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Bienvenue sur le site de Bertrand Lemennicier  Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'homme, ces droits sont : la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l'oppression (Article 2 de la déclaration des Droits de l'Homme et du citoyen du 26 août 1789)  "Quand même tu aurais à vivre trois mille ans, et trois fois dix mille ans, dis-toi bien que l'on ne peut jamais perdre une autre existence que celle qu'on vit ici-bas, et qu'on ne peut pas davantage en vivre une autre que celle qu'on perd". Marce Aurèle, Pensées, Livre II, maxime 14  "La vertu de la rationalité signifie la reconnaissance et l'acceptation de la raison comme notre seule source de connaissance, notre seul juge des valeurs et notre seul guide d'action" Ayn Rand , La vertu d'égoisme,  J'ai le pouvoir d'exister sans destin, Entre givre et rosée, entre oubli et présence. Médieuse de Paul Eluard 1939 
stratégie vers la liberté
 
Stratégie vers la liberté
"Si la liberté représente la fin politique suprême, il s'ensuit qu'on doit user des moyens les plus efficaces pour l'atteindre, c'est-à-dire les moyens qui permettront d'atteindre le but le plus rapidement et le plus complètement possible. Cela signifie que le libertarien doit être  abolitionniste Ÿ, qu'il doit viser l'objectif de la liberté dans les plus brefs délais", dans :
Stratégie vers la liberté par M.Rothbard 1982 The Ethics of Liberty Humanities Press, Atlantic Highlands.
Abolition de l'esclavage privé en 1848, à quand l'abolition de l'esclavage étatique?

Stratégie vers la liberté.

par Bertrand Lemennicier (actualisée en mars 2011)

"Une théorie systématique de la liberté est un phénomène rare; mais l’exposé d'une théorie pour une stratégie de passage à la liberté est pratiquement introuvable"

Cette phrase écrite par M.Rothbard dans le dernier chapitre de son livre sur l'Ethique de la liberté, paru en 1982, reste d'actualité, en dépit du fait que les révolutions conservatrices britanniques et américaines, celles du Chili ou de la Nouvelle Zélande comme des expériences de la transition à une économie de marché des pays de l'Est, ont permis de développer un certain savoir faire dans ce domaine. Il n'empêche que l'exposé d'une théorie pure pour une stratégie de passage à la liberté comme de son application à la France reste à faire. C'est l'objet de ce texte que de proposer une esquisse de cette théorie et de son application au cas français.

La stratégie classique vers la liberté



Les révolutions conservatrices britanniques et américaines, celles du Chili ou de la Nouvelle Zélande comme celles des expériences de la transition à une économie de marché des pays de l'Est, comme en Estonie ou en République Tchèque ont permis de développer un certain savoir faire dans le domaine d'une transition à une société de liberté ou tout au moins à une économie de marché lorsque le pouvoir a été conquis par une élite politique acquise aux idéaux de liberté via un processus démocratique (Nouvelle Zélande) une contre-révolution sanglante (Chili) ou une révolution de  velours (République Tchèque).


Reprenons les paroles du Président de la République Tchèque Vaclav Klaus lorsqu'il a engagé en tant que Ministre des Finances et Premier Ministre la transformation d'un pays communiste la Tchécoslovaquie en un pays libre avec une économie de marché dynamique dans le cadre d'une démocratie pluraliste. Cela a été possible parce que, et je cite :


"Nous avions:


1- Une vision claire de la société que l'on voulait établir


2-Une nouvelle élite politique compétente qui se trouvait soudainement en position de préparer et mettre en œuvre une stratégie de transformation du pays


3- La possibilité pour ces hommes politiques nouveaux de bénéficier d'un large soutien populaire pour des mesures qui sont habituellement douloureuses et impopulaires. "


Ces trois propositions, en fait, définissent une stratégie de conquête du pouvoir politique et de passage à une société de liberté. Les révolutions dites conservatrices que l'on a observées dans les démocraties pluralistes à l'Ouest ont aussi respecté ces trois propositions.

 

Puisque mon propos concerne essentiellement un pays comme la France, on peut se poser la question de savoir si les français ont une vision claire de la société dans laquelle ils veulent vivre, si l'élite politique est compétente pour mettre en pratique une transformation du pays et si cette élite politique bénéficie d'un large soutien populaire.


La réponse est négative pour les trois propositions.



1) Les français ont une vision claire de la société dont ils ne veulent pas, malheureusement ils s'opposent sur ce point, les uns refusant une société de liberté et les autres refusant une société fondée sur la peur, le protectionnisme et le paternalisme (ou le maternage) exacerbé de la sociale démocratie qui nous est aujourd'hui imposé par nos élites politiques.



2) La France ne dispose pas d'une élite politique compétente et libérale mais d'une oligarchie de fonctionnaires élitistes foncièrement étatistes et interventionnistes (qu'elle soit de droite ou de gauche) qui a pactisée avec les syndicats et les médias qui sont aux mains de la gauche. Ce qui la disqualifie pour mener une telle transformation



3) Si l'on en juge par ce que l'on observe sur la distribution des votes aux premiers tours des élections présidentielles depuis les années 1995 , celle-ci est multimodale et tend vers une distribution bimodale aux extrêmes contrairement aux pays où la révolution conservatrice s'est imposée et où la distribution des votes y était uni modale, traduisant un plus large consensus et une stabilité politique plus grande La distribution bimodale des votes en France traduit une absence totale de consensus .

