Accueil
Vidéo conférences
 
Autres universes
Curriculum Vitae
 
Voir Panier
Connection client :
   
 
Nouveau compte ?
 
Evènements à la une
le pacte républicain : un piège à ....?
Le déclin des Etats Nations
Réformer le droit du travail
Terrorisme
Les transplantation d'organes
 
Recherche
 
Nous contacter
Liens
Plan du site
 
 
  
 
Powered by
BWM Mediasoft
Bienvenue sur le site de Bertrand Lemennicier  Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'homme, ces droits sont : la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l'oppression (Article 2 de la déclaration des Droits de l'Homme et du citoyen du 26 août 1789)  "Quand même tu aurais à vivre trois mille ans, et trois fois dix mille ans, dis-toi bien que l'on ne peut jamais perdre une autre existence que celle qu'on vit ici-bas, et qu'on ne peut pas davantage en vivre une autre que celle qu'on perd". Marce Aurèle, Pensées, Livre II, maxime 14  "La vertu de la rationalité signifie la reconnaissance et l'acceptation de la raison comme notre seule source de connaissance, notre seul juge des valeurs et notre seul guide d'action" Ayn Rand , La vertu d'égoisme,  J'ai le pouvoir d'exister sans destin, Entre givre et rosée, entre oubli et présence. Médieuse de Paul Eluard 1939 
 


Comprendre la crise et ses prochaines étapes
Pierre LeconteLe Temps, 12 novembre 2008



Cela fait plusieurs années que nous exposons, à la lumière des analyses qui ont été développées par les économistes de l'Ecole autrichienne (Menger, Mises, Hayek, etc.) et leurs collègues libéraux français (Rueff, Rist, Allais, etc.), que la crise à venir était inéluctable et que sa cause principale serait de nature monétaire. C'est, en effet, l'abandon progressif au cours du XXe siècle de l'étalon-or et des taux de change fixes qui ont provoqué l'instabilité monétaire chronique.

La crise actuelle, ayant commencé en 2007 aux Etats-Unis avec l'implosion des crédits «subprime», souscrits avec la bénédiction des «régulateurs» par des emprunteurs privés américains peu solvables qui n'ont plus été en mesure d'en assurer le remboursement à la suite de la chute des prix immobiliers dans ce pays, trouve également son origine dans la titrisation. Cette innovation financière a finalement contaminé tout le système bancaire qui vient de frôler sa destruction. Si la «politique monétaire» américaine, décidée par Greenspan pour mettre un terme au krach boursier d'alors, ne s'était pas traduite par une baisse sans précédent des taux d'intérêt à court terme américains et une émission tout aussi exagérée de liquidités, la crise mondiale du crédit actuelle n'aurait pas eu lieu d'une façon aussi dramatique.

Le libéralisme économique n'est en rien responsable de l'implosion monétaire et financière actuelle pas plus que des crises précédentes, puisque depuis 1971 ce sont en très grande partie les Etats et les banques centrales - et non plus les acteurs économiques - qui décident de la quantité de monnaie émise comme de la fixation des taux de change et d'intérêt. C'est, en effet, parce qu'ils se sont affranchis des mécanismes automatiques constitutifs du libéralisme économique authentique selon lesquels fonctionnait l'étalon-or que les pouvoirs publics ont pu mener des «politiques monétaires», s'endetter toujours plus, intervenir de toutes les façons possibles dans les économies, installer des monopoles au bénéfice de leur «clientèle», etc. avec les résultats que l'on peut aujourd'hui constater. Mises, qui avait compris où tout cela conduirait, avait déjà constaté que «les crises économiques sont provoquées par les politiques monétaires expansionnistes des banques centrales». Depuis Hayek, tout le monde sait que la plupart des déséquilibres imputés au «marché» ne sont que les sous-produits des interventions étatiques incohérentes. De telle sorte que le salut n'est pas à rechercher dans plus d'Etat mais au contraire dans plus de liberté.

