Paradis fiscaux et compétition fiscale

L’EVASION FISCALE EST-ELLE UN DEVOIR MORAL ?

En ces moments d'hystérie collective de la part des hommes politiques, qui au nom d'une morale qu'ils sont bien incapables de justifier, stigmatisent  la rémunération des PDG et au moment même où certains chefs d'entreprises essaient d'échapper à l'impôt en ayant des comptes bancaires dans les  paradis fiscaux, il n'est pas inutile de revenir sur la  question morale de l'évasion fiscale.

"Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sécurité et la résistance à l'oppression."

Art. 2. de la Déclaration des Droits de l'homme de 1789 inscrite au Préambule de la Constitution de la Vième République.

L'évasion fiscale est une résistance à l'oppression fiscale et la resistance à l'oppression, lorsqu'elle vient aussi de l'Etat , est un droit constitutionnel. Il y a longtemps que l'on sait que les hommes politiques se moquent des constitutions, les violent régulièrement et se comportent comme des Voyous..


Qui dit évasion fiscale dit impôt. Pourquoi nos hommes politiques détestent-ils les paradis fiscaux parce que les hommes politiques de ces Etats souverains sont moins rapaces et bandits que ceux du G20?  N'est-ce pas plutôt ces hommes d'Etat qui par leur comportement prédateur en matière de taxation à l'égard de leurs propres citoyens   les alimentent. Ne révèlent-ils pas, par cette hystérie verbale et par l'ostracisme militant à l'égard de leurs concurrents (qui sont eux aussi des hommes d'Etat) leurs véritables visages: ceux de "bandits stationnaires" qui ne supportent pas la concurrence fiscale que leur impose d'autres bandits stationnaires plus marginaux qu'eux?

S'ils veulent prouver qu'ils ne sont pas des "bandits stationnaires" , alors qu'ils organisent un véritable consentement à l'impôt, c'est-à- dire le droit d'ignorer l'Etat ou le droit de divorcer d'avec l'Etat ou encore un statut s'objecteur de conscience à l'impôt comme ils l'ont fait à propos de l'impôt du sang, qu'ils permettent la sécession du territoire et sa privatisation pour tous ceux qui refusent l'ordre public tel qu'il est imposé par ces hommes politiques. Après tout, ils organisent des référenda pour transformer des territoires d'outre mer en département français en demandant l'avis de ceux qui vont toucher les subventions mais se  gardent bien de demander cet avis à ceux qui vont payer les subventions: les métropolitains. Qu'ils organisent donc un referendum pour demander si tel département français veut rester un territoire français, alors on pourra croire qu'ils sont un peu plus honnêtes qu'ils n'en ont l'air. Ceci dit on connaît la réponse: ce sont bien des "bandits stationnaires", la seule chose qui les obligera à accepter la sécession d'un territoire français: c'est la violence armée ou la désobéissance civile massive. L'histoire de l'émergence des Etats nous l'enseigne.


 

La politique pour ceux qui n'ont pas encore compris .

"Il ne fait pas de doute qu'un impôt exorbitant de l'ordre de la moitié ou même du cinquième de la richesse de la nation justifierait, comme tout abus flagrant de pouvoir, la résistance de la part du peuple"
SMITH Adam, Lectures on Jurisprudence,

"Les hommes de l’Etat constituent donc une organisation criminelle qui subsiste grâce à un système permanent d'imposition-pillage à grande échelle et qui opèrent impunément en se ménageant l'appui de la majorité (et non, répétons-le, de tout un chacun) par une alliance avec un groupe d'intellectuels faiseurs d'opinion, qu'ils récompensent par une participation à l'exercice de leur pouvoir et au partage de leur butin"

Murray Rothbard tiré de Ethique de la liberté 1991 Les Belles Lettres

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