Ce qui vaut pour les français vaut-il pour l'ensemble des français qui se disent ou se veulent "libéraux" ou ultra-libéraux  voire  libertariens.


Est-ce que les libéraux en France ont une vision claire de la société qu'ils veulent établir ?
Est-ce qu'ils disposent d'une élite politique compétente qui puisse soudainement mettre en œuvre une transformation du pays ?


Peuvent-ils bénéficier d'un large soutien populaire pour des réformes douloureuses et impopulaires ?  La réponse est : non.

a) On ne peut pas admettre qu'ils ont une vision claire de la société qu'ils veulent établir. Sommes nous tous d'accord, par exemple pour une privatisation totale de l'Etat Providence, pour la privatisation des rues et ou des villes, des armées, de la police, de la justice, pour la légalisation du commerce de la drogue, ou pour la sécession d'une partie du territoire ou bien encore pour reconnaître le droit de sécession individuelle ou le droit de divorcer avec l'Etat français en revendiquant un statut de citoyen affranchi?


b) Est-ce que les libéraux disposent d'une élite politique compétente qui puisse soudainement après une révolution de velours  mettre en œuvre un programme qui transforme la France en une société libre ? Entre 2002 et 2007  parmi les 368 députés de l'UMP à l'assemblée nationale, 77 se déclaraient libéraux et militaient dans le groupe des réformateurs, cela ne fait même pas une majorité au sein même du parti majoritaire à l'assemblée.


c) Est-ce que les libéraux disposent d'un soutien populaire ? Alain Madelin a fait 2.70% des inscrits aux élections présidentielles de 2002, Jacques Chirac en a fait 13.75% et Bayrou 4.70% ! Même si Madelin a atteint 11% des suffrages exprimés dans les communes riches, on ne peut parler de soutien populaire. Là aussi le pessimisme est de rigueur, pire En 2007 les candidats ouvertement libéraux n'ont pas dépassé 1% des votes.
Si les libéraux eux-mêmes ne disposent pas de ces trois atouts, ils ne pourront pas conquérir le pouvoir politique en 2012 ou 2017 dans le contexte d'une démocratie pluraliste
si elle existe encore !


Revenons sur cette stratégie.
a) Proposons un contrat libéral pour les français
b) Constituons un parti politique avec un leader charismatique (Un artiste disposant d'un capital médiatique et en bute à la fiscalité : ma liberté de pensée )
c) Construisons un réseau de Think-tanks (réservoirs de pensée) pour conquérir le pouvoir politique en modifiant l'opinion publique française en faveur des thèses libérales.

Or, c'est effectivement cette stratégie qui a été suivie par les libéraux classiques de ma génération, elle a échoué.

a) Nous avons un contrat libéral. Sans doute n'est-il pas suffisamment radical pour emporter l'adhésion de tous les libéraux des plus modérés aux plus extrêmes, mais il existe et peut quand même avoir le soutien de tous.

b) En revanche, nous n'avons plus de parti libéral (Démocratie Libérale), mais ce qui reste d'un parti libéral : les réformateurs, complètement absorbé dans un parti conservateur acquis aux idées étatistes et aux idées de gauche à l'exemple de Patrick Ollier qui, dans une allocution devant l'association Liberté Chérie à Rueil-Malmaison, à endosser la conception marxiste et socialiste de la démocratie. Il l'a fait sans s'en rendre compte. Par ailleurs, nous n'avons jamais eu de leader charismatique (A. Madelin était-il suffisamment charismatique en dehors des cercles initiés?).

c) Nous avons échoué dans la constitution d'un réseau de think-tanks libéraux. Le succès de la stratégie des think-tanks a pourtant été démontré par les révolutions libérales mises en œuvre par les tories en Grande Bretagne, les républicains aux Etats Unis ou les sociaux démocrates en Nouvelle Zélande. Mais cette stratégie a pu être mise en œuvre dans ces pays parce que le marché des idées y est ouvert et non monopolisé par l'Etat ou une classe d'intellectuels subventionnés par l'Etat. Par ailleurs, le système fiscal est très favorable aux fondations ce qui permet de drainer de l'argent vers ces think-tanks. Dans un pays comme la France, une telle stratégie a échoué jusqu'à maintenant.

Le marché des idées est monopolisé par une élite intellectuelle et universitaire subventionnée par l'Etat (Ecole Normale supérieure, Ecole Polytechnique, Ecole Economique de Paris) et peu favorable aux idéaux de liberté individuelle. Par ailleurs, le système de fondations est sous l'emprise d'un monopole public, celui de la fondation de France, et est sous le regard attentif de l'Etat qui autorise la création de la fondation (sous le label "reconnu d'utilité publique"!). Le système fiscal lui-même incite peu les entreprises ou les particuliers à faire des dons. Enfin, les chefs d'entreprises ont toujours préféré verser de l'argent à leurs ennemis dans l'espoir de les amadouer ou de pactiser avec eux plutôt que de les combattre en soutenant leurs adversaires : les libéraux. Et quand ils soutiennent des Think-tanks, ils les utilisent pour exprimer leurs idées en se transformant en intellectuels et non pour combattre celles de leurs adversaires.

