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Bienvenue sur le site de Bertrand Lemennicier  Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'homme, ces droits sont : la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l'oppression (Article 2 de la déclaration des Droits de l'Homme et du citoyen du 26 août 1789)  "Quand même tu aurais à vivre trois mille ans, et trois fois dix mille ans, dis-toi bien que l'on ne peut jamais perdre une autre existence que celle qu'on vit ici-bas, et qu'on ne peut pas davantage en vivre une autre que celle qu'on perd". Marce Aurèle, Pensées, Livre II, maxime 14  "La vertu de la rationalité signifie la reconnaissance et l'acceptation de la raison comme notre seule source de connaissance, notre seul juge des valeurs et notre seul guide d'action" Ayn Rand , La vertu d'égoisme,  J'ai le pouvoir d'exister sans destin, Entre givre et rosée, entre oubli et présence. Médieuse de Paul Eluard 1939 
 

La tragédie de l'exécution de la rédaction de Charlie Hebdo
par Bertrand Lemennicier 
7 /9 janvier 2015


La tragédie de la rédaction de Charlie Hebdo est révélatrice de cette incompréhension qu'ont nos concitoyens sur la façon dont il faut lutter contre le terrorisme d'où qu'il vienne. Il faut surtout que les hommes d'Etat ne s'en occupent pas. Ils sont bons pour faire des déclarations tonitruantes pour l'unité nationale et nous faire croire qu'ils luttent efficacement contre le terrorisme grâce à leurs services de renseignements et les divers plan vigie-pirates pour rassurer l'opinion publique. Hélas, ce ne sont pas deux ou trois jeunes militaires déambulant dans une gare pleine d'une foule variée ou deux ou trois gardes policiers devant le siège de Charlie Hebdo. Quand les hommes d'Etats s'occupent de ces problèmes, l'expérience malheureusement le démontre, ce n'est pas le sort des victimes ou de leurs ayants-droit qui prime mais celui de leurs intérêts politiques. Il suffit de regarder le service de protection des hautes personnalités et donc des hommes politiques pour voir que dans l'allocation des fonds publics et des moyens en hommes, ce sont eux qui passent en premier. Il est temps de reprendre dans nos mains notre propre défense rapprochée en s'adressant aux firmes privées spécialisées dans ce domaine comme on le fait en choisissant DHL contre Chronopost, il suffit de comparer leurs locaux à Gennevilliers pour voir la différence de moyens. Dans ce sens là, l'irresponsabilité de la direction de Charlie Hebdo peut être théoriquement mis en cause pour ne pas avoir pris les moyens efficaces, disponibles sur le marché, pour protéger leur rédaction et leurs dessinateurs de talents au lieu de se satisfaire du service public offert par l'Etat. Par ailleurs,il est clair que le commando avait été renseigné sur la date et l'heure de la réunion. L'accès aux locaux, non sécurisé, a facilité grandement l'attentat. Pourtant, le moindre immeuble bourgeois à Paris dispose de deux ou trois codes d'accès avant d'entrer dans une zone privative.


La direction de Charlie Hebdo  se savait menacée depuis de nombreuses années. Elle n'a pas voulu ou pu financer une protection efficace  par  un contrat d'assurance "risques spéciaux"ou "Risk & Ransom" souscrit auprès des Lloyds ou un assureur du marché français et/ou demander une sécurisation de l'accès aux locaux avec une protection rapprochée dans cette tâche comme Goron ou Securitas. Il est vrai que cela coûte cher. Les lecteurs de ce journal satirique l'ont abandonné, le privant de suffisamment de profits pour financer par le privé cette protection. Il est ironique de voir la foule déclamer, ex post, le mot d'ordre "Je suis Charlie", elle qui n'a pas fait beaucoup d'effort pour faire vivre ce journal. La direction de Charlie Hebdo s'est donc contentée de la protection offerte par le contribuable. Elle a appris à ses dépens ce que vaut l'Etat en matière de protection. La plupart d'entre eux, y compris hélas notre collègue économiste Bernard Maris, qui a été tué à cette occasion, n'ont pas  voulu comprendre qu'aujourd'hui, il faut assurer sa propre protection en la privatisant, y compris par le droit individuel de porter les armes. La plupart d'entre eux étaient ou sont encore pour les survivants, des étatistes convaincus, croyants à tort en l'efficacité d'une bureaucratie d'Etat pour les protéger. C'est irresponsable de leur part. Rappelons le texte suivant:
La direction d'une entreprise à le devoir de protéger   ses salariés   (Devoir de Protection de lemployeur et Obligations de moyens et de résultat en matière de sécurité, face aux situations de danger  identifiées – cf. Jurisprudences de Karachi de 2002 renforcée par celle de Jolo en 2004)

