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Les manifestations étudiantes de mars 2006 et leur épilogue
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Les manifestations des jeunes étudiants contre le CPE et simultanément les violences des jeunes non qualifiés à l’école ou dans les banlieues révèlent à l’opinion publique la même crise sociale engendrée par la même cause : l’existence d’un secteur protégé qui s’étend à tout le marché du travail et qui ne laisse aux exclus que l'alternative de l'assitance publique et celle du marché noir ou des activités criminelles.
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L’hypocrisie des syndicats étudiants est évidement à son comble lorsque l’on sait que l’éducation nationale, dans le supérieur, propose des emplois extrêmement précaires à une masse d’enseignants : les chargés de TD. Le salaire y est faible, l’emploi est révocable du jour au lendemain par l’enseignant titulaire qui a en charge l’équipe pédagogique. Par ailleurs, en tant que clients, les étudiants n’hésitent pas à demander au professeur le licenciement du chargé de TD qui ne leur plait pas !
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Les manifestations étudiantes de mars 2006 reçoivent une explication simple une fois que l'on est familiarisé avec la théorie des choix publics.
Si le gouvernement ne fait rien pour lutter contre ce secteur protégé qui pousse les non qualifiés dans l'assistance publique et la clandestinité ou le marché noir, il récolte les violences urbaines.
Si le gouvernement cherche à ouvrir sur le marché du travail un secteur légal non protégé pour favoriser l'intégration des non qualifiés au marché du travail, les jeunes étudiants perdent leur petit privilège lié à leur qualification, descendent dans la rue et expriment par la violence leur opposition à la destruction de ce privilège.
C’est un problème tout à fait classique d’une mesure de politique qui concentre les bénéfices sur un groupe et les coûts sur un autre. Les deux descendent dans la rue et la politique est abandonnée, laissant la crise sociale s'amplifier.
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