Cette stratégie simple et classique qui marche à l'étranger ne fonctionne pas en France. Il faut sans doute poursuivre dans cette voie et persévérer. Se mettre d'accord sur un contrat libéral, créer un parti, trouver un leader charismatique ayant déjà un capital médiatique (c'est ce qu'il y a de plus long à constituer) et monter un réseau des Think-tanks disposant de moyens à la hauteur de la tâche à entreprendre.

Cependant l'échec de notre génération (mesurée par l'échec aux présidentielles de 2002 et de 2007) doit nous faire réfléchir à d'autres stratégies complémentaires voire substituables. Il faut y réfléchir d'autant plus rapidement que nous approchons d'une situation pré- révolutionnaire lorsque ma génération partira massivement à la retraite en 2015 entraînant une explosion de la dette sociale.

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L'erreur fondamentale de notre génération est d'avoir pensé que la conquête du pouvoir politique était un objectif à poursuivre, et en conséquence qu'il fallait conquérir et convertir les électeurs aux idéaux de la liberté individuelle.  Comme le souligne Tom Palmer discutant du livre de Brian, l’argument comme quoi un monde libertarien émergerait si tout le monde désirait une telle société (argument souvent avancé par les hommes politiques libéraux) est erroné. C’est aussi absurde que de dire que le marché fonctionne que si les gens qui y participent comprennent comment il fonctionne. Car justement les processus de marché ont cette particularité d’économiser la connaissance, ils n’exigent pas des participants qu’ils comprennent comment cela fonctionne. Si les mécanismes de marché étaient efficients dans leur fonction de coordination des plans individuels que si tous les participants étaient des économistes chevronnés, les individus seraient encore à l’ère de la cueillette et de la chasse.

 Par ailleurs, pourquoi devrait-on faire en sorte que tout le monde partage nos idéaux? Nous ne voulons pas imposer par la force (injuste de la loi) notre vision de la société à ceux qui aiment vivre comme des esclaves ou des "serviles". Nous voulons empêcher les autres de nous imposer par la force leur vision de la société. Ce n'est pas la même chose. Nous exigeons qu'ils obtiennent notre consentement. C'est en cela que la stratégie de la conquête du pouvoir et l'éducation de l'élite intellectuelle et par ricochet des masses est une erreur. 

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Pour une stratégie radicale vers la liberté

Une stratégie plus radicale consiste non pas à proposer une vision « libérale » de la société à nos concitoyens et à l’imposer par la conquête du pouvoir politique mais à lutter contre la tyrannie qui selon John Locke se définit comme suit, je cite :

 « La tyrannie consiste à exercer le pouvoir au-delà de son domaine légitime »

[Deuxième traité du Gouvernement Civil, Chapitre XVII De la tyrannie pp.191]

Elle consiste donc  à revendiquer l'abolition de toutes les lois et règlementations qui violent les droits naturels et imprescriptibles des individus, ces droits sont : la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l'oppression. Je vous rappelle que cette stratégie consiste à faire respecter l'article 2 de la déclaration des droits de l'homme inscrite au préambule de notre constitution de 1958.



"Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'homme, ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l'oppression"

Connaissant cet objectif, il s'agit alors de le


1) poursuivre avec constance


2) ne jamais commettre d'action ni utiliser des moyens qui implicitement ou explicitement contredit cet objectif.



Cette contrainte latérale ne laisse subsister que peu d'issues. Nous en avons repéré 5 par ordre croissant de radicalisation : le combat des idées, l'action collective avec des mouvements abolitionnistes, la désobéissance civile, la légitime défense ou le droit de résistance, le droit d'ignorer l'Etat ou de constituer de nouvelles formes d'Etat. Reprenons les un par un.

a) Combat des idées pour délégitimer les actions des hommes politiques et des groupes de pression et associations qui les soutiennent.


Cette stratégie consiste à modifier à long terme, non seulement l'opinion publique à laquelle les hommes politiques en mal de réélection sont si sensibles, mais aussi la perception que peuvent avoir les individus sur la réalité de la société contemporaine et en particulier sur les actions des hommes de l'Etat. Il ne s'agit pas ici de convertir l'opinion publique à la compréhension de l'incomparable supériorité morale des institutions marchandes ou de la règle de Droit par opposition à la législation, il s'agit de démontrer l'immoralité fondamentale des actions et décisions politiques. Le jour où une grande fraction de la population cesse de croire dans la légitimité de l'action politique ou dans la rectitude des hommes de l'Etat, un divorce profond s'instaure entre le citoyen et ces derniers. Il s'agit en fait de priver les hommes politiques en place de droite comme de gauche d'un soutien populaire.

 
Il faut le faire au quotidien avec des mots et des slogans. Lorsqu'un policier vous arrête parce que vous conduisez sans avoir attaché votre ceinture de sécurité ou que vous téléphonez avec votre portable dans une main et l'autre sur les cuisses de votre voisine, vous lui rappelez qu'il est payé pour protéger nos droits individuels, pas pour les violer. Quand un inspecteur du travail, un douanier, un inspecteur des impôts vous contrôle vous lui rappelez qu'il est le complice de factions politiques organisées qui n'ont aucune légitimité puisqu'ils commettent des crimes à grande échelle (le vol et la spoliation légale sont des crimes), qu'ils ne représentent même pas un français sur six et qu'ils ne sont mandatés par personne puisque les votes sont anonymes.