Quand aux cris d’orfraie sur les atteintes à la liberté d'expression, ce n'est pas aux journalistes français ni aux hommes politiques de nous donner des leçons sur ce sujet, car ils ont toujours fait ce qu'ils pouvaient pour en priver les autres. Je rappellerais aussi aux gauchistes de Charlie Hebdo ce qu'ils disaient en 1968, eux ou leurs alter ego de l'époque,: l'humour est une arme politique. Ils ont toujours utilisé cette arme politique pour disqualifier ceux dont ils ne partageaient pas les idéaux au lieu de faire de l'humour tout court.L'intolérance intellectuelle et l'engagement politique de la rédaction de ce journal satirique est de notoriété publique, surtout lorsqu'elle s'adresse a des gens qui ne peuvent pas comprendre et répondre à armes intellectuelles égales, faute d'éducation et d'une éducation à l'occidentale. L’ironie ou la satire fait appel au non-dit ou au sous-entendu, à ce qui n’est pas explicite. Elle introduit une complicité entre l’orateur et l’audience puisque celle-ci doit « décoder » le discours. Elle divertit l’audience au sens à la fois de divertissement (on apprécie le bon mot ou la bonne formule) mais aussi d’esquive du sujet (ici la croyance religieuse)! Ceux qui apprennent une langue étrangère savent combien il est difficile de saisir et d'apprécier l'humour et la plaisanterie dans une langue que l'on ne maîtrise pas. Devant cette incompréhension et le mépris affiché, les coups (ici les balles) se substituent facilement aux mots et aux caricatures.

La liberté publique d'expression, comme tout ce qui est public ou pâture commune,  est une source de conflits, mais en démocratie cette liberté est vitale pour conquérir les opinions affichées publiquement et permettre à des factions politiques de s'emparer du pouvoir par la rectitude politique.. C'est bien pour cela que les hommes de l'Etat, et les journalistes qui sont leurs "servilès", désirent contrôler la formation des croyances par l'éducation et la rééducation s'il le faut (y compris dans des camps), vous entendrez bientôt ce discours. La seule liberté d'expression est celle des idées tolérées par les hommes de l'Etat momentanément au pouvoir. Malheureusement, ils ont en face d'eux des hommes qui sont leur reflet, ils veulent eux aussi contrôler les croyances et l'opinion de la population pour s'emparer du pouvoir et imposer leur vision de la vie en société. Comme ils ne peuvent s'emparer du territoire par une guerre éclair comme ils le font ailleurs, ils doivent s'emparer des corps et des âmes par la terreur. Le jour où ces radicaux islamistes décideront de contrôler par la violence les croyances de la communauté musulmane vivant à nos cotés, alors les français pourront réellement s'inquiéter. Ce n'est pas encore le cas. Les médias et les politiciens ont monté en épingle ce qui reste encore un fait divers dramatique. Mais souvenez-vous de la guerre d’Algérie de 1954 à 1962, l'Algérie était un département français! Rappelez-vous comment le F.L.N a procédé, comment la communauté musulmane a été prise entre deux feux, comment les épisodes de fraternité ont été brefs. Pour les plus jeunes repensez à la lutte entre le F.I.S./ G.I.A et le .F.L.N dans les années 1991 - 2002 

Je partage, en tant qu'intellectuel, cette révolte des français contre les atteintes à l'intégrité physique de la rédaction de Charlie Hebdo. Il faut défendre la liberté de penser et d'exprimer sans limites ce que l'on pense et de pouvoir le faire publiquement. Je soutiens les familles des victimes dans cette épreuve, même si les victimes de cet attentat ont fait de moi une de leur cible (merci Bernard Maris) et si lors de cette épreuve des tiers innocents en ont été pénalisés dans leur carrière donc dans leur vie. De la part de la rédaction de Charlie Hebdo de l'époque, il y avait une réelle volonté de nuire à autrui.  "Je ne suis pas Charlie", car ce mot d'ordre bêlé par la foule  revient à cautionner cette rédaction qui n'a jamais respecté la vie d'autrui et qui s'est trop souvent engagée politiquement pour des idéaux qui consistent à violer systématiquement les libertés individuelles y compris la liberté d'expression. 

 Car ne soyons pas dupe de ce que vaut la liberté d'expression dans nos régimes politiques que l'on appelle démocraties, ceux qui revendiquent cette liberté d'expression parlent trop souvent de la leur, non de celle des autres..


Je remercie Emmanuel Scano pour les précisions apportées sur les contrats R&R. Il nous rappelle que les contrats Kidnap & Ransom (K&R) sont confidentiels sous peine de déchéance, donc rien ne nous dit que la société Charlie Hebdo n'en ait souscrit. Ce contrat est mis en œuvre uniquement en cas d'enlèvement et de menace d'extorsion donc les garanties de protection n'auraient pas pu être invoquées dans ce cas. Quant aux contrats de type Prévoyance et Individuelle Accident Attentat, les assureurs ne prévoient rien en matière de prévention. Ils constatent ex post que le candidat à l'assurance présente un profil plus risqué et donc majorent la prime de base.
L'employeur doit donc être capable de contracter directement avec Securitas ou Goron ou de tout autre firme spécialisée dans la protection rapprochée et la sécurisation des sites.
   
de Damien Theillier


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