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Bienvenue sur le site de Bertrand Lemennicier  Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'homme, ces droits sont : la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l'oppression (Article 2 de la déclaration des Droits de l'Homme et du citoyen du 26 août 1789)  "Quand même tu aurais à vivre trois mille ans, et trois fois dix mille ans, dis-toi bien que l'on ne peut jamais perdre une autre existence que celle qu'on vit ici-bas, et qu'on ne peut pas davantage en vivre une autre que celle qu'on perd". Marce Aurèle, Pensées, Livre II, maxime 14  "La vertu de la rationalité signifie la reconnaissance et l'acceptation de la raison comme notre seule source de connaissance, notre seul juge des valeurs et notre seul guide d'action" Ayn Rand , La vertu d'égoisme,  J'ai le pouvoir d'exister sans destin, Entre givre et rosée, entre oubli et présence. Médieuse de Paul Eluard 1939 
le pacte républicain : un piège à ....?


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A la recherche d'un grand parti du centre : le piège du pacte républicain

par Bertrand Lemennicier 24/12/2015

La tentation de créer une grande
coalition entre François Hollande-Manuel Valls d’un côté et François Bayrou,
Alain Juppé et Bruno Lemaire de l’autre apparaît pour certains hommes politiques ( Emmanuel Macron par exemple) comme la
solution face à un front National aux portes du pouvoir. 70% des français
approuverait un tel, projet selon un sondage récent. Est-ce un spam pour
reprendre le langage d’internet ou une proposition honnête ou bien une
ignorance manifeste des lois d’airain des démocraties représentatives
contemporaines ? Les trois en même temps pourrait-on répondre.

Dans les
démocraties représentatives contemporaines où plusieurs factions politiques
convoitent le pouvoir suprême, la façon dont la vie politique d’une nation se
développe est décrite par la distribution des votes le long d’un axe
gauche-droite des préférences politiques. Or, de cette distribution, on déduit deux
leçons élémentaires de science politique : le vainqueur d’une élection ne
peut pas être éloigné des préférences politique de l’électeur médian et le type de scrutin adopté,
majorité simple (à un ou deux tours) ou proportionnelle intégrale[1]
change les stratégies à mener pour emporter les élections. Muni de cet outil
d’analyse nous pouvons porter un jugement sur l’idée de former une grande
coalition entre l’aile droite du parti Socialiste et l’aile gauche du parti Les
Républicains


Février 2017

Nous sommes en pleine phase de déploiement du pacte républicain désiré par François Hollande avec Emmanuel Macron son Hérault. Relisez l'article  de décembre 2015. Plus d'un an après, on peut observer le déroulement de cette opération politique et peut-être assister à son succès.

Au 24 février, la péripétie concerne le ralliement de François Bayrou à Emmanuel Macron. Que vaut cette alliance ?
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Depuis les régionales de 2015, nous sommes dans une situation similaire à celle de 2002. Paradoxalement, c’est la droite qui risque cette fois d’être éliminée au premier tour puisque les intentions de votes pour la candidate de l’extrême droite la place en premier avec 27% des votes.
 Parmi les candidats non FN, celui qui sera sélectionné gagnera les élections présidentielles au second tour. C’est du moins ce qui est anticipé. Un sondage IFOP du 21 février 2017 donne les intentions de votes instantanées suivantes :

 

La lutte se passe donc entre les candidats non FN pour accéder au second tour. Les candidats doivent se rapprocher le plus possible de l’électeur médian global, sans craindre un report des voix du FN sur un candidat non adjacent (comme en 1988 et 2012 ou une fraction des électeurs FN ont voté Mitterrand ou Hollande et ont contribué à la marge à la victoire du PS). Cet électeur médian est situé à droite à la hauteur de François Bayrou de telle sorte que les deux candidats les plus proches sont Macron et Fillon. Si une alliance entre Mélenchon et Hamon était réalisable le candidat de gauche aurait une chance de doubler ses adversaires puisqu'il cumule 28,5 % des votes sur la gauche. Mais tel n’est pas le cas pour l’instant. Cependant, l’hypothèse n’est pas exclue, nous aurions pour la première fois, au second tour, les deux extrêmes face à face. 