Les pouvoirs publics ayant, comme d'habitude, décidé de traiter la crise par la baisse maximale des taux d'intérêt à court terme et la création massive de monnaie de papier fiduciaire ex nihilo, ne sont évidemment pas du tout jusqu'ici parvenus à éviter le krach boursier et la paralysie du crédit interbancaire. Ce qui n'est pas étonnant puisque Mises constatait déjà: «que les tentatives d'abaisser artificiellement, par l'extension du crédit, le taux d'intérêt qui se forme librement sur le marché ne peuvent aboutir qu'à des résultats provisoires et que la reprise des affaires, qui intervient au début, sera forcément suivie d'une rechute plus profonde, laquelle se traduira par une stagnation complète de l'activité industrielle et commerciale» et accessoirement «par l'effondrement de la monnaie qui est en cause». En choisissant de faire exploser les déficits publics et de détruire la crédibilité des bilans des banques centrales, par la fourniture illimitée de liquidités aux banques et entreprises et la reprise inconditionnelle de leurs produits toxiques, les mêmes pouvoirs publics ont accéléré le processus de destruction des monnaies de papier fiduciaires les unes après les autres. Ce qui nourrit déjà la prochaine crise, laquelle se traduira par l'effondrement des obligations d'Etat dans le contexte de l'hyperinflation qui ne manquera pas de se développer prochainement lorsque les centaines de milliards de dollars distribués par les pouvoirs publics à des taux d'intérêt voisins de zéro cesseront d'être thésaurisés et se mettront à circuler dans le système économique.

Les marchés d'actions ne se stabiliseront que par eux-mêmes, lorsque leur potentiel de baisse à court terme sera épuisé aux yeux d'un nombre suffisant d'acteurs économiques qui jugeront que c'est le moment d'acheter. A notre avis, nous sommes proches d'une telle perception de telle sorte que les plus bas niveaux d'octobre 2008 sur les principaux marchés d'actions (qui ont chuté depuis un an de 40 à 50%) devraient tenir et un rebond substantiel se développer jusqu'en fin d'année 2008 (objectif: 10500 sur le DJIA). Pour ensuite probablement tourner court début 2009 et casser pendant l'année 2009 les plus bas niveaux atteints en 2008, lorsque la crise financière se transformera en vraie crise économique et que les profits espérés des entreprises ne seront pas au rendez-vous.

En revanche, il y a fort à parier que les marchés des obligations d'Etat, en particulier américaines, sont maintenant très proches de subir un plongeon d'envergure. Ce qui ferait repartir violemment l'euro à la hausse et baisser le yen contre le dollar, mais surtout monter l'or (dont nous pensons qu'il devrait atteindre - selon les divers scénarios envisagés - 1400 à 2100 dollars l'once avant la fin de la décennie actuelle). Sans compter que certains analystes n'hésitent pas à envisager un défaut de paiement des Etats-Unis courant 2009 qui casserait durablement le dollar et les obligations en particulier d'Etat émises dans cette monnaie, l'or redevenant finalement l'actif de dernier ressort que le monde entier s'arracherait!

En raison de l'état d'affaiblissement économique général actuel des pays occidentaux et de la diminution de la croissance chez eux prévue pour 2009; la prochaine bulle, d'une ampleur considérable si l'on considère les pyramides de cash qui sont injectées depuis plusieurs mois par les pouvoirs publics, n'affectera probablement ni les actions ni a fortiori les obligations, mais elle a toutes les chances de se porter sur l'or et les matières premières. Lesquelles viennent de corriger fortement mais dont le cycle de hausse n'est pas terminé eu égard à la demande des pays émergents, qui continuera de croître, comme aux prochaines pénuries, qui rompront le précaire équilibre offre/demande de plusieurs d'entre elles. Le risque mondial à venir ne réside pas dans une imaginaire déflation mais bien dans une réelle hyperinflation destructrice pour les monnaies existantes!


Economiste, président du Forum monétaire de Genève pour la paix et le développement, auteur de «La grande crise monétaire du XXIe siècle a déjà commencé!» et de «Les faux-monnayeurs»

 
 top
Vidéo conférences - Autres universes - Curriculum Vitae
Nous contacter - Liens - Plan du site - Conditions Générales de Vente

Copyright © 1996-2008 Bertrand Lemennicier. Tous droits réservés.