élection présidentielle de 2012


En 2012, s'est tenu la dixième élection présidentielle de la Vème République française. Face à Nicolas Sarkozy[1], qui devait briguer un nouveau mandat de cinq ans, les socialistes, et donc François Hollande leur candidat, apparaissent – si l'on en croit les sondages – en position favorable pour l'emporter en particulier au deuxième tour. Ce candidat devait  l’emporter avec 57% des votes contre 43% à Nicolas Sarkozy[2]. La cote fractionnelle de François Hollande sur les paris de Londres est de ½, celle de Nicolas Sarkozy est de 6/4. Pour 100 euros misé sur Hollande, si ce dernier l’emporte, le parieur gagne 150 euros (1+1/2). La probabilité pour Hollande de l’emporter, telle qu’elle est estimée par les parieurs, est donc de 66,6% (100/150). Pour 100 euros misé sur Sarkozy, si ce dernier l’emporte, le parieur gagne 250 euros (1+6/4). La probabilité qu’il a de l’emporter est estimée à 40% (100/250).[1]

 Quel crédit devait-on accorder à ces sondages ? Que valaient ces prédictions non seulement des parieurs mais aussi des sondeurs comme des économistes ou politilogues qui utilisent des modèles "politico-économétriques"?


[1] http://www.oddschecker.com/specials/politics-and-election/french-election/next-president

[1] La révision constitutionnelle du 23 juillet 2008 n'interdit à un Président en exercice d'être candidat que s'il sort de deux mandats consécutifs (article 6).

[2] Sondage IFOP du 19 janvier 2012.




















version pdf juin 2012

L'analyse spatiale des élections présidentielles françaises de 2012: bilan et réflexions méthodologiques.

par Bertrand Lemennicier

La méthode d'analyse spatiale du
vote utilisée
pour faire notre prédiction est très différente des autres méthodes
"politico-économétriques". Elle démontrait que la
gauche avait moins de chances de gagner les prochaines élections
présidentielles que ce que suggéraient les sondages.  Avec un potentiel
de 40% à 44% des votes au premier
tour le candidat de gauche devait saisir sur sa droite au moins
10% à 6% des votes des électeurs. Notre prévision portait François
Hollande à un score,
au second tour, de 49,2% en avril 2011 et 49.3% à 1 mois des élections
avec un écart type de + ou - 1,78%. Selon
les intentions de votes qui se portaient sur lui au second tour, ce
chiffre était très éloigné des 58% prédit par
les intentions de votes au second tour selon divers Instituts de
sondage. François Hollande a été  finalement
élu avec seulement 51,6% des votes contre 55% à 58% des votes attendus. 
Comme il ne pouvait compter que sur 44% des voix (score
du camp de gauche au premier tour), il a donc été élu grâce aux voix de
l'extrême droite car le report des voix centristes n'était pas suffisant
pour l'emporter.

 Le
texte présenté ici en format PDF retrace cette analyse spatiale des
votes des présidentielles de 2012 et y ajoute quelques réflexions
méthodologiques sur la question des prévisions.






   
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