Ces factions politiques oppressent le pays, Il est donc de leur devoir de désobéir aux ordres qu'ils reçoivent. N'hésitez pas à utiliser le mot "vol" pour impôt ou à parler de "spoliation légale" quand une discussion vient sur les thèmes de la fiscalité. Quand vous payez votre essence, demandez au pompiste quelle est la part du prix qui va dans la poche de l'Etat, surtout si vous n'êtes pas seul à faire la queue au guichet. Posez-lui la question pourquoi il collecte l’impôt ? Exigez de lui payer que la part concernant son activité. Demandez lui sa carte d’inspecteur des impôts, s’il ne l’a pas (et pour cause) refusez de payer cette part des impôts car il n’est pas habilité à prélever l’impôt.

Demandez à votre patron pourquoi il se fait collecteur d'impôts et contributions sociales, exigez de lui qu'il vous verse votre salaire plein, celui qui correspond au coût qu'il paie. Refusez qu'il prélève ce qui vous est du. Quand un clochard ou une association caritative fait la manche n'hésitez pas à leur rappeler que l'Etat vole déjà votre argent pour les subventionner et que la solidarité forcée évince la charité privée.


Il s'agit d'habituer les gens à afficher publiquement leur véritable opinion et à résister publiquement au politiquement correct. Le combat des idées dans ce sens là est essentiel. C'est par lui que les actions coercitives entreprises par les hommes politiques ou de l'Etat deviennent illégitimes. Une fois cet objectif atteint, il n'y a plus de soutien populaire et une étincelle peut mettre le feu à la prairie enclenchant une révolution de velours.

b) Action collective et mouvement abolitionniste


C'est la stratégie favorite des français qu'ils soient de droite ou de gauche. Le nombre d'associations activistes à but non lucratif dépasse l'imagination. Entre SOS racisme, Act Up, la Licra, les féministes, les chasseurs, les sans logis, les sans papiers, les restaurants du cœur, l'armée du salut; secours catholique, association pour la diffusion de la pensée française, les associations pour la taxe Tobin, les alter mondialistes et l'association laïque des francs et franches camarades, la fédération nationale chevaline, ou de tennis ou de judo etc., .il y en a des centaines de milliers.


La création d'une ligue des droits individuels ou d'un mouvement abolitionniste contre l'esclavagisme d'Etat, bref d'un mouvement libéral actif et conscient de lui même, comme l'évoque M. Rothbard , est une action civile dont il ne faut pas se priver. L'association Liberté Chérie pourrait être l'embryon d'un tel mouvement au lieu de se cantonner à des mouvements anti grève.   N'oublions pas qu'il s'agit là de l'arme favorite de l'extrême gauche. Le mouvement ATTAC, avec l'argent du contribuable, hélas est là pour le démontrer aussi.

Outre des manifestations publiques pour réclamer l'abolition de toutes les lois et règlements qui violent les droits individuels, la mise en accusation des hommes de l'Etat devant les tribunaux pénaux internationaux pour crime contre l'humanité autre que les crimes de sang c'est-à-dire pour toute violation des droits individuels est un moyen d'une part de freiner les ardeurs des hommes de l'Etat et d'autre part un moyen d'éduquer la population dans la
défense de ses droits individuels.


Enfin, c'est rappeler aux citoyens qu'il faut exercer l'article 2 de la déclaration des droits de l'homme. Il existe en France des associations qui explicitement se chargent de rappeler aux hommes de l'Etat d'autres articles de cette déclaration des droits de l'homme. Il en est ainsi des associations de défense des contribuables comme  contribuables associés  qui s'efforce de faire pression auprès des hommes politiques pour qu'ils contrôlent mieux les dépenses publiques, évitent les gaspillages, jouent la transparence et diminuent les impôts. Mais les hommes politiques ne maîtrisent plus la machine étatique depuis longtemps.


La création d'une avant garde intellectuelle pour un changement social radical ne peut être négligé. Mais cet avant garde révolutionnaire peut-elle prendre la forme d'un parti ou d'une faction politique? L'existence d'un parti libéral est sans doute contradictoire avec les idéaux même des partisans de la liberté et du respect des droits individuels.


En effet, en imaginant que les libéraux viennent au pouvoir (on imagine volontiers la frayeur de ceux qui vivent de l'Etat), ils y viendront en formant des coalitions avec des gens qui ne partagent pas fondamentalement leur point de vue et qui violeront les droits individuels, par ailleurs, ils seront complices des hommes politiques avec qui ils s'allieront et qui useront d'un moyen immoral -la procédure démocratique puisqu'elle consiste à imposer son choix à une minorité pour atteindre leurs objectifs.


La forme concrète d'une avant-garde libérale est celle d'un mouvement abolitionniste ou d'un mouvement constitutionnaliste ayant pour objet fondamental de contraindre ceux qui gouvernent à respecter les droits individuels. Ces gardiens de la déclaration des droits individuels pourraient user de tous les moyens possibles et imaginables pour atteindre leur objectif dans le respect strict des principes libéraux.

