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Bienvenue sur le site de Bertrand Lemennicier  Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'homme, ces droits sont : la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l'oppression (Article 2 de la déclaration des Droits de l'Homme et du citoyen du 26 août 1789)  "Quand même tu aurais à vivre trois mille ans, et trois fois dix mille ans, dis-toi bien que l'on ne peut jamais perdre une autre existence que celle qu'on vit ici-bas, et qu'on ne peut pas davantage en vivre une autre que celle qu'on perd". Marce Aurèle, Pensées, Livre II, maxime 14  "La vertu de la rationalité signifie la reconnaissance et l'acceptation de la raison comme notre seule source de connaissance, notre seul juge des valeurs et notre seul guide d'action" Ayn Rand , La vertu d'égoisme,  J'ai le pouvoir d'exister sans destin, Entre givre et rosée, entre oubli et présence. Médieuse de Paul Eluard 1939 

 
Les utopies anti-étatique du XXIème siècle

  Réflexions sur  les utopies anti-étatique du XXIème siècle :

 par Bertrand Lemennicier
Juillet /Août 2018
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Les différences entre un État (ou une municipalité traditionnelle) et une ville privée résident dans la législation. Les copropriétés sont volontaires, les États et leurs municipalités ne le sont pas. Pour un libéral cela suffit à faire pencher la balance en faveur des villes privées même si les conséquences ne sont pas nécessairement toutes désirables. Les procédures de vote par exemple sont très différentes (seuls les propriétaires votent et les plus riches ont plus de votes). Une autre différence très sensible est le caractère drastique des règlements de copropriété comparés à ceux d'une municipalité où la pâture commune règne et la tolérance au laxisme des règlements réside dans la dépendance des édiles municipaux (ou des représentants à la chambre des députés) à l'égard des factions politiques et des clientèles électorales qui les soutiennent.

Herbert Spencer en1850 [Herbert Spencer (1850), The Right to Ignore the State, Okitoks Press (2017), édité en langue française par Alain Laurent et Pierre Lemieux aux Belles Lettres, 1993, p.15], écrit :

« Si chaque homme a la liberté de faire tout ce qu’il veut, pourvu qu’il n’enfreigne pas la liberté égale de quelqu’un d’autre, alors il est libre de rompre tout rapport avec l’État ».

Spencer ne rejette pas à proprement parlé l’État mais le principe des décisions collectives à la majorité et non pas à l’unanimité. Si l’assassinat, l’asservissement, le vol sont une violation de la loi morale la plus élémentaire, que ces crimes soient commandités par un individu (respectivement par une majorité d’individus) à l’égard d’un autre individu ou d’une majorité d'individus (respectivement à l’égard d’un individu ou d’une minorité d’individus) et exécutés par un petit nombre d’individus, complices de ces violations de la loi morale, ces actes restent des crimes.

 « L’existence même de majorités et de minorités est l’indice d’un état immoral. […] à moins que le droit d’ignorer ne soit reconnu, ses actes [de l’État] doivent être essentiellement criminels »


Spencer, en militant pour ce droit, le fait au nom d’une objection de conscience [ dont on devine qu’elle ne sera pas facile à obtenir, ni à exercer si l’on se fie à l’exemple du statut d’objecteur de conscience à la conscription militaire ou civile (ou à l’IVG qui mène directement en prison). L’obtention de ce statut a pour contrepartie d’accepter une alternative dont le coût d'opportunité est suffisamment élevé pour vous faire renoncer à vous affranchir de l’État. Cet acte d’asservissement de la population démontre la véritable nature criminelle de l’État et donne raison à Herbert Spencer. Cependant,  on peut vivre aujourd’hui en ignorant l'appareil d’État dans les services régaliens qu'il offre du moment que l'on accepte de payer l'impôt.

Mais les utopies qui nous intéressent le plus sont celles des nouvelles frontières qui demeurent toujours sous un régime de comunaux : l'espace, la mer et Internet. En particulier nous discuterons du Seasteading project d'îles flottantes de   Joe Quirk et Patri Friedman (le petit fils de Milton Friedman et dont le père David Friedman est venu donné des conférences comme professeur invité à l'Université de Paris II en 2003).


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La Paris School of Economics (PSE) et la main mise de l'ENS sur la science économique

 Par Bertrand Lemennicier /octobre 2017

L'orgueil blessé des "ingénieurs économistes" français issus des Grandes écoles (Polytechnique, Mines , ponts, Normale sup, ENSAE), appartenant à des centres de recherches publics indépendants des universités a conduit à la création de la pompeuse "Paris School of Economics" en référence à la London School of Economics" dans le but d'apparaître en bonne position dans les classements internationaux des départements d'économie (en 7 ème positions selon REpec.). Les partenaires fondateurs sont les Ponts et Chaussées, EHESS, CNRS, INRA , ENS Ulm et in extremis l'université de Paris 1, grâce à notre collègue Hénin ex directeur du CEPREMAP.

