
Sophisme classique du ad odium

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Question posée par E.Bruckner sur Internet.

Evaluer l'argument suivant:
Extrait de L'Imaginaire d'Internet de Patrice Flichy, Ed. La Découverte, octobre 2001 :
 Toutes ces personnes qui croisent le fer avec [Louis] Rossetto et Wired Magazine ont effectivement mis le doigt sur une contradiction clé de la position des cyberlibertariens. Internet s'est développé en dehors du marché pendant près d'un quart de siècle, grâce aux finacements publics (ARPA, NSF, gouvernements des états [locaux américains], universités). Ces fonds publics ou quasi-public ont permis d'inventer et de construire le réseau, mais ont aussi facilité une utilisation expérimentale, puis massive, au sein du monde académique. Sans l'Etat les cyberlibertariens ne pourraient développer leurs idées ou idéaux aussi facilement. Au lieu de cracher dans la soupe et critiquer l'Etat, ils devraient le remercier.


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