 

c) Désobéissance civile

John Rawls définit la désobéissance civile comme un acte public, non violent et conscient contraire à la législation et fait pour modifier la loi ou la politique du gouvernement. La désobéissance civile est un acte politique d'une part parce qu'il s'adresse à la majorité des citoyens et d'autre part parce qu'il est guidé par des principes moraux. Enfin, il doit être public et non violent. En effet il s'agit de montrer aux autres ses convictions morales et politiques, il s'agit de faire appel au sens de la justice ou du Droit. En revanche, la désobéissance civile n'est pas le rejet de la Loi ou du Droit en soi. Enfin, il s'agit d'un refus conscient de se conformer à la législation ou à la loi

Il s'agit :"d'en appeler aux autres, qu'ils se mettent à notre place, et qu'ils reconnaissent qu'ils ne peuvent s'attendre à ce que l'on acquiesce indéfiniment aux termes qu'ils nous imposent"

Il y a quelques exemples institutionnalisés de refus de se conformer à la loi. Le refus de la conscription qui a donné naissance au statut d'objecteur de conscience. Le refus de pratiquer l'avortement pour un médecin ou un journaliste de révéler les sources de ses informations avec la clause de conscience. D'autres ne le sont pas. Refuser de déclarer la naissance de ses enfants à la Mairie, de répondre au recensement, de ne pas porter de ceinture de sécurité dans sa voiture, de ne pas payer ses impôts ou d'adhérer à la sécurité sociale etc.sont sanctionnés par la loi.

John Rawls retient, dans le fond, quatre justifications principales pour pratiquer la désobéissance civile

 :

1) Il faut une claire violation des principes de justice qui sous tend l'action politique.
Pour un libéral il faut qu'il y a ait une claire violation des droits individuels. Il y a une différence entre ne pas porter sa ceinture de sécurité et ne pas respecter une limite de vitesse qui peut être édictée par un règlement intérieur d'une copropriété que vous visitez.

2) Le recours aux procédures légales a échoué. Les recours constitutionnels ou juridiques et /ou la pression auprès des partis politiques ont été des solutions explorées mais vaines.

3) Une absence de contradiction entre les minorités qui contestent la législation.
Le droit à l'avortement implique un conflit entre deux minorités les religieux et les féministes.

4) Enfin que le système politique prévoit cette option.

L'article 2 de la déclaration des droits de l'homme prévoit justement une telle possibilité.
On en a une expérience avec la question de la sécurité sociale et le Mouvement pour la liberté de la protection sociale (MLPS). Mais la désobéissance civile généralisée semble vouée à l'échec tant que les conditions "objectives" d'une révolution ne sont pas réalisées. Cependant il faut le réseau d'associations et de mouvement pour réagir quand l'option viendra.

d) Droit d'ignorer l'État ou de divorcer d’avec l’Etat,

On peut ignorer l'État dans les services régaliens qu'il offre. Il suffit de ne pas s’adresser à ses services. Au lieu de vous adresser à un tribunal public, réglez vos conflits avec des arbitres ou des gens que vous nommez comme arbitres avec vos contractants. Certes vous payez deux fois le même service, mais vous signalez votre désaccord. Au lieu d'être salarié ou d'être soumis au droit du travail, devenez travailleur indépendant et contracter librement en vous délocalisant, en choisissant un cabinet juridique et une assurance qui vous protège mieux que ce que peuvent vous offrir la législation du travail et les syndicats.

Pratiquez le troc et les échanges sous forme de SEL ou de E gold. Dématérialisez vos revenus et comptes bancaires en choisissant les formes à venir de paiement électronique sur Internet. Délocalisez votre épargne hors d'Europe. Délocalisez-vous totalement sur Internet.

Entrez dans l’économie souterraine à la manière des libertariens de gauche développé dans le Manifesto de Konkin III, devenez clandestins, déclarez votre décès après avoir donné le peu de vos actifs à vos enfants et reprenez une nouvelle vie de sans papier.

Devenez marins, achetez vous un petit bateau et naviguez en dehors des eaux territoriales, domiciliez vous à Saint Bart ou aux Bahamas. Sinon achetez-vous un appartement et une suite dans un navire de croisière et vivez de vos revenus dématérialisés via Internet.

N’ayez plus de propriété en France, ni de revenus en France, placez votre épargne aux Bahamas, à Chypre ou à Singapour et louez à l’année une suite dans un hôtel des logis de France à un prix raisonnable. Avec toutes les économies réalisées vous avez largement les moyens de vivre dans ce type d’hôtel, repas compris. Vous pouvez aussi vous expatrier au Maroc où la vie est moins chère et les habitants sympathiques (ce que font déjà les retraités dont les pensions ne sont pas à la hauteur des promesses étatiques).

e) Sécession, gouvernements locaux privés, micro-États.

En fait, on peut allez au delà en revendiquant au niveau local la privatisation des rues, villes et territoires ou en laissant des promoteurs immobiliers créer des villes privées et territoires privés et faites sécession. On peut exiger par voie de référendum la sécession du territoire puisqu’après tout des territoires d’outre mer sont devenus des départements par cette voie législative. Il est intéressant de faire la remarque suivante, lorsque le territoire de Mayotte est devenu un département français par référendum des habitants de Mayotte, les hommes politiques n’ont pas proposé aux français de se prononcer sur cette nouvelle entité administrative (la constitution le leur permet). Ce précédent veut dire qu’un département français ou une commune devrait pouvoir par référendum auprès de ses habitants décider de faire sécession sans l’avis des autres français c’est-à-dire sans organiser un référendum national pour savoir si les habitants de toutes les autres communes sont d’accord pour cette sécession ! Mais ne soyons pas angélique, la constitution ne prévoit pas la sécession du territoire français qui est indivisible et dont le Président de la République Française est le garant.

