Réformer le droit du travail



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La réforme du droit du travail nécessite une bonne compréhension de ce qu'il est avant de se lancer dans une telle aventure.

Le droit du travail n'est pas du droit mais de la législation. Son but est de préserver le pouvoir des syndicats.  Toute entente ou cartel de travailleurs ou de chefs d'entreprises se heurte à deux obstacles pour perdurer dans le temps : 1) la compétition des travailleurs étrangers prêts offrir temps et compétence à un prix plus faible que les autochtones , 2) le non-respect des quotas de travail par les membres du cartel pour restreindre l'offre et bénéficier d'un prix du travail supérieur à celui qui aurait été observé en absence de cartel. Les moyens utilisés par les syndicats, qui parlent au nom de l'entente des travailleurs, pour lutter contre la compétition des travailleurs étrangers et/ou non syndiqués et contre les travailleurs qui trichent avec les accords du cartel consiste à user de la violence ou de sa menace. Mais cet usage privé de la violence se heurte au monopole de l’État sur l'usage de la force. Ce dernier ne peut tolérer un pouvoir violent s'opposant à son monopole. Les hommes d’État sont alors amenés à composer avec les syndicats pour minimiser l'usage de cette violence inhérente aux ententes de travailleurs. Le plus simple pour réaliser cet objectif est de mettre la police de l'entente  dans les mains de l’État. Le droit du travail est l'expression de cette police de l'entente pour lutter contre ces deux forces qui tendent à faire éclater l'entente entre les travailleurs salariés.

Détricoter  ou réformer le droit du travail veut dire deux choses: casser le cartel des syndicats en renonçant à assurer la police de l'entente. Ce qui reviendra à accroître la compétition des travailleurs étrangers (travailleurs détachés et immigration) à inciter les travailleurs et entrepreneurs nationaux à ne pas respecter les quotas de travail imposés par le cartel (salaire minimum-83% du salaire médian-, durée maximale d'heures de travail-35 heures ou 32 heures- et restrictions à l'embauche- diplômes par exemple-). C'est ce tour de force que doit réaliser un pouvoir politique qui veut libérer le marché du travail de l'emprise des syndicats. Les syndicats l'ont bien compris. La question qui se pose alors est quelle est la tactique que vont prendre les conseillers du PDG de l’État Français  pour réussir ce tour de force sachant que les dirigeants syndicaux ne vont pas se laisser faire?

  Les décideurs politiques et conseillers du Prince devraient s'informer sur les leçons de la micro-politique pour libéraliser ce marché et ne pas rééditer à grande échelle l'expérience du CPE de 2006.



par Madsen Pirie Adam Smith Institute























Le financement des syndicats: le rapport Perruchot  

  Cinq questions sur les syndicats
par J. Garello, B.Lemennicier et H.Lepage (1990) Paris PUF.



 






















   
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