Accueil
Vidéo conférences
 
Autres universes
Curriculum Vitae
 
Voir Panier
Connection client :
   
 
Nouveau compte ?
 
Evènements à la une
le pacte républicain : un piège à ....?
Le déclin des Etats Nations
Réformer le droit du travail
Terrorisme
Les transplantation d'organes
 
Recherche
 
Nous contacter
Liens
Plan du site
 
 
  
 
Powered by
BWM Mediasoft
Bienvenue sur le site de Bertrand Lemennicier  Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'homme, ces droits sont : la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l'oppression (Article 2 de la déclaration des Droits de l'Homme et du citoyen du 26 août 1789)  "Quand même tu aurais à vivre trois mille ans, et trois fois dix mille ans, dis-toi bien que l'on ne peut jamais perdre une autre existence que celle qu'on vit ici-bas, et qu'on ne peut pas davantage en vivre une autre que celle qu'on perd". Marce Aurèle, Pensées, Livre II, maxime 14  "La vertu de la rationalité signifie la reconnaissance et l'acceptation de la raison comme notre seule source de connaissance, notre seul juge des valeurs et notre seul guide d'action" Ayn Rand , La vertu d'égoisme,  J'ai le pouvoir d'exister sans destin, Entre givre et rosée, entre oubli et présence. Médieuse de Paul Eluard 1939 
Relance entravée ou thérapie de choc ?
 

Relance entravée ou thérapie de choc ?

La Tribune.fr - 14/01/2009 à 09:42 - 830 mots

img_798_fr.jpg

Par Guido Hülsmann, professeur à l'université d'Angers (derniers ouvrages parus : "The Ethics of Money Production" (Ed. Mises Institute, Auburn, 2008) et "Deflation and Liberty" (Ed. Mises Institute, Auburn, 2008)).

Les plans de relance économique décidés par de nombreux gouvernements pour remédier à la crise ont remis au goût du jour les idées de John Maynard Keynes, réduites à l'intervention de l'État.  Économiste, Guido Hülsmann montre à la lumière de "l'école autrichienne" (Mises, Hayek) combien ce keynésianisme appliqué est voué à l'échec pour un retour durable de la croissance économique.

L'orthodoxie de ces trente dernières années qui voyait dans la politique monétaire la panacée de la stabilisation macroéconomique est en plein effondrement. Les gouvernements occidentaux ont instigué des "politiques de relance" qui consistent essentiellement à augmenter les dépenses de l'État, financées par une augmentation des dettes publiques. Ceci ne signifie rien de moins qu'un retour de la panacée keynésienne.

Selon Keynes, l'activité économique dépend de manière cruciale du niveau global des dépenses monétaires. Mais les dépenses des investisseurs vacillent en fonction de leurs états d'âme : un jour, dans l'exubérance, ils achètent n'importe quoi à des prix excessifs, créant ainsi des bulles spéculatives ; le jour suivant, ils prennent peur et commencent à thésauriser leur revenu, au lieu de le dépenser, provoquant ainsi des spirales déflationnistes qui étouffent l'économie. C'est donc justement dans ces situations de crise que l'État doit augmenter ses dépenses pour stabiliser les dépenses globales, l'emploi et la production.

Cette vision des choses est-elle correcte ? Le retour de Keynes a provoqué le retour de l'école autrichienne (s'inspirant des travaux de Mises, Hayek et Rothbard) qui propose un diagnostic et des remèdes diamétralement opposés.

Selon les économistes autrichiens, la crise découle des politiques monétaires dites de "stabilisation". En effet, les agents des marchés financiers, précisément parce qu'ils étaient sûrs du soutien des banques centrales, ont minimisé leurs trésoreries et leurs fonds propres, fragilisant ainsi l'industrie financière. De plus, la politique des taux d'intérêt bas, pratiquée de longue date par les banques centrales, a engendré des investissements insoutenables. Un cas d'école récent est l'exubérance des investisseurs dans les deux bulles consécutives de la Bourse et de l'immobilier.