Il faut donc procéder autrement par, dans un premier temps, la privatisation des parties communes (rues et locaux publics hôtel de ville, hôtel des impôts etc.) puis une fois cette opération réalisée déclarer la sécession. C'est la solution la plus drastique et celle qui respecte le plus la morale libérale. Mais elle soulève deux problèmes vitaux

 1) la sécession se fait à l’unanimité du voisinage. Elle exige donc le rachat des propriétés adjacentes à la manière des Mormons de tous ceux qui sont en désaccord avec cette opération de sécession du territoire;

 2) il faut être prêt, à l’avance, à assumer la défense armée de l’ensemble des copropriétés qui entrent en sécession. En effet, les hommes d’État refuseront cette sécession en initiant la force dont ils ont le monopole pour rétablir leur souveraineté sur ce territoire qui leur échappe car elle les prive de leur butin. 

Le choix de la commune qui va entrer en sécession et sa topographie est donc crucial. En effet, une fois la décision de sécession de la commune a été acquise par le consentement de tous, toute intervention de la police ou de l’armée française est une invasion de ce nouveau territoire et donc de facto cette défense devient une opération militaire. Il faut donc anticiper que la sécession entraînera une opération militaire pour assurer la défense de ce nouveau territoire. Cela nous amène au point suivant, qui est peu abordée par les libertariens de droite : celle de la résistance armée pour défendre nos droits individuels.

f) Légitime défense et résistance armée à l’oppression des hommes d’État

La reconquête par la violence armée d’un territoire dont les habitants se sont libérés « pacifiquement » c’est-à-dire par le consentement de tous les individus concernés par cette sécession,  devient l’invasion d’un territoire qui est la propriété ou la copropriété des individus qui y habitent. Ces derniers sont donc légitimement en droit de se défendre en faisant appel à la lutte armée par l’intermédiaire d’une milice ou en faisant appel à une ou des armées privées composées de militaires professionnels comme il en existe tant désormais sur le marché mondial de la protection. Cette armée privée intervient dans le cadre d’une guerre juste de légitime défense. La mission de cette armée privée est simple et claire: la protection de ce territoire nouvellement libéré contre l’armée française qui est devenue une armée étrangère.

La responsabilité des hommes politiques français qui engageraient une agression contre ses propres concitoyens qui refusent le joug de l’État français serait immense car ces gens là commanditeraient des crimes de guerre en entrant dans un processus de « guerre injuste » « ad bellum ». Mais les hommes politiques n'agissent pas par eux-mêmes, ils commanditent ces actions de guerre auprès des militaires français qui accepteraient de leur obéir. Cette responsabilité du combat et de la reconquête du territoire serait en totalité dans les mains de ceux qui exécutent leurs ordres. Les militaires français sont-ils prêts à tuer ou à se faire tuer parce qu’une fraction de leurs concitoyens ont divorcé physiquement d’avec l’État français et ont fait sécession ? La réponse a cette question repose entièrement dans les mains de ceux qui exécutent les ordres et non dans les donneurs d'ordre. Ce sont les exécutants qui sont responsables de leurs actes, ils doivent désobéir aux ordres quand ceux-ci violent les droits individuels de gens innocents.

Les limites de la légitime défense : "Jus in bello" ne paralyse-t-elle pas la résistance armée à un gouvernement qui n’est plus légitime ?

La première contrainte morale imposée par la légitime défense est la proportionnalité de la riposte.
La seconde contrainte morale imposée par une légitime défense est que la riposte ne frappe pas des tiers innocents (principe de discrimination).

 La victime d’une agression ne peut être tenue pour responsable des effets collatéraux non prévisibles induits par sa riposte mais il peut l’être si ces effets sont prévisibles. Il est clair que si vous savez que dans la riposte, vous pouvez blesser ou tuer quelqu’un, tiers innocent à l’agression, vous devenez agresseur à son égard. Le principe de légitime défense ne s’applique qu’aux agresseurs. L’action de légitime défense sera alors injustifiée. Cependant, si la victime d’une agression doit mettre en balance sa vie et celle du tiers innocent ou si l’agresseur recherche l’impunité en commettant son forfait au voisinage d’innocents, la décision de riposter ou non, reste dans les mains de la victime. Quand l’agresseur recherche cette impunité, il prend des innocents en otage. Les otages, de tiers innocents, deviennent victimes.

Peut-on menacer un inspecteur des impôts de vitrioler ses enfants pour qu’il cesse ses agressions permanentes sur le portefeuille des contribuables ? Peut-on prendre en otage une population pour dissuader les terroristes (ou les résistants) d’agir ? La réponse semble clairement négative. Quand les Allemands prennent en otage la population française pour dissuader les résistants d’agir et de tuer des militaires allemands, leur comportement est immoral parce que ce sont eux les agresseurs. Si le gouvernement français prenait en otage la population musulmane pour dissuader les intégristes de poser des bombes dans le métro parisien, clairement le gouvernement français serait l’agresseur. Et si les intégristes musulmans prenaient en otages des français pour libérer leurs compagnons emprisonnés, ils se comporteraient comme des agresseurs à l’égard de ces populations. La pratique de la dissuasion nucléaire ressemble beaucoup à ce type de dilemme. Les victimes - ceux qui sont pris en otages ou leurs ayants droits- sont alors en état de légitime défense. Ils peuvent donc riposter à l’agression.

