Les "golden parachutes", les "stock options" et la rémunération des PDG des grandes entreprises

La presse française s’est scandalisée de la rémunération de J.M.Messier (J2M), ex-PDG de Vivendi Universal, qui gagnait des sommes hors du commun au moment même où l’entreprise voyait les cours de ses actions baisser de moitié. Cette rémunération semble alors totalement déconnectée des performances de l’entreprise. Avec la crise du système bancaire actuel (2007-2008-2009) une paranoïa se répand dans les médias et chez les hommes politiques pour condamner ces rémunérations et plus particulièrement les indemnités de départ de ces grands dirigeants connues sous le nom de parachutes dorés, même lorsque l’entreprise fait faillite. Cette incompréhension de la rémunération des grands chefs d’entreprises illustre une fois de plus l’inculture économique générale du grand public et de nos élites quant aux phénomènes économiques. Il n’est donc pas inutile de rappeler au lecteur les raisons fondamentales de ces parachutes dorés comme des "stock options" qui font la une des journaux télévisés.

 En 2007, Jean-Philippe Thierry a été le patron le mieux payé de France, nous dit le palmarès du magazine "Capital". A la tête d'AGF Allianz, il a empoché 23 .2 millions d'euros, soit 1.9 million par mois. Deuxième du classement Pierre Verluca, le patron de Vallourec. Avec une rémunération en hausse de 32%, il a gagné 12.4 millions l'an dernier, quand le «profit de sa société augmentait d'à peine 8%», selon le mensuel économique. Gérard Mestrallet, le Pdg de Suez est sur la troisième marche avec un revenu annuel de 12.2 millions d'euros. Suivent Jean-Louis Beffa, le Pdg de Saint-Gobain (10.2 millions d'euros) et Xavier Huillard (10 millions d'euros), le patron de Vinci.


Les parachutes dorés, les « stock options » et la rémunération des PDG des grandes entreprises.

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Par définition même de la délégation d’autorité, le service rendu par le PDG est la prise de décision qui va améliorer la valeur boursière de l’entreprise. Mais comment dissocier dans les performances boursières ce qui est du à une bonne décision du PDG et ce qui est du à des évènements, comme une interférence de la banque centrale sur les marchés interbancaires ou de nouvelles réglementations sur les marchés du crédit hypothécaire, ou encore comme une guerre qui affectent les cours boursiers, hors du contrôle de l’équipe de direction ? Pourquoi les actionnaires devraient-ils accepter d’accorder un fort pourcentage de rémunération au gérant de cette entreprise (le PDG), via des « options d’achat d’actions», en fonction d’une augmentation de la valeur des actions due à des évènements qui ne peuvent être attribués à des décisions qu’il aurait prises ?

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