L’alliance récente du Modem avec le mouvement en marche rebat-elle les cartes?

 Les sondages créditent Bayrou de 5,5 % à 6 % des votes. Le report des votes des électeurs du Modem est donc la clé de cette élection (à l’heure actuelle). La dernière élection de 2012 a démontré qu’une fraction des électeurs de Bayrou s’était reporté sur Hollande et le reste sur Sarkozy. Nous avons vu plus haut que 29% des électeurs de Bayrou avait voté Hollande. Macron peut escompter une augmentation de 1,74% de ses votes grâce à cet apport, l’autre fraction 71% ayant voté Sarkozy se reporte sur Fillon. Si les reports observés en 2012 se répètent en 2017, 4,26% des votes iront vers Fillon. L’opération serait perdante pour Macron. Mais en 2012, il ne s’agissait pas d’une alliance, François Bayrou avait apporté son concours à Hollande sans contrepartie. Aujourd’hui, c’est différent, il s’agit d’une alliance, qui dit alliance dit négociation et donc récompenses en termes de postes ministériels et désistements réciproques pour les législatives entre les candidats de ces deux partis. Il faut attendre les reports des intentions de vote du Modem sur Macron dans le cadre de cette alliance entre partis. Macron récupère une fraction des votes de l’écologiste François de Rugy. Admettons que son score à la primaire de la gauche, 3,88%, nous donne une indication du maximum de votes que Macron peut récupérer sur sa gauche. Il escompte aussi les votes du centriste Bayrou sur sa droite. Soit au total 5,62% (1,74%+3,88% ) de votes supplémentaires. Ce qui le porterait à 24,62% de votes. Ces mini apports de votes peuvent à la marge lui permettre de franchir le premier tour en absence d’alliance entre Hamon et Mélenchon. 
Fillon est dans une position délicate. Il ne peut pas prendre des votes sur sa droite (exception faite celle de Dupont-Aignan (2%)) et sur sa gauche il ne peut compter que sur celle des défections des électeurs du Modem 4,26% soit un maximum de 6,2% qui pourrait s’ajouter au 20% actuel soit un score attendu de 26,2%. L'alliance ne modifiera pas fondamentalement les enjeux.  Fillon a toujours des chances d’être opposée à Marine Le Pen.

Le centre de Bayrou et la gauche dite « libérale » de Macron n’ont de libéral que les mots. Le libéralisme n'est guère compatible avec la social démocratie européenne qui l'axe de ces centristes. Ils partagent avec tous les autres candidats un étatisme congénital et un appétit de pouvoir qui, dans le régime politique et le système électoral hérité de la Vème république, font d’eux des hommes politiques profondément nuisibles. 

Ce fractionnement en 5 camps antinomiques, d’égale force électorale, concrétise une absence de consensus dans la population française et une instabilité politique majeure à venir. En effet, chaque camp est une minorité avoisinant 20% d’électeurs. Aucune de ces factions politiques ne peut appliquer un programme politique sans mécontenter voire révolter 80 % des autres électeurs.   
Tout le monde a conscience de ce fait, or comble de l'ironie, le seul candidat à proposer une constituante avec tirage au sort des participants pour changer de régime politique en élaborant une nouvelle constitution pour une nouvelle République éliminant tous les défauts des IIIème, IVème et Vème Républiques est le parti de la France insoumise dont le leader est un adepte d’Hugo Chavez et Fidel Castro. 

C’est cette déstructuration continue du cerveau de nos contemporains qui fait vraiment le sel de la vie et qui vous donne envie de vivre plus longtemps pour assister au spectacle de la débâcle de ce pays qui viendra avec une hausse des taux d’intérêt de quelques points quel que soit le parti politique au pouvoir. Les français ne pourront pas dire qu'ils n'ont pas été prévenus.










[1]
Et non pas un scrutin majoritaire à
deux tours, déguisé en proportionnelle, avec une prime en termes de sièges au
vainqueur comme aux élections municipales ou régionales..



































 
   
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