Un autre cas flagrant est l'endettement des particuliers aux Etats-Unis, source de revenu pour maintes industries de biens de consommation : automobiles, immobilier, informatique, jouets, vêtements etc. Aujourd'hui les erreurs d'investissement commises dans ces industries se manifestent par une crise d'insolvabilité à l'échelle mondiale.

Cette insolvabilité généralisée n'est cependant pas en premier lieu un problème psychologique ("perte de confiance") qui saurait être redressé par des dépenses de l'Etat. Elle signale une pénurie globale de capitaux réels qui menace d'assécher la production et d'appauvrir la société entière. Les firmes insolvables ont fait des investissements fixes insoutenables. Ils ont visé une clientèle dont la richesse a été en fin de compte imaginaire, car résultant de bulles spéculatives. Pour sortir de la crise, il faut alors réaffecter le travail, les matières premières et les produits intermédiaires qui sont à présent consommés par ces firmes.

Autrement dit, il faut arrêter les projets de production qui gaspillent des ressources et alimenter de nouveaux projets qui sont rentables et donc soutenables. Si l'on refuse cette "destruction créatrice" (Schumpeter) qui passe par un chômage temporaire accru, on risque de consommer les ressources sans les renouveler.

On comprend alors que les "politiques de relance" sont vouées à l'échec. Pis, elles risquent de prolonger et aggraver la crise, car elles cherchent à conserver les industries actuelles, tandis qu'il s'agit justement de les remanier. Par conséquent la relance est une "fata morgana". A court terme, les dépenses de l'État bénéficient à certaines industries aux dépens du reste de l'économie ; à moyen et long terme, elles appauvrissent la société entière. Dans les années 1930, les "relances" mises en place par les présidents Hoover et Roosevelt avaient retardé l'essor de l'économie américaine. Au bout de dix ans seulement, elle retrouvait son niveau d'activité de 1929. On serait mal avisé de suivre cet exemple.

Mais quelles sont les alternatives ? Si l'interventionnisme est à l'origine de la crise, il est logique de chercher la solution dans le sens opposé, en ôtant la gestion de la crise des mains du gouvernement et des banques centrales pour la confier aux citoyens, c'est-à-dire aux épargnants et aux entrepreneurs.

Le résultat du laisser-faire serait une thérapie de choc avec des effets exactement contraires à ceux des politiques actuelles. A court terme une spirale déflationniste avec effondrement des marchés financiers et banqueroute de ceux qui ont financé leurs investissements largement par la dette. Puis des ventes d'usines et d'immeubles à bas prix à ceux qui n'ont pas, ou peu, de dettes. Pendant que les nouveaux propriétaires s'installent, il y aurait un chômage massif, une chute de la production et donc une réduction des revenus réels de la population. Après cette tempête, au bout de deux ou trois ans, on pourrait cependant s'attendre à une très forte relance de la croissance et à la disparition du chômage, la déflation ayant purgé l'économie des investissements insoutenables.

Voilà une approche qui a fait ses preuves tout au long du XIXème siècle et jusqu'au début des années 1920. C'est toujours une option à l'heure actuelle, et probablement pas la plus mauvaise.

Il est "Temps de repenser le système monétaire"

Guido Hülsmann – 12 février 2008
Article publié le samedi 9 février 2008 dans L'Écho de Belgique.


La crise des « subprimes » – qui éclata l’été dernier sur le segment limité des créances immobilières américaines à fort risque – ne cesse de se répandre et de s’amplifier. À l’heure actuelle, elle a déjà touché la majorité des banques et des entreprises d’investissement, non seulement aux États-Unis, mais aussi en Europe et ailleurs. Une sévère crise de l’économie mondiale s’annonce pour 2008. Alors quel diagnostique et quels remèdes ?

Certains économistes y voient l’échec du « laissez-faire » et le fruit de libertés excessives dont auraient joui les acteurs sur les marchés financiers. Ils en demandent une réglementation bien plus poussée, accompagnée de politiques budgétaires et monétaires expansionnistes.