Mais que vaut cette approche déontologique face à un prédateur pour qui les êtres humains peuvent être traités comme des animaux et éradiqués en masse comme on le fait actuellement pour des poulets ou des vaches folles au nom de la protection du consommateur ou de la protection d’un peuple, d’une race ou d’un idéal religieux ou d’une classe sociale ? Il semble difficile alors de rejeter une argumentation conséquencialiste nous disent les partisans de la dissuasion.

La légitime défense doit être efficace c’est-à-dire aboutir au résultat souhaité : la protection des droits individuels. Et si la seule manière d’arrêter l’agresseur est de prendre en otage des tiers innocents auquel il tient, doit-on se priver, au nom d’une certaine déontologie, de cet instrument radical pour stopper l’agression ? C’est justement le propre d’une argumentation déontologique que de s’interdire l’usage d’un instrument qui, même s’il est très efficace, viole les droits de propriété sur soi de tiers innocents. La cause semble entendue.

Cependant il faut encore démontrer que la dissuasion nucléaire viole les droits de tiers innocents. Revenons à la prise d’otage d’un individu, tiers au conflit (les enfants de l’inspecteur des impôts ou l’ensemble des moscovites dans une stratégie nucléaire anti-cité aux temps de la guerre froide entre l'Ouest et L'Est).

La caractéristique principale de la dissuasion par la prise d’otages, tiers au conflit entre le prédateur et la victime, est que la victime, qui cherche à se protéger de l’agresseur, annonce qu’il a l’intention conditionnelle de provoquer la mort d’innocents par dizaine de millions, (innocents auxquels le prédateur est supposé tenir) si l’agresseur agit. Mais avoir l’intention conditionnelle de commettre un crime, ce n’est pas commettre le crime. Ce qui est mal c’est de commettre le crime, non d’en avoir l’intention.

Quand la victime prend en otage des innocents auxquels le prédateur tient, pour faire cesser l’agression, et que sa menace est crédible, il signale à l’agresseur le coût d’opportunité réel de son acte d’agression. Il signale aussi aux otages ayant un lien avec l’agresseur que c’est à eux, aussi, de discipliner l’agresseur avec lequel ils ont des liens. Cette dissuasion est là pour empêcher une violation de droits individuels non pour la provoquer ou menacer la vie des otages. Elle signale à l’avance le prix qui sera demandé, à titre de compensation du dommage créé, à l’agresseur. On remarquera que les otages en question ne sont pas des tiers innocents. Ce sont des tiers qui acceptent dans leur rang des prédateurs ou qui acceptent de remettre leur destin entre leurs mains. Il n’y a donc pas nécessairement incompatibilité entre une morale déontologique et une certaine efficacité.

Cependant cela nous indique la direction des recherches en matière d’armements. Il faut trouver des armes précises sans effets collatéraux sur des tiers effectivement innocents.

Il est intéressant aussi de remarquer que les armes servant à neutraliser, sans tuer, les agresseurs ont un rôle important à jouer dans une vision individualiste des conflits entre citoyens et leur gouvernants, car d’une certaine manière les véritables agresseurs sont les gouvernements, pas les hommes qu’ils envoient pour commettre le crime. Bien que ces derniers puissent déserter, se révolter contre leurs supérieurs lorsque ceux-ci commanditent un crime, on peut supposer qu’ils sont des tiers innocents au conflit qui les dépasse. Des armes qui les neutralisent, sans les tuer, ont un intérêt stratégique évident dans le cadre de la légitime défense, même si ces militaires doivent être sanctionnés pour avoir exécuté des ordres qui violent les droits individuels fondamentaux de leurs victimes.

 

Les armes non mortelles

Il existe aujourd'hui même une grande variété d’armes non mortelles que les gouvernements développent de plus en plus : armes chimiques, biologiques, aux lasers ou à micro ondes, armes acoustiques ou électromagnétiques. Gaz poivré, gaz lacrymogènes, bombes malodorantes, à somnifères sont des armes bien connues des manifestants. Les armes aux lasers ou au micro ondes le sont moins, mais sont développées actuellement par l'armée américaine. Les armes électromagnétiques comme les lasers qui éblouissent et les vagues microscopiques qui donnent une sensation de brûlures sont au stade d’essai. On teste des images holographes. Les matraques électriques ou les fusils électriques sont déjà opérationnels comme les balles de caoutchouc.

 Les armes acoustiques font l'objet d'expérimentation. Les vibrations acoustiques sont utilisées par exemple contre les chiens, ils peuvent l’être aussi contre les êtres humains. Finalement les substances adhésives, corrosives ou affaiblissantes sont utilisées pour prévenir le déplacement des véhicules. Les mousses glissantes, les produits à glu, les modificateurs de combustibles, les lubrifiants qui collent constituent une panoplie d'armes utiles pour stopper le déplacement de troupes hostiles. Toutes ces armes ont cessé d'être la science-fiction.


