Réformer le droit du travail




La réforme du droit du travail doit commencer par une bonne compréhension de ce qu'il est avant de se lancer dans une telle aventure. Le droit du travail n'est pas du droit mais de la législation dont le but est de préserver le pouvoir des syndicats en demandant à l’État de faire la police de l'entente du cartel des salariés à leurs places. La libre négociation de l'entrée et de la sortie du contrat de travail  comme celle du prix du travail a disparu depuis longtemps. Toute entente de travailleurs ou de chefs d'entreprises se heurte à deux obstacles pour perdurer dans le temps : 1) la compétition des travailleurs étrangers prêts offrir temps et compétence à un prix plus faible que les autochtones , 2) le non-respect des quotas de travail par les membres du cartel pour restreindre l'offre et bénéficier d'un prix du travail supérieur à celui qui aurait été observé en absence de cartel. Les moyens utilisés par les travailleurs pour imposer l'entente ont toujours été liés à l'usage de la violence ou de sa menace. Mais cet usage privé de la violence se heurte au monopole de l’État sur l'usage de la force. Ce dernier ne peut tolérer un pouvoir violent s'opposant à son monopole. Les hommes d’État sont amenés à composer avec les syndicats pour minimiser l'usage de cette violence inhérente aux ententes de travailleurs, le plus simple pour réaliser cet objectif est de mettre la police de l'entente sous la coupe du monopole de la force qui est dans les mains de l’État. Le droit du travail est l'expression de cette police de l'entente pour minimiser les conflits violents liés à propos de la négociation des contrats de travail. Détricoter  ou réforme le droit du travail veut dire deux choses:  accroître la compétition des travailleurs étrangers sans faire monter les votes des partis nationalistes et protectionnistes et inciter les travailleurs nationaux à ne pas respecter les quotas de travail imposés par le cartel sans créer des réactions violentes suite à la perte des rentes offertes par les syndicats des travailleurs à leurs membres. C'est ce tour de force que doit réaliser un pouvoir politique qui veut libérer le marché du travail de l'emprise des syndicats sur la négociation du prix du travail et sur le contrôle du temps de travail par des quotas. Il est alors prudent pour les hommes d’État de suivre les leçons de la micropolitique pour libéraliser ce marché et ne pas rééditer à grande échelle l'expérience du CPE.
Pouvoir de nuisance des syndicats  et droit du travail











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