Cette approche soulève cependant plusieurs questions. En effet, dans quelle mesure peut-on parler d’un « laissez-faire » financier, étant donné l’omniprésence des États sur les marchés financiers en tant que régulateurs et plus grands vendeurs d’obligations ?

Dans quelle mesure peut-on parler aussi d’un « laissez-faire » bancaire, étant donné la sur-réglementation de ce secteur et la grande présence de l’État en tant que client, banquier et actionnaire de certaines banques ? N’est-il pas paradoxal de confier à l’État la mission de corriger les prétendues défaillances des marchés alors qu’il n’a pas cessé d’y intervenir? Il n’y a aucun doute que les marchés financiers se trouvent aujourd’hui très fragilisés par le fait que ses acteurs privilégient la dette au détriment des fonds propres. Dans une économie d’endettement, les faillites des uns se répercutent fortement et rapidement sur les bilans des autres, entraînant un effet « boule de neige ». C’est exactement ce que nous observons à l’heure actuelle.

Ce problème a été pointé du doigt et débattu depuis des décennies, et pourtant il n’a cessé de s’accentuer. Pourquoi ? Non pas en raison d’une tendance suicidaire des marchés financiers, mais à cause des incitations créées par les interventions politiques. En particulier, l’État a mis en place un système monétaire qui déresponsabilise les acteurs et encourage de ce fait des pratiques financières insoutenables.

Privilégier la dette aux fonds propres devient en effet le choix rationnel en présence d’un régime de banques centrales qui assument le rôle d’un « prêteur en dernier ressort ». Les banques centrales créent la monnaie de base de l’économie, soit par l’impression de nouveaux euros et dollars, soit par un simple acte d’écriture comptable. Puisque cette création monétaire se fait pratiquement sans coût, elle est en principe illimitée. Autrement dit, les banques centrales, à la différence des banques commerciales par exemple, ne sont pas contraintes de payer leurs dettes avec une monnaie qui échapperait à leur contrôle. Elles ne rencontrent donc jamais de problèmes de liquidité et ne peuvent jamais faire faillite, car elles peuvent simplement créer sans coût toute somme dont elles auraient besoin. Il s’ensuit qu’elles peuvent également prêter toute somme dont les autres agents auraient besoin, et ceci en principe, répétons-le, sans aucune limitation de montant.

Selon l’orthodoxie actuelle, les banques centrales sont censées utiliser leur pouvoir extraordinaire pour stabiliser les marchés financiers. Elles doivent prêter librement tout montant nécessaire pour empêcher des défauts de paiements qui pourraient entraîner un effet « boule de neige ».

Mais cet interventionnisme permanent n’a, au contraire, que contribué à renforcer ladite tendance vers l’endettement car les participants aux marchés financiers n’ignorent évidemment pas la mission des banques centrales. Ils savent que ces dernières ont la possibilité de sauver tout agent en difficulté de paiement, et qu’elles vont le faire lorsque cet agent est suffisamment important pour provoquer cet effet « boule de neige ». Il en résulte une incitation perverse que les économistes appellent un risque moral ou aléa moral, à savoir, l’incitation pour les banques et les entreprises d’investissement à s’endetter autant que possible, pour augmenter le rendement de leurs fonds propres.

La tendance vers l’économie d’endettement et la fragilisation des marchés financiers n’est donc pas une conséquence d’un « laissez-faire » économique. Elle résulte bien au contraire d’une politique monétaire de longue haleine qui a imposé un monopole monétaire et l’a confié aux banques centrales. Ces dernières prétendent stabiliser les marchés financiers alors qu’elles les ont au contraire, fragilisés en déresponsabilisant leurs principaux acteurs. Toute réforme des marchés financiers serait bien incomplète, et vouée à l’échec, si elle ne remet pas en question notre système monétaire monopolistique et fortement étatisé.

 

 
 top
Vidéo conférences - Autres universes - Curriculum Vitae
Nous contacter - Liens - Plan du site - Conditions Générales de Vente

Copyright © 1996-2008 Bertrand Lemennicier. Tous droits réservés.