Bien qu'on ne puisse garantir si elles sont sans risque, elles n’ont pas pour objet de tuer. Les gouvernements les utilisent ou les développent pour contrôler les manifestants ou les individus dangereux ou a jugé tel. Leur développement inquiète aussi les gouvernements parce qu'elles sont faciles à produire et très individualisables. N’importe qui pourrait en acheter quelques-unes et donc résister à l'État. Imaginez deux minutes que chaque conducteur sorte son faisceau laser ou une mousse glissante ou un petit canon à glu pour échapper à un agent de police parce qu’il ne porte pas sa ceinture de sécurité ou fait un excès de vitesse, où irait-on dans un tel monde? Dieu merci, l'État est là, il veille.... à son monopole. Il interdira bientôt aux citoyens d’acquérir ou de porter des armes de ce style. Car les hommes qui nous gouvernent n’ont un pouvoir politique que s’ils détiennent le monopole des armes létales ou non létales.


 
Malheureusement les choses ne sont jamais aussi simples qu’on le voudrait ! L’usage d’une armée privée (ou publique) dans sa frappe n’est jamais aussi sélectif qu’on le souhaite. Une armée privée en campagne n’est pas comme un fusil à lunette. Est-il admissible que la commune de Paris qui vient de faire sécession (avec les procédures de consentement que nous venons de mentionnées précédemment) menace de frapper avec des missiles dotés de bombes bactériologiques les communes de Suresnes et Saint Cloud où l’armée « française », avec ses chars Leclerc, vient de prendre position pour reconquérir Paris ? La légitime défense n’est-elle pas disproportionnée ? Est-il légitime de tuer des innocents (ou de menacer de tuer des innocents), qui ne sont pour rien dans le conflit et qui aimeraient peut être eux aussi faire sécession, tout cela pour combattre (ou dissuader) les militaires français restés loyaux à un gouvernement déclaré illégitime par les Parisiens ? Peut-on tuer des soldats français qui envahiraient Paris nouvellement libéré sachant qu’ils obéissent à des ordres ? Ne sont-ils pas innocents eux aussi ? Est-ce que cela ne vous rappelle pas quelques épisodes fameux de la guerre de 1870 ou celle de 1940 voir plus récemment le Kosovo? 

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"J'accepte de tout coeur la devise suivante :

'Le meilleur gouvernement est celui qui gouverne le moins'

et j'aimerais la voir suivie d'effet plus rapidement et plus sytématiquement. Executée, elle se résume à ceci, que je crois aussi :

"Le meilleur gouvernement est celui qui ne gouverne pas du tout";

et quand les hommes y seront prêts, tel sera le genre de gouvernement qu'ils auront.

"Quel est le comportement qui s'impose à un homme face à ce gouvernement aujourd'hui? Je réponds qu'il ne peut sans honte y être associé. Je ne puis un seul instant reconnaître cette organisation politique pour mon gouvernement puisqu'elle est aussi le gouvernement de l'esclave."

La masse des hommes sert ainsi l'Etat, non point en humain, mais en machines avec leur corps. C'est eux l'armée permanente, et la milice, les geôliers, les gendarmes, la force publique, etc. La plupart du temps sans exercer du tout leur libre jugement ou leur sens moral ; au contraire, il se ravalent au niveau du bois, de la terre et des pierres et on doit pouvoir fabriquer de ces automates qui rendront le même service.

Ceux-là ne commandent pas plus le respect qu'un bonhomme de paille ou une motte de terre. Ils ont la même valeur marchande que des chevaux et des chiens. Et pourtant on les tient généralement pour de bons citoyens.

"La démocratie telle que nous la connaissons est-elle l'aboutissement ultime du gouvernement ? Ne peut-on franchir une nouvelle étape vers la reconnaissance et l'établissement des droits de l'homme ? jamais il n'y aura d'État vraiment libre et éclairé, tant que l'État n'en viendra pas à reconnaître à l'individu un pouvoir supérieur et indépendant d'où découlerait tout le pouvoir et l'autorité d'un gouvernement prêt à traiter l'individu en conséquence"

David Thoreau

Le mystère de l'obéissance civile
par Bertrand de Jouvenel , chapitre premier de "Du pouvoir" 1942

Du devoir de désobéissance civile 1849
par David Thoreau

Esquisse d'une théorie de la désobeissance civile
Par J.Rawls

L'hypothèse de la révolution
par J.J. Rosa

Du Droit de résistance et de désobéissance civile
par Alain Laurent

Pour une définition cohérente du principe de consentement
par François Guillaumat

La résistance aux recensements
par Bertrand lemennicier

La théorie contractuelle des gouvernements locaux
par Bertrand lemennicier



La théorie de la transition : gradualisme contre thérapie de choc.(VIDEO CONFERENCE)

par Bertrand Lemennicier

Les sophismes
par Bertrand Lemennicier

La pratique.

Le role des Think-tanks dans la conquete du pouvoir politique
par John Blundell
General director of the Institute for Economic Affairs (IEA)

La révolution conservatrice en Grande Bretagne
par Madsen Pirie ,
General director of the Adam Smith Institute

Richard Cobden et la Loi sur les céréales
par Bertrand Lemennicier


Vidéo

La conquête du pouvoir politique

par Bertrand Lemennicier

Conférence du 19/12/2000, la conquête du pouvoir politique, séminaire: Stratégie vers la liberté. Nous sommes en 2017, le thème est toujours d'actualité pour tous ceux qui militent pour la liberté.




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