Le premier directeur, et principal artisan de l'opération avec Daniel Cohen, a été Thomas Piketty (Normale Sup -Ulm) dont les affinités politiques marquées à gauche sont de notoriété publique ce qui a entaché la crédibilité scientifique de l’opération. Moins marqué politiquement François Bourguignon et son successeur Pierre-Yves Geoffard sont normaliens. Ce regroupement illustre une fois de plus le "mal français": une oligarchie intellectuelle qui se prétend de haut niveau, ambitieuse par formation, positiviste en sciences humaines par tradition et socialiste en politique par constructivisme a réussi à convaincre le pouvoir (de droite) de financer cette institution créée en décembre 2006. 11 ans après et ce depuis février 2017, elle est installée dans les nouveaux locaux du Campus Jourdan


 

 

 



 

 

 


       
 
Le service civil obligatoire

 

Un  culte à un faux Dieu :  la Nation.

Par Bertrand Lemennicier, 28/05/2018


 
Le service civil obligatoire

 
Service militaire, service civil obligatoire ou camps de rééducation à la mode du Vietnam ou des pays ex-communistes, service du travail obligatoire (S.T.O) de triste mémoire comme moyens de préserver l'Unité de la Nation?
Le service militaire a été suspendu (et non pas aboli) le 27 octobre 1997, il y a déjà 20 ans. Cette décision prise par le Président Jacques Chirac, constitutionnellement Chef des armées, entérine le passage d’une armée de conscrits à celle d’une armée de professionnels. Si le service militaire  a été suspendu, cela ne veut pas dire que la journée d’appel a disparu. Les hommes d'État ont toujours ressenti la nécessité de recenser les classes d’âges de 18 à 25 ans, comme peut le faire le propriétaire d'un troupeau d'animaux, au cas  où il faudrait les mobiliser en masse pour sacrifier leur vie. Si vous voulez échapper à cette conscription d’une durée de 24h, vous ne pourrez pas passer votre baccalauréat ni les concours de la fonction publique, pour être sûr que vous assistiez à cette journée, les hommes d’État vous interdirons le droit d’avoir un permis de conduire un véhicule.Voilà que les représentants du pouvoir politique pensent à rétablir un service obligatoire dit « civil » universel ( sous entendu hommes et femmes) pour faire face à la montée de l’hétérogénéité culturelle et religieuse de la population dont une des conséquences est l’éclatement du sentiment national ciment de l'unité de la République. Cette volonté d’opprimer une classe d’âge (de 11 ans à 25 ans ?) dans le but de créer entre leurs membres un sentiment de solidarité lié à la nation révèle trois choses :1) l’échec du système éducatif avec la scolarité obligatoire jusqu’à 16 ans, (voir 18 ans) dont le but principal est justement de former et d’homogénéiser les croyances (s’il s’agit d’apprendre à lire, parler et compter, il n’y a nul besoin d’avoir un système public d’éducation dite nationale); 2) que le service civil obligatoire d’une durée de 3 à 6 mois voire plus- (pourquoi pas 1 ou 2 ans comme le fut le service militaire) permettrait de corriger l’échec de la scolarité obligatoire dans sa mission de former de bons républicains ; 3) qu’ils ont peur de voir leur vision du vivre ensemble à la mode républicaine éclater ouvrant la porte à l'émiettement du sentiment national et à la sécession  territoriale et donc à la perte définitive de leur pouvoir déplacé à un autre niveau. En cela les hommes politiques suivent leur pente naturelle : quand une réglementation (la scolarité obligatoire dans un système éducatif unifié) introduit des effets pervers, au lieu de supprimer la réglementation fautive, ils préfèrent réglementer à nouveau pour palier aux conséquences perverses de la première réglementation. Cela peut apparaître comme une péripétie de peu d’importance, mais ce rétablissement du travail forcé n’est pas anodin. Il s’agit de voler, pendant 1 an, la vie d’une génération de 800 000 individus pour une idée ou idéologie, un concept, une abstraction  que l’on appelle la nation ou la France et qui ne prend corps dans la réalité sociale que parce que la population agit en croyant à ces concepts. La  nation, la France sont typiquement des non existants. Personne ne rencontre la « nation » ou la « France », mais en revanche, on rencontre ceux qui prétendent parler au nom de la nation ou de la France. Mais ces derniers n’ont aucune crédibilité ni morale ni scientifique   pour   sacrifier nos vies à quelque chose qui n’a pas de contrepartie dans la réalité autre que celle de l’obéissance civile du plus grand nombre à quelques uns. Ces derniers ne sont pas habilités à nous imposer par la force ou sa menace une idéologie du "vivre ensemble" à la mode "Républicaine" sans une argumentation étayée. Que valent les concepts d'Unité de la Nation, ou celui de la France ? C'est ce dont nous allons discuter dans le texte qui suivent.
Qu'est-ce qu'une Nation ?
par Bertrand Lemennicier, 18/02/2018







       
       
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